Solidarity with the Greek people ! I, too, am Greek ! ////////////////// LANGUES/LANGUAGES : <> Ελληνικά / Grec / Greek <> FRANCAIS / γαλλικά / French <> ENGLISH / Αγγλικά / Anglais <> NEDERLANDS / ολλανδικά / Néerlandais / Dutch <> PORTUGUÊS / Πορτογαλικά / Portugais / Portuguese <> ESPAÑOL / Ισπανικά / Espagnol / Spanish <>ITALIANO / Iταλικά / Italien /Italian /<> DEUTSCH / γερμανικά / allemand / german <>
samedi 4 juillet 2015
Grèce : "Il n'y a pas d'amour, seulement des preuves d'amour".
Crowfunding pour la Grèce : à quelques heures du référendum, plus que jamais, "il n'y a pas d'amour, seulement des preuves d'amour".
Une preuve d'amour et de solidarité pour la Grèce ? Si vous voulez en donner une, symbolique mais concrète, vous aussi, faites exploser le site de dons pour la Grèce qui recueille un succès imprévu ces jours-ci.
C'est ici (pages en langues française aussi) :
https://www.indiegogo.com/greek-bailout-fund.html
Pour savoir quoi penser de cette initiative symbolique, voici un article du journal français Politis :
http://www.politis.fr/Crowdfunding-pour-la-Grece-faut-il,31802.html
Post-scriptum : Je n'ai évidemment pas à dire ce qu'ils doivent faire aux citoyens grecs, mais si je l'étais je voterais non (oxi) demain, afin d'exprimer un mandat clair au gouvernement hellénique, et je préparerais un défaut de paiement sur la dette inique et illégitime, avec l'introduction en Grèce d'une deuxième monnaie non spéculative pour dynamiser le marché intérieur tout en conservant l'euro et coexistant avec lui : la drachme.
dimanche 14 juin 2015
Tsipras : Si l’Europe souhaite la poursuite de la soumission, nous dirons un grand « non » - Τσίπρας: Αν η Ευρώπη επιθυμεί τη συνέχεια της υποτέλειας, θα πούμε το μεγάλο 'όχι'
|
|
vendredi 24 février 2012
FRANCE INFO - Le succès inattendu d'un appel né en France : "Moi aussi, je suis grec..."
jeudi 23 février 2012
Eleftherotypia en autogestion.
Grèce : un journal contrôlé et édité par ses propres salariés
par Moissis Litsis, le 18 février 2012
Nous publions, sous forme de tribune, la « Tribune libre » de Moissis Litsis, dirigeant du mouvement gréviste des 800 travailleurs et travailleuses du grand quotidien grec Eleftherotypia (Liberté de la presse). Cet article a été publié le 15 février, dans sa version française, sur le site Europe solidaire sans frontières (ESSF), qui nous a autorisé à la reproduire.
Ça y est ! C’est fait ! Les travailleurs d’Eleftherotypia, un des plus grands et plus prestigieux quotidiens grecs, vont de l’avant dans la grande entreprise de l’édition de leur propre journal, « Les Travailleurs à Eleftherotypia » !
Depuis le mercredi 15 février, les kiosques dans tout le pays affichent à côté des journaux habituels un journal de plus, écrit par ses propres salariés. Un journal qui ne cherche pas seulement à mettre en évidence la lutte des travailleurs de Eleftherotypia, mais qui veut aussi être un journal d’information complète, spécialement en cette période si critique pour la Grèce.
Les 800 travailleurs et travailleuses à l’entreprise X. K. Tegopoulos, qui édite le journal Eleftherotypia, des journalistes aux techniciens, des nettoyeuses aux employés et aux concierges, sont en grève reconductible depuis le 22 décembre 2011 puisque le patron ne leur verse plus leurs salaires depuis août passé !
Les travailleurs de Eleftherotypia, voyant que le patron demande l’application de l’article 99 du code des mises en faillite, en vue de se protéger de ses créanciers, en réalité ses salariés auxquels il doit un total d’environ 7 millions d’euros en salaires impayés (!), ont décidé parallèlement aux mobilisations et aux actions en justice de faire paraître leur propre journal. Un journal distribué par les agences de la presse dans tout le pays, pour le prix de 1 euro (contre le 1,30 euro qui est le prix habituel des autres journaux), avec comme objectif de soutenir la caisse de grève.
Étant impayés depuis sept mois, les travailleurs et travailleuses de Eleftherotypia sont soutenus par un mouvement de solidarité de diverses collectivités ou même de citoyens isolés qui font des dons en argent ou en nature (nourriture, couvertures, etc). Avec l’édition de leur propre journal et l’argent de sa vente, ils pourront soutenir financièrement leur grève sans qu’il y ait la moindre médiation de personne : en somme, ils avancent dans une sorte d’autogestion.
Le journal a été confectionné dans un atelier ami, dans une ambiance qui rappelait l’édition d’un journal clandestin, puisque la direction, dès qu’elle a appris que les journalistes vont de l’avant dans leur entreprise d’édition, a coupé d’abord le chauffage, ensuite le système employé par les rédacteurs pour écrire leurs articles et enfin, elle a fermé l’atelier lui-même, bien que pour l’instant l’accès aux bureaux du journal reste libre. Eleftherotypia des Travailleurs a été imprimée dans une imprimerie étrangère à l’entreprise avec l’appui des syndicats des salariés de la presse, parce que les travailleurs de sa propre imprimerie hésitaient à occuper leur lieu de travail.
La direction qui a peur de l’impact de l’édition autogestionnaire du journal, menace de recourir à des actions en justice, elle intimide en menaçant de licencier les membres du comité de rédaction qui ont été élus tout a fait démocratiquement par l’assemblée générale des grévistes. Cependant, le public grec, et pas seulement les lecteurs de Eleftherotypia, attendait avec grand intérêt sa parution – on a été submergé par les messages encourageant les journalistes à éditer seuls le journal – puisque la dictature des marchés est couplée avec la dictature des médias qui rendent opaque la réalité grecque. S’il n’y avait pas le climat consensuel cultivé par la plupart des médias en 2010, avec l’argument qu’il n’y avait pas d’alternative quand le gouvernement Papandreou signait le premier mémorandum dont l’échec patent est reconnu maintenant par tout le monde, on aurait peut être vu le peuple grec se révolter plus tôt pour renverser une politique catastrophique pour toute l’Europe.
Le cas d’Eleftherotypia n’est pas unique. Des dizaines d’entreprises du secteur privé ont cessé depuis longtemps de payer leurs salariés, et leurs actionnaires les ont virtuellement abandonnées en attendant des jours meilleurs… Dans la presse, la situation est même pire. À cause de la crise, les banques ne prêtent plus aux entreprises tandis que les patrons ne veulent pas payer de leur poche, préférant avoir recours à l’article 99 –il y au moins 100 sociétés cotées en bourse qui l’ont déjà fait- afin de gagner du temps en vue de l’éventuelle faillite grecque et de sa probable sortie de la zone euro.
Elefthrotypia a été créée en 1975 comme un « journal de ses rédacteurs » dans la période de radicalisation qui a suivi la chute de la dictature en 1974. Aujourd’hui, dans une époque marquée par la nouvelle « dictature des créanciers » internationaux, les travailleurs et les travailleuses d’Eleftherotypia ont l’ambition de devenir l’exemple lumineux d’une information totalement différente, en résistant à la « terreur » tant du patronat que des barons des médias, qui ne voudraient absolument pas voir les travailleurs prendre en main le sort de l’information.
Moissis Litsis
Moisis Litsis est rédacteur économique, membre du comité de rédaction d’ « Eleftherotypia des Travailleurs », membre suppléant du conseil d’administration du Syndicat grec des journalistes (ESHEA).
Article paru dans "La Vie".

Article paru aujourd'hui dans l'hebdomadaire parisien La Vie, n° 3469, en vente du 23 au 29 février 2012.
www.lavie.fr/hebdo/2012/3469/
samedi 18 février 2012
Pitié pour les Grecs - Merci Pologne / Thank you poland (2)
Pitié pour les Grecs
Face au discours dominant – les Grecs ont bien mérité ce qui leur arrive – un éditorialiste polonais appelle à changer de regard et à faire preuve d'un minimum de solidarité européenne.
14.02.2012 | Marek Beylin | Gazeta Wyborcza
© Droits réservés
Pourquoi ces chutes de neige record à Rome ? "Pour moi, c'est de la faute des Grecs." Dessin de Danziger, Etats-Unis.
Aujourd'hui, presque plus personne ne compatit avec les Grecs. Au contraire, plus ils protestent contre les coupes budgétaires et plus ils descendent dans la rue, plus c'est la preuve pour l'Europe de leur obstination dans le péché. Cette colère à leur endroit est doublée d'une fausse croyance qui veut que s'il n'y avait pas eu de crise grecque, la paix et l'ordre auraient régné en Europe. A l'occasion, des vieilles rancœurs jamais éteintes revivent, d'un Nord plus riche face à un Sud moins développé. En Pologne, cette manière d'envoyer les Grecs au diable a encore une autre raison : nous pouvons ainsi nous sentir proches des sociétés riches du Nord et avoir l'impression de jouer dans la même ligue qu'eux.
Antipathie, mépris, diktat
C'est comme ça qu'on crée en Europe une société de parias. Une société de gens mauvais, indignes qu'on leur apporte de l'aide et incapables de se gouverner. Ce ne sont plus des humains, des citoyens, mais une populace européenne, avec laquelle on devrait user de moyens exceptionnels pour la rendre docile. Cette attitude envers les Grecs constitue un test de laboratoire intéressant sur la solidarité européenne, voire de la solidarité humaine tout court. Antipathie, mépris, volonté de soumettre à un diktat : voilà le fuel avec lequel se chauffe la politique en Europe. Le message qui en émerge : pas de pitié pour les vaincus.
Selon l'opinion généralement répandue, les grèves et les protestations en Grèce sont absurdes. Mais n'importe quelle société européenne serait probablement descendue dans la rue si on lui appliquait ce genre de coupes budgétaires, si ses conditions de vie s'étaient autant dégradées et si on les accompagnait d'annonces sinistres selon lesquelles l'avenir ne pourra être que pire. Si vous déstabilisez le présent des gens, si vous leur amputez l'avenir, ils vont se rebeller indépendamment du degré de leur culpabilité pour la situation dans laquelle ils se trouvent. C'est pourquoi ce qui arrive à la Grèce ne fournit pas forcément de preuve de leur culpabilité. En revanche, cela fournit certainement la preuve que les solutions économiques appliquées à ce pays n'ont plus rien à voir avec le bon sens politique.
C'est d'autant plus important que ce qui fait l'actualité en Grèce pourrait se produire demain en Pologne ou dans d'autres pays européens si la crise nous prenait en tenaille. Au lieu de combattre si vaillamment les Grecs, nous ferions mieux de remettre en question les mesures appliquées à la Grèce.
L'Europe sans avenir ? Merci Pologne / Thank you poland (1)
Les nations sauveront l’Europe
En refusant de bâtir une Europe fédérale autour de la monnaie unique, les politiques ont laissé le pouvoir à l’économie. Pour le reprendre et le partager avec les citoyens, ils doivent aujourd’hui construire une fédération de nations, argumente un historien polonais.
L'Europe unie est un OPNI (Objet politique non identifié), disait Jacques Delors, l’un des initiateurs de la monnaie unique européenne, dans les années 1990. Il décrivait ainsi une Europe embourbée dans l'incertitude quant aux voies à suivre pour son intégration : soit par l'unification des marchés, soit par la construction d'une union politique en vue d'une future fédération. La situation actuelle découle de ce questionnement et du choix fait par l'Union.
L'Europe a misé sur le marché, considérant cette forme d'intégration comme satisfaisante. On s'est laissé emporter par l'illusion que le marché communautaire ferait ce dont les hommes politiques européens n'étaient pas prêts : créer une union politique par les liens économiques.
On s'était bien gardé de créer des institutions politiques fortes. Alors, sans surprise, la crise venue, l'Union s'est révélée très vulnérable politiquement. Quant aux marchés censés favoriser son intégration, ils la piétinent aujourd'hui.
Les marchés à la place de la politique
La faiblesse de l'UE – privilégier le marché sur la politique – la rend non seulement impuissante face à la crise, mais l'empêche surtout de penser l'avenir. La politique n'est elle pas une manière de maîtriser l'avenir ?
Aujourd'hui, il n'existe aucune vision porteuse d’avenir pour l'Europe. La crise n'y est pour rien. La capacité à esquiver la question de sa transformation a toujours été le point fort de l'UE.
A quoi bon toucher quelque chose qui ne fonctionnait pas si mal, surtout quand la croissance économique assurait la stabilité de l'Europe ? On avait l'impression que le temps s'était arrêté et qu'on le maîtrisait. Pourquoi concevoir l'avenir, puisqu'il n'était qu'une simple extension du présent ?
Et pourtant, celui qui croit dominer le cours des événements en est parfois le premier à en devenir la victime. C'est une leçon d'histoire bien connue, mais toujours mal assimilée par les dirigeants européens, si l’on en croit la manière dont l'Union lutte contre la crise, en construisant petit à petit le scénario d'une catastrophe politique.
L'Union ne réagit, mollement de surcroît, qu'aux problèmes immédiats, en se gardant bien de faire un pas en avant, ne serait-ce que pour montrer que les principaux dirigeants européens continuent à penser l'Union comme une seule entité. C'est à la tendance contraire que l'on assiste aujourd'hui, celle d'un émiettement de l'Union entre le club des pays les plus forts et celui des plus faibles, entre le centre et la périphérie.
Bien évidement, les hommes politiques européens ne souhaitent pas un tel effondrement. Ils savent trop bien qu'il provoquerait une catastrophe de civilisation. Mais ils ne parviennent pas à se défaire de la forme habituelle d'action, qu'ils considèrent pourtant comme révolue.
Bien sûr, ils disent vouloir calmer les marchés, mais de telle sorte que les mécanismes demeurent inchangés et qu'après la crise, les marchés prennent à nouveau la place de la politique et de l'intégration politique.
Le grand problème dans nos sociétés européennes est que les dirigeants politiques gouvernent de moins en moins, laissant un grand vide à la place de l'exercice du pouvoir à l'ancienne.
La solution : confier le pouvoir à l'UE
Nous vivons dans une démocratie dispersée et individualisée, les dirigeants peinent à déchiffrer les aspirations citoyennes, toutes aussi chaotiques et dispersées. Il devient donc difficile de déterminer clairement les objectifs d'une communauté citoyenne.
Pendant que s'accroît le sentiment d'éloignement entre les dirigeants et les citoyens, le pouvoir et la politique en général échappent aux responsables politiques, sans toutefois arriver entre les mains de citoyens.
L'Union est une expression flagrante de ces tendances. Elle a non seulement perdu ses anciennes visées, en devenant une terre sans avenir, mais, pire encore, elle est devenue pour bon nombre de citoyens une terre des promesses trahies.
Avec le chômage qui s'accroît dramatiquement, surtout chez les jeunes, l'Union européenne n'est plus la garante d'une vie décente et stable. L'Etat-providence européen, l’un des piliers traditionnels de la démocratie, subit un démantèlement progressif, ou parfois immédiat.
Les inégalités croissantes attisent la colère. La peur de la pauvreté et de la dégradation sociale s'étend même aux sociétés relativement épargnées par la crise.
Aujourd'hui, on manque totalement d'idées sur la façon de s'en sortir indemne. Dans une telle situation, la meilleure démarche est de revenir aux sources, celles de l'Union en l’occurrence.
L'Europe unie était dès le départ le projet politique de l'unification du continent. Un projet pour construire une fédération de nations. Elle a été créée par les nations et par un projet d'avenir, dit le philosophe Marcel Gauchet.
Ce qu'il nous reste à faire, c'est de construire une fédération des nations. Une bonne partie du pouvoir serait confiée à l'UE, sous contrôle des nations. Ce renversement de la relation avec l'Union, qui aujourd'hui échappe à tout contrôle des peuples, est cruciale. L'Europe unie s'est construite par la volonté des peuples, dont elle s'est pourtant détournée. Elle ne survivra que si elle les retrouve.
L'enjeu actuel est non seulement de sauver la croissance économique, mais aussi, ou plutôt surtout, de sauver la démocratie de l'Union. Les citoyens européens sont les seuls à pouvoir le faire, et ils le feront s'ils sont convaincus que cela en vaut la peine. Si on leur propose un avenir et une politique juste.
Traduction : Lucyna Haaso-Bastin
mardi 14 février 2012
Campagne de solidarité pour soutenir le peuple de la Grèce / Solidarity campaign to support the people of Greece THE GUARDIAN
Le guardian vient de publier cet article de solidarité envers le peuple grec.
Le Guardian suit les évènements en Grèce depuis la première heure (voir également cet article).
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/feb/14/europe-betraying-greece
Il est une des sources d’information de confiance qui témoigne depuis longtemps sur les inquiétudes de l’avenir grec.
Comme à son habitude (voir « Par solidarité, je suis Grec aussi » ), OkeaNews répond à cet appel.
Solidarité envers un peuple humilié, par les mesures, par l’Europe et par son propre gouvernement. OkeaNews est né de la découverte de ces injustices. OkeaNews est né de ces discussions avec nombre de ces grecs qui se sont sentis humiliés. Nous ne pouvons rester silencieux devant le crime qui se présente à nous. Nous ne pouvons rester immobiles face à la mise en place de mesures qui réduisent la liberté de vivre ! Nous ne pouvons nous taire face à ce qui semble être l’avenir de la Grèce, mais aussi celui des autres pays, Portugal en tête, « sous l’autel de la dette et des banques ».
Extrait de l’appel de Mikis Theodorakis du 26 mai 2011 :
« Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.»
Nous avons le pouvoir de dire « non », comme l’ont fait tous les grecs lors du jour du « Non », comme le font une majorité de grecs depuis des mois, en subissant une répression -forte- de la police anti émeute grecque. En utilisant parfois leurs derniers euros du mois pour pouvoir participer aux manifestations.
Extrait du Guardian :
« Mikis Theodorakis, célèbre compositeur grec de la danse de Zorba, et Glezos Manolis, combattant de la résistance contre le vétéran de l’occupation nazie, ont lancé un appel pour un front européen pour défendre le peuple de la Grèce et faire face aux cures d’austérité. Nous [The Guardian] avons décidé de soutenir cet appel et de travailler avec les syndicats et les partis à travers l’Europe afin d’établir une campagne européenne de solidarité pour défendre le peuple de la Grèce. Nous allons organiser la solidarité et élever un soutien pratique pour les gens de la Grèce; ils ne peuvent pas être obligés de payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables. »
Len McCluskey General secretary, Unite
Mark Serwotka General secretary, PCS
Bob Crow General secretary, RMT
Billy Hayes General secretary, CWU
Michelle Stanistreet General secretary, NUJ
Manuel Cortes General secretary, TSSA
Matt Wrack General secretary, FBU
Christine Blower General secretary, NUT
Jeremy Corbyn MP
Caroline Lucas MP
John McDonnell MP
Andrew Burgin Secretary, Coalition of Resistance
Romayne Phoenix Chair, Coalition of Resistance
Imran Khan Co-chair, People’s Charter
John Hendy Co-chair, People’s Charter
Frank Cooper President, National Pensioners Convention
Tariq Ali
Owen Jones
Lee Jasper Black Activists Rising Against Cuts
Paul Mackney Vice-chair, Coalition of Resistance
James Meadway Senior economist, New Economics Foundation
Kate Hudson
Lindsey German
Rachel Newton Convenor, People’s Charter
Sean Rilla Razka President-elect, ULU
Pete Murry Green party trade union group
Peter Allen Convenor, Green Left
Patrick Sikorski RMT
Chris Bambery
Clare Solomon Co-editor Springtime: The New Student Rebellions
Cherry Sewell Coalition of Resistance
Cat Boyd Chair, Coalition of Resistance Glasgow
Partagez autour de vous, discutez des évènements réels (une population muselée qui n’a pas le droit de manifester pacifiquement (voir les témoignages, dans l’article de ce soir)).
Nous ne pouvons rester muets face à l’avenir qui se prépare pour les grecs. Car ils sont ce que nous deviendrons. Ils luttent et appellent à l’aide. La population européenne doit répondre à cet appel !
Solidarité avec le peuple grec !
Vous pouvez signer la pétition à l’initiative de l’Humanité ici.
Solidarity campaign to support the people of Greece
The people of Greece face an unprecedented economic and political crisis (Violence grips Athens, 13 February). They are being driven to poverty and mass unemployment by the demands of the so-called Troika. Hospitals in Greece are running out of medicines, nearly half of all young people are unemployed, workers in some sectors have not been paid for months, the living conditions of pensioners are being severely attacked, and many people are forced to resort to soup kitchens or scavenge from rubbish dumps.
Now the Troika demands a cut of 23% to the minimum wage, the sacking of tens of thousands of public sector workers and further cuts to pensions which have already lost nearly 50% of their value. International capital is asset stripping an entire country and ripping apart its social fabric. Greece is at the cutting edge of the austerity measures that are being introduced across Europe. All the evidence shows that while these measures may protect the interests of the rich, they just make matters worse for the majority of the population. What happens in Greece today we will see in Portugal tomorrow and in Ireland the day after. In Britain, the coalition government is pursuing similar measures which will see workers' earnings reduced, see them working longer for a smaller pension, and the NHS dismantled, along with other public services.
Mikis Theodorakis, famous Greek composer of Zorba's Dance, and Manolis Glezos, veteran resistance fighter against the Nazi occupation, have issued a call for a European Front to defend the people of Greece and all those facing austerity. We have decided to support this call and work with trade unions, campaigns and parties across Europe to establish a European Solidarity Campaign to defend the people of Greece. We will organise solidarity and raise practical support for the people of Greece; they cannot be made to pay for a crisis for which they are not responsible.
Tony Benn
Len McCluskey General secretary, Unite
Mark Serwotka General secretary, PCS
Bob Crow General secretary, RMT
Billy Hayes General secretary, CWU
Michelle Stanistreet General secretary, NUJ
Manuel Cortes General secretary, TSSA
Matt Wrack General secretary, FBU
Christine Blower General secretary, NUT
Jeremy Corbyn MP
Caroline Lucas MP
John McDonnell MP
Andrew Burgin Secretary, Coalition of Resistance
Romayne Phoenix Chair, Coalition of Resistance
Imran Khan Co-chair, People's Charter
John Hendy Co-chair, People's Charter
Frank Cooper President, National Pensioners Convention
Tariq Ali
Owen Jones
Lee Jasper Black Activists Rising Against Cuts
Paul Mackney Vice-chair, Coalition of Resistance
James Meadway Senior economist, New Economics Foundation
Kate Hudson
Lindsey German
Rachel Newton Convenor, People's Charter
Sean Rilla Razka President-elect, ULU
Pete Murry Green party trade union group
Peter Allen Convenor, Green Left
Patrick Sikorski RMT
Chris Bambery
Clare Solomon Co-editor Springtime: The New Student Rebellions
Cherry Sewell Coalition of Resistance
Cat Boyd Chair, Coalition of Resistance Glasgow
• Before I came to Greece in August, nearly everyone I spoke to had some kind of comment to make about the state of the Greek economy. At the time, I shrugged it off. Of course, I'll be fine – the media is exaggerating. Five months later, I've lost the certainty that, while things are hard, they'll get better soon.
Stubbornly proud of my fatherland, I refused to believe this was something we wouldn't survive. I started a blog, where I posted daily snapshots of my life in Athens in an attempt to counterbalance images such as on the NY Times "Pictures of the day", which were not usually positive. But only a cursory glance at the news now indicates this is definitely something that isn't going away. I notice that every week there is a new empty storefront in the shopping area I walk by every day. My colleagues' worries about pay cuts and their children's future are serious and increasing. The number of people homeless on the street seems to be skyrocketing. What I do know is that the average Greek doesn't deserve this. The way the "inflated public sector" is discussed, both inside Greece and abroad, seems to ignore the fact that these employees are people too, who cannot necessarily be assigned blame. Something has to give. I just hope Greece can survive.
Katherine Poseidon
Athens
dimanche 29 janvier 2012
Ellada, agapi mou ( Grèce, mon amour )
Nous en publions ici une traduction grecque.
Et pour le lire en français, nous renvoyons au site du journal Le Monde :
http://abonnes.lemonde.fr/idees/chronique/2011/11/17/ellada-agapi-mou_1604807_3232.html
ou bien chez Okeanews :
http://www.okeanews.fr/ellada-agapi-mou-grece-mon-amour/
--- On Thu, 1/26/12, DELENDAS INTERNATIONAL AGENCIES
From: DELENDAS INTERNATIONAL AGENCIES
Subject: Fw: LE MONDE με τιτλο=Ελλάδα, αγάπη μου!
To: Undisclosed-Recipient@yahoo.com
Date: Thursday, January 26, 2012, 9:48 AM
Katerina Kounani
e-mail: info@delendas.gr
AΡΘΡΟ ΤΗΣ LE MONDE του Etienne Roland ΓΙΑ ΤΗΝ ΕΛΛΑΔΑ ΠΟΥ ΑΞΙΖΕΙ ΝΑ ΔΙΑΒΑΣΤΕΙ!
Του Etienne Roland, στη γαλλική "Le Monde" -
Νιώθω βαθιά ταπεινωμένος, ως φιλέλληνας, όταν μια εφημερίδα τολμά να βάλει τίτλο πως η Ελλάδα είναι «μια χώρα ίσως λιγότερο "ευρωπαϊκή" απ' ό,τι φαίνεται» κι όταν το περιεχόμενο αυτού του άρθρου είναι κακή σύνοψη μιας ιστορίας την οποία οι συντάκτες δεν έχουν ζήσει. Νιώθω ταπεινωμένος, ως Γάλλος, που....
συμπατριώτες μου πληγώνουν με τέτοιο τρόπο την ιστορία και τροφοδοτούν τον μύθο του ψεύτη και πονηρού (poniros στο πρωτότυπο) Ελληνα.
Αν λοιπόν δεν είναι η Ελλάδα ευρωπαϊκή χώρα, ποιος αξίζει αυτόν τον τίτλο; Ο γερμανός βάρβαρος ή η ύπουλη Αλβιών, την οποία ο μεγαλύτερος ποιητής της, ο Βύρωνας, κατηγορούσε ήδη για λεηλασία της χώρας του Ομήρου; Περισσότερο ευρωπαϊκή η Αγγλία, που δεν επιθυμεί καμία ευρωπαϊκή αλληλεγγύη - και κυρίως όχι εκείνη που θα της κόστιζε χρήματα; Δεν είναι αυτή η χώρα που επανέφερε στην Ελλάδα τον στρατό και τον βασιλιά στο τέλος του Β' Παγκοσμίου Πολέμου, πυροδοτώντας έναν κατακλυσμό που η Ελλάδα έμελλε να πληρώσει πολύ ακριβά, μια χώρα που μπορεί εντούτοις να υπερηφανεύεται για την αντίσταση την πιο υποδειγματική απέναντι στον Ναζί κατακτητή. Η ιδέα της Ευρώπης δεν έχει και πολλά χρόνια ζωή, αμφιβάλλω αν μπορούμε να διανέμουμε διπλώματα ευρωπαϊκότητας. Τόσο η ιδέα όσο και το γεωγραφικό της περιεχόμενο είναι προς οικοδόμηση και όχι ένα ακέραιο δεδομένο.
Ο Βαλερί Ζισκάρ ντ' Εστέν έβαλε την Ελλάδα στην Ευρώπη διότι, λέει, από αυτή τη χώρα έρχονταν η δημοκρατία και ο πολιτισμός. Εστω, αν και μπορεί κανείς να πει πολλά για αυτή την αθηναϊκή δημοκρατία, την οπαδό της δουλείας, την ιμπεριαλιστική… Αλλά ο τόνος τοποθετείται εσφαλμένα, διότι το πρόβλημα δεν είναι να μάθουμε πού γεννήθηκε η δημοκρατία, το πρόβλημα είναι να αναγνωρίσουμε ότι ο ελληνικός ή, καλύτερα ας πούμε, ο ελληνορωμαϊκός πολιτισμός είναι το μόνο κοινό σκυρόδεμα σε μια ιστορία φτιαγμένη από αντιπαλότητες και παγκόσμιους πολέμους. Αυτός ο περίφημος ελληνικός πολιτισμός έθρεψε την Αναγέννηση, τα γράμματα και τις τέχνες, τους κλασικούς μας του 18ου αιώνα και γονιμοποίησε τις ελίτ του ίδιου αυτού αιώνα που συντάραξαν τον κόσμο.
Η θέση της Ελλάδας είναι στο κέντρο της Ευρώπης, πρόκειται άλλωστε για μία από τις πιο ζωντανές και τις πιο λαμπερές εστίες της ευρωπαϊκής κουλτούρας: με πρόσωπα αξιοσημείωτα σε όλους τους τομείς, και όχι μόνο στην ποίηση, με μια πρωτότυπη σχολή ζωγραφικής που αρχίζει από τον Θεόφιλο και οδηγεί στον Τσαρούχη μέσω του Εγγονόπουλου, με φιλόσοφους όπως ο Κορνήλιος Καστοριάδης… Δείτε ποιοι μεταφράζονται στην Ελλάδα: ο Βερνάν, ο Φουκό και ο Ντεριντά• δείτε πού διαπλάθονται οι ελίτ: στον τομέα της ιστορίας, η EHESS (Ανώτατη Σχολή Κοινωνικών Επιστημών) έχει παίξει μεγάλο ρόλο. Και θα βρείτε στην Ελλάδα μια γενιά αξιόλογων ιστορικών που συμμετέχουν στην ανανέωση του κλάδου.
Ολοι λοιπόν ψεύτες και κλέφτες τους οποίους πρέπει να υπερασπιστούμε γιατί εφηύραν κάποτε τη λέξη «δημοκρατία»; Υπάρχουν πολλά ακόμα πράγματα να βάλουμε στη ζυγαριά: η φιλοσοφία (α λα δυτικά), η ιστορία, το θέατρο… Υπάρχουν σήμερα σε αυτή τη χώρα άνδρες και γυναίκες από τους πιο καλλιεργημένους και τους πιο πολιτισμένους που γνωρίζω• δεν δέχομαι να τους βάζουν «βάρβαροι» στον πάγκο της Ευρώπης. Οσο για τους αξιοθρήνητους κομπιναδόρους, σε ποια χώρα δεν υπάρχουν, έχοντας διασπαθίσει δεκάδες δισεκατομμύρια;
Το ερώτημα δεν είναι αν η Ελλάδα είναι περισσότερο ή λιγότερο ευρωπαϊκή: τα ίδια τα θεμέλια της Ευρώπης δεν υφίστανται χωρίς τον ελληνισμό.
Να θυμίσουμε πως η Ευρώπη ήταν μια πριγκίπισσα από τη Φοινίκη που απήχθη από Κρήτες προκαλώντας μία από τις πρώτες διαμάχες μεταξύ Ανατολής και Δύσης. Η Ευρώπη έχει λοιπόν και ανατολίτικες ρίζες κι αυτός είναι ένας πολύ χρήσιμος μύθος σε αυτές τις εποχές διασταύρωσης των πληθυσμών.
Τσιμέντο της Ευρώπης δεν είναι οι τράπεζες και οι τραπεζίτες αλλά ένας πολιτισμός, και ο ελληνικός πολιτισμός είναι ένα από τα στοιχεία που μας ενώνουν• αλίμονο, υπάρχουν τόσο λίγα!
Vive la Grece! Και ας μην αφήσουμε τεχνοκράτες να γονατίσουν φίλους και αδελφούς, πόσω μάλλον να τους ταπεινώσουν και να ταπεινώσουν κι εμάς.
* Ο κ. Ετιέν Ρολάν είναι πρώην διευθυντής της Γαλλικής Σχολής Αθηνών (EFA) και επίτιμος καθηγητής Ελληνικής Αρχαιολογίας στο Πανεπιστήμιο Paris I - Πάνθεον - Σορβόνη.
Το κείμενο αυτό είναι η απάντηση του κ. Ρολάν στο πρόσφατο δισέλιδο δημοσίευμα της «Monde» με τίτλο «Ελλάδα - Ευρώπη: η μεγάλη παρεξήγηση», όπου αμφισβητούνταν η ευρωπαϊκότητα της χώρας μας.
-------------------------
(Ta Nea)
-------------------------
ELLADA, agapi mou,
par ETIENNE ROLAND, Ancien directeur de l'Ecole française d'Athènes, professeur émérite d'archéologie grecque, Paris I Panthéon-Sorbonne
je me sens profondément humilié dans mon philhellénisme quand un journal ose titrer que la Grèce est un « pays peut-être moins “européen” qu'il n'y paraît » et que le contenu de cet article est un mauvais résumé d'une histoire que les auteurs n'ont pas vécue ; je suis humilié comme Français que des compatriotes fassent si mal de l'histoire et nourrissent le mythe du Grec menteur et poniros.
(...)
Voir la suite sur (recopiez le lien dans votre barre de navigation, s'il ne marche pas spontanément) :
http://abonnes.lemonde.fr/idees/chronique/2011/11/17/ellada-agapi-mou_1604807_3232.html
ou bien chez Okeanews :
http://www.okeanews.fr/ellada-agapi-mou-grece-mon-amour/
mardi 24 janvier 2012
mercredi 4 janvier 2012
FRENCH PRESS BOOK - REVUE DE PRESSE FRANCAISE "Nous sommes tous Grecs" (Ouest-France)

Aujourd'hui 4 janvier 2012,
le quotidien français Ouest-France
a consacré cet article signé par Marc Le Duc
au mouvement d'opinion
en solidarité "Je suis grec aussi",
parti de la ville de Nantes.
Le journal Ouest-France, diffusé dans l'ouest de la France et à Paris, est le premier quotidien français en terme de diffusion, avec environ 800 000 exemplaires vendus chaque jour.
Cet article est paru en dernière page, commune à toutes les différentes éditions du journal (environ une quarantaine d'éditions locales, soit 600 pages différentes par jour, couvrant 12 départements de la Bretagne, de la Basse-Normandie et des Pays de la Loire).
Voir aussi sur le site du journal :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_--Nous-sommes-tous-Grecs-disent-des-Nantais-_3639-2028430_actu.Htm?xtor=RSS-4
Le même jour, le journal quotidien Presse-Océan, publié à Nantes, a consacré une page entière au même sujet.
Nous remercions ces deux journaux quotidiens qui sont les premiers organes de presse français à avoir rendu compte de notre mouvement, ainsi que les radios Radio Bleu Loire Océan, Hit FM, Eur(a)dioNantes, et que bien entendu la presse grecque.
