Une campagne de solidarité avec la Grèce :
Superbe document (en français) qui dresse un tableau des dramatiques
difficultés actuelles, et qui présente des alternatives en cours
:
http://www.solidarity4all.gr/sites/www.solidarity4all.gr/files/galliko.pdf
Rappel :
Une délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi »
sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai
2013.
Cette délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard,
signataire de l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra
notamment à Athènes et à
Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous
les amis grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs
analyses et demandes, envisager
ensemble des propositions alternatives à la crise de la
démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre compte
en France de la situation sur
place.
Cette délégation de Nantes (France) sera disponible pour
toute rencontre, conférence et débat-publics (de préférence
dans des cadres
institutionnels informels, associatifs ou universitaires,
mais indépendants des milieux officiels et des dirigeants
politiques et économiques responsables de
la crise grecque).
À très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...
Tous contacts jusqu'au 21 avril :
mailto:jesuisgrec@numericable.fr
Par solidarité, je suis Grec aussi.
Solidarity with the Greek people ! I, too, am Greek ! ////////////////// LANGUES/LANGUAGES : <> Ελληνικά / Grec / Greek <> FRANCAIS / γαλλικά / French <> ENGLISH / Αγγλικά / Anglais <> NEDERLANDS / ολλανδικά / Néerlandais / Dutch <> PORTUGUÊS / Πορτογαλικά / Portugais / Portuguese <> ESPAÑOL / Ισπανικά / Espagnol / Spanish <>ITALIANO / Iταλικά / Italien /Italian /<> DEUTSCH / γερμανικά / allemand / german <>
jeudi 18 avril 2013
lundi 15 avril 2013
Newsletter I am Greek / Je suis grec - Numéro 8
Λόγω
αλληλεγγύης είμαι και εγώ Ελληνας
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Εκκληση
της Νάντης /
Appel
de Nantes
Call
from Nantes
/ Llamado desde Nantes
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#
08
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Par
solidarité, je suis Grec
aussi
!
Solidarity
with the Greek people !
- I, too, am Greek !
¡
Por solidaridad, yo también soy griego !
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Nantes
17
AVR
2013
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mailto:jesuisgrec@numericable.fr
Chers
amis, nous reprenons la publication de ce bulletin pour vous annoncer
qu'une
délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi »
sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai 2013.
Cette
délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard, signataire de
l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra notamment à Athènes et à
Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous les amis
grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs analyses et
demandes, envisager ensemble des propositions alternatives à la
crise de la démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre
compte en France de la situation sur place.
Cette
délégation de Nantes (France) sera disponible pour toute rencontre,
conférence et débat-publics (de préférence dans des cadres
institutionnels informels, associatifs ou universitaires, mais
indépendants des milieux officiels et des dirigeants politiques et
économiques responsables de la crise grecque).
À
très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...
Tous
contacts jusqu'au 22 avril : mailto:jesuisgrec@numericable.fr
____________________________________________________________________________________________________________
Au
sommaire de ce bulletin n°8 :
→
PAGE
2 : La
Grèce, nouvelle terre de profit,
d'après Médiapart
→
PAGE
2 et 3 : Les
mesures d'austérité violent la Constitution et le droit
international, extrait d'un texte de Georges Katrougalos,
repris par Caroline Luigi et le CADTM
→
PAGE
3 et 4 : Des nouvelles d'Okeanews
et de Panogiotis
Grigoriou : Greek crisis
→ PAGE
5 à 8 : (Bilingue - μετάφραση
από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής :
À
propos de la délégation en Grèce de
« Je suis grec ». Pourquoi nous avons refusé les
invitations reçues.La Grèce, nouvelle terre de profits
Nous
citons l'introduction de cet article intéressant paru la semaine
dernière
sur
le média en ligne Médiapart
Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d'eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L'eau est un bien public, ce n'est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l'été dernier, pour s'opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.
« Nous ne sommes pas employés par ces entreprises, mais nous nous mobilisons car nous pensons que l'eau symbolise à la fois l'essence même du bien public, et tout ce que l'on est en train de perdre en Grèce aujourd'hui : c'est une question de droit le plus fondamental, celui de l'accès à l'eau. » Cette initiative civique a lancé une pétition qui compte aujourd'hui près de 18 000 signatures et espère bien faire entendre sa voix auprès des députés grecs.
Las,
les acteurs du dossier passeront probablement
outre. Ils ont le champ libre : l'ensemble des privatisations a
été confié en 2011 à une structure ad hoc, le Taiped – le
Fonds de valorisation du patrimoine de l'État grec. Cette structure
mise en place sous la pression des créanciers du pays, la Troïka
(Commissiohttp://jesuisgrec.blogspot.com/n
européenne, BCE, FMI), est devenue de facto la propriétaire
d'un immense portefeuille qu'elle doit vendre petit à petit à des
investisseurs. Objectif ? Éponger une partie de la dette de
l'État en vendant des entreprises publiques (cession complète ou
prise de participation), des concessions pour l'exploitation de
monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et des propriétés
immobilières.
Au total, plus d'une quarantaine de lots apparaissent aujourd'hui
sur la liste des biens à vendre – une liste destinée à
s'allonger et qui s'est déjà enrichie de nouveaux éléments ces
derniers mois. Sauf que les objectifs financiers du programme sont
bien loin de combler la dette abyssale du pays (plus de 300 milliards
d'euros aujourd'hui) : le Taiped table désormais sur 9,5
milliards d'euros de ventes d'ici à 2015, contre les 19 milliards
encore officiellement visés il y a quelques mois…, et alors que
l'objectif initial était de 50 milliards, lorsque ce programme de
privatisations a été annoncé par les représentants de la Troïka
en visite à Athènes, en février 2011.En réalité, dans un marché en pleine récession – pour la sixième année consécutive –, les entreprises grecques ne valent pas bien cher et le gouvernement n'est pas tellement en position de force pour négocier… Mais l'argent récolté est-il, au fond, vraiment le but ? Lorsque nous nous étions rendus au Taiped en octobre dernier (lire ici), il nous avait été expliqué que le but était « de transformer complètement l'économie grecque » : « Peu importe, en fait, les sommes que l'on va tirer de ces ventes. Il ne s'agit pas tant de collecter de l'argent que de libéraliser l'économie. » (…)
___________________________________________________________________________________________
Un extrait du blog
franco-grec de Caroline Luigi
Article intégral sur le
lien : http://carolineluigi.blogspot.fr/2013/04/5042013.html
Les
mesures d’austérité violent la Constitution grecque et le droit
international,
par Georges Katrougalos, professeur de droit public à l’Université
Démocrite (Extrait)
[...] Les
mesures d’austérité imposées à la Grèce par les mémorandums,
leurs décrets d’application et les traités de prêt
internationaux afférents, constituent une infraction grave à
l’ordre juridique constitutionnel, européen et international, à
la fois en termes de procédure et de droit positif : d’abord,
aucun des deux traités de prêt n’a été ratifié par le
parlement, contrairement à ce que prévoit l’article 36 § 2 de
la constitution grecque. En effet, les deux traités contiennent des
dispositions tellement exorbitantes sur la souveraineté nationale,
qu’un certain nombre de parlementaires ne pourraient accepter de
les adopter.
Plus
précisément, les garanties de respect et de protection de la
souveraineté nationale prévues par le droit constitutionnel et le
droit international sont bafouées par la levée de l’immunité
sur les questions relevant de la souveraineté nationale qui figure
dans ces traités : en plus du transfert de facto de la
souveraineté économique en faveur de la « troïka »
pour toutes les décisions importantes, et comme le refus de se
soumettre empêcherait d’obtenir la partie suivante du prêt, les
traités comprennent également une levée explicite d’immunité,
qui selon l’avis juridique joint, s’étend également aux
questions relevant de la « souveraineté nationale ».
Celle-ci dépasse largement les levées d’immunité d’exécution
habituellement prévues et acceptées par le droit international.
Plus important
encore, les mesures d’austérité violent plusieurs principes
constitutionnels structurels (tels que les principes d’égalité
des charges publiques et de l’État social de droit des articles 4
§ 5 et 25 § 1 de la Constitution grecque) et des droits sociaux
fondamentaux (articles 21, 22 et 23 de la même constitution). Elles
violent également les garanties essentielles de la Charte des
droits fondamentaux de l’Union européenne et le droit
international du travail. Par exemple, la législation d’application
des mémorandums a imposé d’importantes réductions de salaire,
non seulement pour les fonctionnaires et les employés du secteur
public dépendant du droit privé, mais également pour les employés
du secteur privé, portant ainsi atteinte aux conventions
collectives en vigueur. Il s’agit là d’une violation claire de
l’autonomie collective, garantie par l’article 22 § 2 de la
Constitution grecque et d’un certain nombre de traités
internationaux, notamment l’article 8 de la Convention n° 151
de 1978 de l’Organisation internationale du travail et l’article
6 de la Charte sociale européenne.
Cependant, la
Grèce ne dispose pas d’un tribunal constitutionnel et les
tribunaux ordinaires ont jusqu’à présent, dans leur majorité,
accepté ces mesures comme constitutionnelles, les justifiant par
l’état de nécessité auquel fait face l’économie grecque. Ce
n’est que récemment que la Cour des comptes a déclaré à
l’unanimité l’inconstitutionnalité de la dernière vague de
diminutions des retraites et la Cour de cassation celle de la
réduction du salaire des juges. (...)
Traduction
Hélène Tagand en collaboration avec Virginie de Romanet
Source
(article complet + renvois):
http://cadtm.org/La-dette-grecque-a-la-lumiere-du
Des
nouvelles du site d'information Okeanews
Nous
donnons ici quelques nouvelles de ce site indispensable pour suivre
l'actualité grecque.
« Après
plus de 400 articles et plus d'un an d'existence, OkeaNews passera
payant. C'est le prix à payer pour rester indépendant et
alternatif. C'est le prix à payer pour une actualité quotidienne en
français venant de Grèce. Ce choix, difficile, surtout quand
on est adepte de l'open source et de la licence creative commons,
s'est imposé au fil du temps. De plus en plus suivi par les
journalistes, de plus en plus copié et/ou plagié, le site ne permet
pourtant pas de vivre de ce travail. Des messages de soutien me
parviennent et me donnent de l'élan pour poursuivre, mais il est
temps de se professionnaliser. Explications.
(…)
Comment aider la Grèce ? Comment aider les grecs ? Quelles
possibilités avons nous, en tant que citoyen, de ne plus nous sentir
complètement inutiles et dépassés par les évènements ? Quelles
actions sont possibles ?
Autant de questions auxquelles OkeaNews tentera de répondre une
fois que l'avenir du site et de ses auteurs sera assuré. Des
mouvements de solidarité ont déjà commencé (...). OkeaNews y
répondra et proposera les actions solidaires en accès libre.
Une chose est certaine, la population grecque a toujours et
aura encore besoin d'une aide extérieure, qu'elle soit matérielle,
financière ou morale.J'ai encore ce souvenir des larmes d'émotions de cette Athénienne à qui j'expliquais pourquoi j'avais créé OkeaNews : par amour pour la Grèce, par réaction à cette injustice que subit la population grecque et pour lutter contre la désinformation.
Mais c'est encore trop peu et nous devons proposer une manière d'aider, par solidarité, parce que nous sommes tous grecs, ou parce que nous le deviendrons tous.
Pour cela, la solidarité doit aussi s'engager pour que le site OkeaNews survive. » (Texte issu du cite).
Okeanos
Des témoignages de lecteurs de ce site
d'information :
Ne lâchez rien. J'espère que l'on vous aidera à garder ce site actif. Je ne viens pas vous lire tous les jours mais je relaie vos articles chaque fois que possible. Merci encore d'être présent et de vous battre pour ce magnifique pays, pour ces hommes et ces femmes courageux."
"Je voulais simplement vous féliciter de cet effort de diffusion d'informations indépendantes et non uniformes auprès d'un public qui souvent n'a pas d'autres moyens d'accéder à des nouvelles fiables. Bravo d'une étudiante grecque à Paris !"
Lire la suite : http://www.okeanews.fr/20130323-pourquoi-okeanews-va-devenir-payant#ixzz2QTtMltAA
Follow us: @okeanews on Twitter | okeanews on Facebook
"Ce site est vraiment excellent, je vous remercie de prendre le temps de l'alimenter; et pour tout le travail derrière : bravo. Je trouve votre entreprise formidable."
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Panogiotis Grigoriou : Greek crisis - Carnet de notes d'un ethnologue en Grèce
Une analyse sociale journalière de la crise grecque - Temps du vent mauvais
Un
jour de mai 2010, le Fond Monétaire International, l'œil de l'Union
Européenne et la Banque centrale Européenne ont fait irruption dans
notre vie quotidienne. La Troïka et les “Troïkans” modifient
nos existences et nos comportements. Il y a un avant et un après.
Comme lors d'une entrée en guerre ou d'une occupation. Un vent
mauvais, un poison ambiant, une mise à mort de nos petites et
grandes habitudes une mutation collective rapide, suspendue à la
perte de nos repères. Désormais on plonge, y compris dans les
quartiers chics... dans les poubelles...
Le blog de Panagiotis Grigoriou, en langue française, est trop
dense et trop passionnant pour être résumé ou cité ici. Nous
vous invitons à le consulter directement, et à envoyer si vous
le pouvez un soutien financier à son auteur.
Cliquer sur : http://www.greekcrisis.fr/
Cliquer sur : http://www.greekcrisis.fr/
de « Je suis grec ».
Pourquoi nous avons refusé les invitations reçues.
L'année dernière, à la fin de l'hiver 2012, au moment où le retentissement de l'Appel « Je suis grec » a été le plus fort, nous avons été invités, d'ailleurs très aimablement, en délégation nombreuse et tous frais payés, à venir visiter la Grèce, notamment par un « Think tank » et par une région tenue par le parti « Nouvelle Démocratie ». Mais nous n'avons pas pu accepter ces cadeaux matériels qui pouvaient nous mettre dans une situation de dépendance avec des organisations institutionnelles grecques qui risquaient de limiter notre liberté et notre disponibilité.
Pour information, voici plus bas le courrier que nous leur avons fait alors parvenir.
Nous avons donc préféré attendre une année, et prévoir un voyage plus modeste, payé sur « l'argent de poche » des voyageurs français eux-mêmes venus de Nantes. (À propos, nous sommes éventuellement intéressés par des locations modiques de chambres d'hôtels ou d'appartements, à Athènes ou à Thessalonique, dans la période du 23 avril au 2 mai. Contacter : « jesuisgrec@numericable.fr ».)
Nantes,
le 19 février 2012, 19 Φεβρουαρίου 2012.
μετάφραση
από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit
de l'original français par Nikos Vlandis
Κύριες
και κύριοι,
Πριν
λίγες μέρες, δεχτήκαμε τις προσκλήσεις
σας να έρθουμε στην Ελλάδα για πολλές
μέρες, μία γαλλική αντιπροσωπία της
Έκκλησης της Νάντης "από αλληλεγγύη,
είμαι κι εγώ Έλληνας": σαράντα με
πενήντα άτομα για την "Εύρηκα" στη
Θεσσαλονίκη, και μια δωδεκαριά για την
περιοχή της Θεσσαλίας.
Σας
ευχαριστούμε ειλικρινά για τις ευγενικές
σας προσκλήσεις, που δείχνουν την
επίπτωση που είχε η Έκκλησή μας στην
ελληνική κοινωνία που δοκιμάζεται
δραματικά από τα μέτρα λιτότητας της
Τρόικας. Να είστε σίγουροι πως συγκινηθήκαμε
από την αναγνώρισή σας.
Κατά
τα άλλα, οι προσκλήσεις σας αντιστοιχούν
στην επιθυμία μας να συναντήσουμε
επειγόντως ευθέως τον ελληνικό λαό, από
τον οποίο έχουμε πολλά να μάθουμε, και,
αν είναι δυνατόν, να συνοδευτούμε από
δημοσιογράφους της Δυτικής Ευρώπης,
ώστε να αντιληφθούμε τις δυσκολίες της
χώρα σας, την αξιοπρέπειά της και τις
αυθεντικές πρωτοβουλίες αλληλεγγύης
που οργανώνονται εκεί επί του παρόντος.
Ωστόσο,
αφού το σκεφτήκαμε σοβαρά, αδυνατούμε
να δεχτούμε την προσφορά σας. Πράγματι,
ακόμη κι αν αναζητήσουμε οικονομικά
μέσα μετακίνησης και καταλύματα, δεν
θα μας φαινόταν ηθικά αποδεκτό να
ξοδέψουμε σημαντικά ποσά δημοσίου ή
παρα-δημοσίου χρήματος, την ώρα που ο
Ελληνικός λαός αντιμετωπίζει τόσες
σκληρές ελλείψεις, ακόμη και διατροφής,
στέγασης, εκπαίδευσης, και πρόνοιας των
αδυνάμων.
Ελπίζω
πως θα κατανοήσετε τα κίνητρα της άρνησής
μας και θα μας συγχωρήσετε. Δεν είναι
πρόθεσή μας να πληγώσουμε το συναίσθημα
της αξιοπρέπειάς σας, που είναι ένα από
τα μαθήματα που η Ελλάδα έδωσε σε ολόκληρο
τον κόσμο.
Πράγματι,
στον διάλογο του Πρωταγόρα, ο Πλάτωνας
θυμάται τον μύθο σύμφωνα με τον οποίο
ο Δίας με αγγελιοφόρο τον Ερμή δίνει
στους ανθρώπους την τεχνη που τους
λείπει ακόμη, μετά από την τεχνική και
την εργασία: αυτήν που τους επιτρέπει
να ζήσουν μαζί χωρίς αλληλοσκοτωμούς,
την "πολιτική τέχνη", της οποίας
μία από τις βάσεις είναι η Αιδώς, λέξη
που εξηγεί στη γλώσσα την ελληνική την
έννοια της ντροπή και της αισχύνης, και
επομένως εξίσου την έννοια της τιμής,
του σεβασμού, της αξιοπρέπειας, του
μέτρου, της δικαιοσύνης εν τέλει.
(Θα
ήτανε άσκοπο εδώ να προσεγγίσουμε το
μεγάλο θέμα της "κοινής αξιοπρέπειας"
του Άγγλου συγγραφέα και πολέμαχου κατά
της απολυταρχίας Τζωρτζ Ώργουελ: "κοινή
αξιοπρέπεια", "αξιοπρέπεια όλων",
ή ακόμη "βασική εντιμότητα" που
ξεχωρίζει τον λαό από τις ευνοούμενες
τάξεις).
Ωστόσο,
σύντομα θα προγραμματίσουμε ένα ταξίδι
σπουδής και συναντήσεων στην Ελλάδα,
με δικά μας μέσα. Γι' αυτό, θα δημοσιεύσουμε
μία ανοιχτή πρόσκληση για ενίσχυση σε
όλους τους φίλους της Ελλάδας που
επιθυμούν ώστε το κίνημα "Είμαι
Έλληνας και εγώ" να μείνει ενεργό και
αποδοτικό στην υπηρεσία των συμπολιτών
σας, ανεξάρτητο από οικονομικές και
θεσμικές δυνάμεις.
Επι
τη ευκαιρία αυτού του ταξιδιού στην
Ελλάδα, θα σας κάνουμε έκκληση πιθανόν
να μας παράσχετε μία μετριοπαθή βοήθεια
σε πρακτικά μέσα σε ό,τι αφορά τις
συναντήσεις (αίθουσες συναντήσεων,
επικοινωνία για τις συναντήσεις, τεχνική
υποστήριξη).
Όμως
αυτό που μπορείτε να προσκομίσετε,
κύριες και κύριοι, το πιο σημαντικό
είναι κατ' αρχάς οι ιδέες σας, η εμπειρία
σας ως Έλληνες πολίτες και η ελεύθερη
σκέψη σας. Πράγματι, η πολύ οξεία κρίση,
υλική και ηθική, που έχει επηρεάσει επί
του παρόντος την Ελλάδα, μα και απειλεί
πραγματικά τις άλλες ευρωπαϊκές χώρες,
απαιτεί εκ μέρους μας διανοητικό θάρρος
να κάνουμε πέρα τα βραχυπρόθεσμα
ενδιαφέροντά μας και τις διανοητικές
μας αγκυλώσεις του παρελθόντος. Αυτή η
κρίση επιβάλλει να εφεύρουμε επειγόντως
καινούργιες συλλήψεις του κοινωνείν
και της συμβίωσης στην Ευρώπη, καινούργιες
μορφές οικονομίας και δημοκρατίας.
Χρειαζόμαστε, λοιπόν, από εσάς και από
όλους τους Έλληνες να φανταστούμε μαζί
μία νέα, κοινή ιδρυτική μας δέσμευση,
που θα μπορούσε να τιτλοφορείται "Έκκληση
της Νάντης και της Θεσσαλονίκης, και
της Αθήνας και του Παρισιού".
Εν
αναμονή μιας τέτοιας εξέλιξης και,
εφόσον αυτή η απάντηση θα δοθεί σε όλες
τις νέες προσκλήσεις που θα μας έρθουν
εν τέλει, θεωρούμε πως μας είναι επιτρεπτό
να καταθέσουμε εδώ μία πρόταση σε όλα
τα άτομα εν Ελλάδι που θα διέθεταν
προϋπολογισμό προερχόμενο από δημόσιο
χρήμα ή από ιδιωτικά μέσα αποκτημένα
εντίμως: θα ήταν δυνατόν να ξοδευτούν
οι ώς άνωθι πόροι στην δικαστική έρευνα
ώστε ο ελληνικός λαός να μπορέσει να
απευθυνθεί σε διεθνή δικαστήρια
βασιζόμενος σε Συνθήκες που υπερβαίνουν
εθνικές και ευρωπαϊκές νομοθεσίες, όπως
π.χ. την Χάρτα του Συμβουλίου της Ευρώπης
για τα κοινωνικά δικαιώματα και στη
Συνθήκη του ΟΗΕ του 1966 για τα οικονομικα,
κοινωνικά και πολιτισμικά δικαιώματα.
Από
πλευράς του, το κίνημά μας "Είμαι και
εγώ Έλληνας" θα προσπαθήσει να κινηθεί
σε αυτήν την κατεύθυνση, σε συνεργασία
με εθελοντές Έλληνες φίλους, προσκαλώντας
μίαν διεθνή νομική ομάδα εργασίας.
Είναι
επίσης πιθανό Έλληνες καλοπροαίρετοι
που θα διέθεταν τα υλικά μέσα να μπορούσαν
να εκκινήσουν επί του παρόντος μίαν
εκστρατεία ευαισθητοποίησης της κοινής
γνώμης, ώστε να προτρέψουν τον υπουργό
δικαιοσύνης σας να καταθέσει μία προσφυγή
στο Διεθνές Δικαστήριο της Χάγης ώστε
να δικαστούν επιτέλους οι γερμανικές
αποζημιώσεις του πολέμου, που, 70 χρόνια
μετά τα γεγονότα, εκτιμώνται σε 332 με
575 εκ. δολάρια. (Ας ξεκαθαρίσουμε εδώ πως
δεν θέλουμε να τροφοδοτήσουμε ένα
αντιγερμανικό συναίσθημα, και ότι
αναγνωρίζουμε πως ο Γερμανικός λαός
είναι φιλικά διακείμενος απέναντι στην
Ελλάδα και θαυμάζει μάλιστα τον ηρωικό
ρόλο που έπαιξαν οι Έλληνες στην ευρωπαϊκή
αντίσταση κατά του ναζισμού.)
Τι
πιστεύετε για τις προτάσεις αυτές;
Ελπίζοντας
πως αυτές οι προοπτικές θα σας ενδιαφέρουν,
σας παρακαλούμε, κυρίες και κύριοι, να
πιστέψετε στα συναισθήματα αλληλεγγύης
που τρέφουμε για τον ελληνικό λαό, και
σας προσκαλούμε να μείνουμε σε επαφή.
Luc
Douillard,
pour
« Je suis grec aussi » / association « Nantes est
une fête / N.e.u.f. »
μετάφραση
από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit
de l'original français par Nikos Vlandis
Nantes,
le 19 février 2012 / 19 Φεβρουαρίου 2012.
Mesdames,
Messieurs, chers correspondants,
Il
y a quelques jours, nous avons reçu vos invitations à faire venir
en Grèce pour plusieurs jours une délégation française de
l'Appel de Nantes « Par solidarité, je suis grec
aussi » : quarante à cinquante personnes pour la
fondation « Eureka » à Thessalonique, et une douzaine de
personnes pour la région de Thessalie.
Nous
tenons à vous remercier très sincèrement de ces aimables
invitations, qui illustrent l'écho provoqué par notre Appel dans la
société grecque dramatiquement violentée par les mesures
d'austérité de la Troïka. Croyez que nous sommes touchés par
votre reconnaissance.
Et
par ailleurs vos invitations correspondent à notre vœu urgent de
rencontrer directement le peuple grec, dont nous avons tant à
apprendre, et si possible accompagné de journalistes d'Europe
occidentale, afin de rendre compte des difficultés de votre pays, de
sa pleine dignité et des initiatives originales de solidarité qui
s'y organisent actuellement.
Pour
autant, après y avoir réfléchi sérieusement, nous ne pouvons pas
accepter votre offre. En effet, même en choisissant des transports
économiques et des hébergements modestes, il ne nous semblerait pas
acceptable moralement de faire dépenser des sommes importantes
d'argent public ou para-public, alors que le peuple grec manque
cruellement de tout en ce moment, même parfois pour nourrir,
abriter, éduquer et soigner les personnes les plus fragiles.
J'espère
que vous comprendrez les motifs de notre refus et que vous nous
excuserez. Nous n'avons pas voulu heurter le sentiment de décence,
qui est d'ailleurs l'un des enseignement de la Grèce au monde
entier.
En
effet, dans le dialogue du Protagoras, Platon rappelle le mythe selon
lequel Zeus par l'intermédiaire d'Hermès donne aux hommes l'art qui
leur manque encore après la technique et le travail : ce qui
leur permettrait de vivre ensemble sans s'entretuer, c'est l' « art
politique » dont l'une des bases est l' « Aidôs »,
mot qui exprime en langue grecque les notions de pudeur, de honte, de
respect, de vergogne, et donc également de sens de l'honneur, de la
dignité, de la décence, de la mesure, de la justice enfin.
(Ce
serait d'ailleurs à rapprocher du grand thème de la « common
decency » de l'écrivain anglais prolétarien antitotalitaire
Georges Orwell : « décence ordinaire », « morale
commune », ou encore « honnêteté élémentaire »
qui distingue le peuple des classes profiteuses.)
Cependant,
nous allons prochainement prévoir un voyage d'étude et de
rencontres en Grèce, par nos propres moyens. Pour cela, nous allons
monter une souscription ouverte à tous les amis de la Grèce qui
souhaitent que le mouvement « Je suis grec aussi » reste
créatif et efficient au service de vos concitoyens, indépendamment
des puissances économiques et institutionnelles.
À
l'occasion de ce voyage en Grèce, nous ferons peut être appel à
vous pour fournir une aide modeste et désintéressée en mise à
dispositions de moyens pratiques de rencontre et de dialogue (salles
de réunion, communication des rencontres, service technique).
Mais
ce que vous pouvez apporter de plus important, mesdames, messieurs,
ce sont d'abord vos idées, votre expérience de citoyens grecs et
votre libre réflexion. En effet, la très grave crise matérielle et
morale qui touche actuellement la Grèce, et qui menace réellement
les autres pays européens, exige de notre part à tous du courage
intellectuel et de nous déprendre de nos intérêts à court terme
et de nos rigidités mentales dépassées. Cette crise nous invite à
inventer en urgence de nouvelles conceptions du « vivre
ensemble » en Europe, de nouvelles formes de l'économie et de
la démocratie. En clair, nous avons besoin de vous et de tous les
Grecs pour imaginer ensemble un nouvel engagement fondateur commun
qui pourrait s'intituler « Appel de Nantes-Thessalonique et de
Athènes-Paris ».
Dans
cette attente, et puisque cette réponse sera donnée à toutes
les nouvelles invitations qui nous parviendraient éventuellement,
nous nous permettons de donner ici une suggestion à toutes les
personnes qui en Grèce disposeraient de budgets disponibles d'argent
public ou privé honnêtement gagné : il est possible de le
dépenser utilement en finançant des études juridiques pour que le
peuple grec puisse recourir devant les tribunaux supranationaux en
s'appuyant sur
les traités s'imposant aux législations nationales et européennes,
telles que la Charte du Conseil de l'Europe sur droits sociaux et le
Pacte de l'ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels de
1966.
Pour
sa part, notre mouvement « Je suis grec aussi » va
essayer de travailler dans ce sens, en concertation avec tous les
amis grecs volontaires, en invitant à créer une équipe de travail
juridique internationale.
Il
est également possible à toutes les personnes grecques de bonne
volonté qui disposeraient de moyens matériels de lancer maintenant
une vaste campagne d'opinion afin d'inciter votre ministre de la
justice à déposer un recours devant le Tribunal international de la
Haye afin qu'il statue enfin sur la dette issue de l'emprunt forcé
d'occupation de l'Allemagne envers la Grèce et sur les réparations
de guerre, qui 70 ans après les faits, sont estimées parfois à
environ 332 à 575 milliards de dollars. (Précisons ici que nous ne
voulons nullement alimenter un sentiment anti-germanique, et que nous
savons que le peuple allemand compte beaucoup d'amis sincères de la
Grèce et d'admirateurs du rôle héroïque des Grecs dans la
résistance européenne au nazisme.)
Que
pensez-vous de ces suggestions ?
En
espérant que ces perspectives vous intéresseront, nous vous prions,
mesdames, messieurs, de croire en nos sentiments solidaires pour le
peuple grec, et nous vous invitons à rester en contact.
Luc
Douillard,
pour
« Je suis grec aussi » / association « Nantes est
une fête / N.e.u.f. »

dimanche 17 mars 2013
Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »
Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »
Tous les pans de la société
s'effondrent en Grèce depuis que cette crise est traitée
par un remède qui ne guérit toujours pas le malade :
explosion du chômage et de la pauvreté, dérive d'un
gouvernement vers une répression toujours plus scandaleuse
et toujours très peu médiatisée. Au bord de la crise
humanitaire, le pays est déjà dans une crise sanitaire :
beaucoup n'ont plus accès aux traitements médicaux et les
hôpitaux publics ont de plus en plus de mal à gérer leurs
malades sans les moyens adéquats.
Pour répondre à ce problème, le
collectif "solidarité franco-grecque pour la santé" lance
un appel aux citoyens et organisations françaises. Un
appel à solidarité dont le pays va devoir avoir de plus en
besoin. OkeaNews répond et signe cet appel que vous pouvez
lire, signer et partager .
Le site du collectif : solidaritéfrancogrecque
APPEL DU COLLECTIF « SOLIDARITÉ
FRANCO-GRECQUE POUR LA SANTÉ »
AUX CITOYEN-NE-S ET AUX
ORGANISATIONS FRANÇAISES
Les politiques d’austérité
néolibérales imposées par la Troïka avec la complicité des
gouvernements en place mènent la Grèce au désastre,
mettant en danger la santé et la vie de la population. On
assiste ainsi à la recrudescence des dépressions, à la
prolifération de pathologies telles que l’hypertension,
les maladies cardiaques, le cancer, ainsi qu’à la
réapparition de maladies pendant longtemps disparues,
comme la tuberculose et le paludisme. Le chômage est aussi
cause d’une mortalité accrue. En même temps, de nombreuses
catégories de la population, notamment celles qui sont les
plus vulnérables : enfants, femmes enceintes, familles
monoparentales, malades chroniques, migrants, personnes
dépendantes, personnes handicapées… sont en danger, étant
privées de soins et de suivi adéquats.
Cette augmentation considérable
des besoins se heurte à un système public de santé qui
s’effondre et se trouve incapable d’y répondre. La
réduction brutale des dépenses publiques de santé et de
protection sociale à un moment où la fréquentation des
hôpitaux publics ne cesse d’augmenter crée un problème
sanitaire qui frôle la catastrophe humanitaire.
Le nombre des personnes n’ayant
plus accès à l’assurance maladie (plus d’un tiers de la
population) et de celles qui, tout en bénéficiant d’une
couverture sociale, n’ont plus les moyens de payer les
tickets modérateurs et les médicaments nécessaires
augmente à un rythme alarmant.
Des politiques du même type se
développent en France et dans d’autres pays d’Europe, du
Sud en particulier, car les gouvernements poursuivent le
démantèlement des services publics. Nous voulons le
rétablissement d’un service de santé public, gratuit,
universel et de qualité partout en Europe.
Devant une telle situation,
l’heure est au rassemblement et à la solidarité en France
et en Grèce. En Grèce, des réponses populaires se
développent sous forme de pharmacies et dispensaires
sociaux autogérés. Mais les besoins qu’ils sont appelés à
couvrir dépassent considérablement les moyens dont ils
disposent.
Nous voulons apporter tout notre
soutien à ces réseaux solidaires grecs, et inscrire cette
solidarité à l’échelle européenne :
- en collectant et en envoyant
des dons financiers, du matériel médical et pharmaceutique
nécessaire aux pharmacies et dispensaires sociaux ;
- en informant sur la crise
sanitaire et sociale en Grèce comme sur les politiques qui
en sont les causes ;
- en facilitant les contacts
directs entre structures de santé, associations et
collectifs français et les dispensaires sociaux autogérés,
en vue de jumelages éventuels ;
- en créant en France une chaîne
européenne de solidarité impliquant les acteurs
associatifs, professionnels, politiques, syndicaux.
Nous voulons une Grèce sans
Mémorandum où tous et toutes aient accès à l’emploi, à
l’éducation, à la santé, à la dignité. Nous nous
inscrirons dans toutes les initiatives porteuses d’une
telle ambition et nous saisirons l’occasion de
l’Alter-Sommet qui aura lieu les 8 et 9 juin à Athènes
pour organiser un convoi solidaire à destination des
dispensaires sociaux grecs.
Nous
vous invitons aux premiers dons de solidarité à
l’occasion d’une
RÉUNION
PUBLIQUE LE SAMEDI 23 MARS à 17h00
Espace Maurice Nilès
11, rue
du 8 Mai 1945, Bobigny
Métro (ligne 5), Station Bobigny-Pablo
Picasso et
Tramway (ligne T) Arrêt La Ferme
Pour
des dons,
no de compte : CCP 27 964 96 A 020
ou
chèques à l’ordre du
« Convoi Syndical »
à
adresser à Convoi Syndical, 25, rue des Envierges,
75020, Paris.
Pour
signer l’appel, veuillez envoyer un courriel à l’adresse
suivante en précisant votre éventuelle appartenance
associative, syndicale ou politique :
Pour
toute information concernant le collectif « Solidarité
franco-grecque pour la Santé »,
ainsi
que pour le suivi des initiatives, veuillez visiter
notre page :
Dans
le cas ou vous souhaitez partager cet article issu
de l'agence d'informations Okeanews relayée par
"Je suis grec", vous devez a minima copier également le
texte ci-dessous (en conservant le lien) :
SOURCE
: OKEANEWS
Quelques infos concernant Okeanos
Depuis
2010, chaque jour propose son lot de nouveautés
en Grèce: rumeurs, préjugés, mythes, plan
d'"aide", grexit et mordorandum. Chaque jour
depuis juin 2011, Okeanos suit l'actualité de la
Grèce, depuis Athènes, et la partage.
mercredi 28 novembre 2012
Connaissez-vous Okeanews ?
Il s'agit d'un site plein d'informations - en français -
sur la Grèce: http://www.okeanews.fr/ .
Ce site est excellent [comme ont pu déjà le remarquer à
plusieurs reprises les ami-e-s et correspondants de "En solidarité, je suis grec
aussi"]...
Mais il a besoin de soutien ! Derrière toutes ces infos,
actualisées en temps réel, une seule personne travaille d'arrache-pied pour
tenter de faire connaître ce qui se passe dans le pays au quotidien. De nombreux
confrères [journalistes] qui suivent la Grèce mais ne parlent pas grec y puisent
des informations en français. Tous les francophones intéressés par la Grèce y
lisent des nouvelles que l'on ne lit pas forcément ailleurs...
Seulement voilà: Okeanos a besoin de 1000 euros par mois
pour continuer à effectuer ce patient travail. Pour le moment, il est loin du
compte...
Alors si vous souhaitez soutenir l'information
indépendante, un autre regard sur la Grèce et les Grecs, c'est le moment
!
Vous pouvez effectuer un don en ligne, à partir de la
somme de 2 euros... Cela ne prend que quelques minutes !
Merci pour lui,
Merci pour lui,
Amélie, à Athènes
[Nous relayons avec plaisir cet appel d'Amélie, journaliste française en
poste en Grèce, et adressons nos amitiés à Okeanews].
mardi 27 novembre 2012
Manolis Glezos: Μ.Γλέζος: Notre demande et réclamation envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε
Μ.Γλέζος: Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε
Manolis Glezos: Notre demande et réclamation envers les Allemands, se
résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent.
« Je l'ai dit à
plusieurs reprises que le sujet de la dette allemande envers la Grèce, devrait
passer aux mains du peuple grec. On doit créer des associations dans tout le
territoire Grec, qui vont combattre pour protéger notre droit d’indemnisation.
C’est ce qu’on mérite. Nous ne demandons rien de plus que d’être indemnisés. On
ne demande pas de mendicité. Notre demande et réclamation, envers les Allemands,
se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent. Etant donnée que
l’Allemagne a rendu tout ce qu’elle devait aux autres États, on ne comprend pas
pourquoi la Grèce est l’exception! »
Le héros de la Résistance Grecque Manolis
Glezos, explique à Crystalia Patouli et à www.tvxs.gr, tous les points
principaux entourant la dette de guerre de l'Allemagne envers la Grèce, à
l'occasion de son nouveau livre, « Même si il s’agissait seulement d’un Mark
Allemand... ».
Cr.P.: Comment
avez-vous décidé d'écrire ce livre?
M.Gl.: La motivation
qui m'a amené à écrire ce livre est la nécessité de mettre à jour nos
connaissances sur le sujet, afin d’effacer la confusion qui existe autour de la
dette de guerre de l'Allemagne envers la Grèce.
Il s’agit d’un
sujet qui n’est pas claire. À mon avis, une partie de la population est au
courant, mais l'autre, qui est majoritaire, ignore des détails
importants.
Pourquoi
l'Allemagne nous doit de l’argent, et qu’est qu’elle nous doit exactement est la
première partie de ce sujet. Et pourquoi jusqu’à ce jour elle n’a pas réglé sa
dette envers nous est l'autre partie.
Considérons
d'abord la question « Pourquoi l’Allemagne nous doit de l’argent? » et essayons
de la répondre.
Etant donné
qu'il y a des problèmes de terminologie ici, qui imposent beaucoup de confusion,
on doit clarifier certaines choses.
Lorsqu'un État
fait une déclaration de guerre qui est la déclaration formelle de son
gouvernement national pour signifier l'état de guerre contre un autre, tous les
documents liés aux sujets de la guerre, sont confisqués et selon le droit
international, appartiennent à titre juste à l'Etat conquérant (qui dans notre
cas était l’Allemagne).
À savoir que
tout ce qui a été capturé, par exemple, les armes trouvées dans des usines ou
des entrepôts de l'État occupé, ou une usine qui fabrique des armes, sont tous
considérés comme butin de guerre, et n'ont aucun rapport avec les problèmes des
dettes que nous discutons actuellement.
En bref, tout ce
que les Allemands ont trouvé sont considérés comme butin de guerre et
appartiennent de droit à l'occupant, donc on ne les compte pas sur les questions
de dettes envers d'autres, une fois qu’une guerre ait finie. Nous ne parlons pas
de cela donc, et il faut dissoudre la confusion qui existe sur ce
sujet.
La dette de
guerre de l'Allemagne envers la Grèce est divisé donc en deux grandes
catégories: i) Il y a une dette envers l’Etat officiel Grec et ii) il y a une
dette envers les citoyens Grecs. Il s’agit d’une ligne de séparation sensible
qu’on veut bien clarifier ici.
En ce qui
concerne la variété des appellations, la dette de guerre allemande envers l’Etat
Grec est en général appelé « réparations » et envers les citoyens «
indemnisations ».
Les «
réparations », ce qui est le thème principal, est une obligation de l'Allemagne
puisque pendant l’Occupation, l’Etat Allemand a intervenu dans l'économie de
notre pays, et il l’a dépouillé, et pratiquement détruit.
A ce point
présentons les mesures, que le gouvernement allemand de l’époque et l'armée
d'occupation ont pris, qui sont les suivants:
Une fois qu’ils
sont entrés dans le territoire Grec, suivies d'une équipe d’économistes, ils
avaient prévu à l'avance, ce qu’ils voulaient faire en Grèce. Et la première
étape était la suivante:
Le 51% des
actions de toutes les entreprises publiques, de toutes les grandes entreprises
privées (commerciales et industrielles) et de toutes les banques, sont
immédiatement passées aux mains des Allemands.
Comme on le sait
en économie, quelqu'un même en disposant seulement le 15% des actions d’une
entreprise, peut en réalité diriger toute l'entreprise. Cependant dans notre cas
il ne s’agit pas de 15%, il s’agit du 51%!
Donc, il est
entendu que l'ensemble de l'économie du pays passa directement aux mains des
Allemands. Il s'agit donc d'un premier vol.
Et passons donc
à un second vol:
Ils ont relancé
la «dekati» Ottomane (il s’agit d’une taxe que les Ottomans avaient fondé
pendant leur occupation) et l'ont immédiatement appliqué : le 10% de la
production agricole nationale passait immédiatement dans leurs mains, sans
aucune indemnisation.
Le troisième
vol, se présente comme suit:
Il y avait une
réglementation du tribunal de Haye, qui disait que les habitants d'un pays qui a
été conquis, doivent nourrir l'armée d'occupation. Cependant, en 1907, après des
nombreuses interventions humanitaires une phrase qui précisait cette
réglementation a été rajoutée. Cette phrase qui a été rajoutée est la suivante :
« si il le peut ». Autrement dit, le peuple conquis doit nourrir ses occupants,
mais seulement si il le peut!
Allons voir,
alors, si en Grèce c’était possible de nourrir l’armée d’occupation
:
Le corps
expéditionnaire de l'armée de Wilhelm von Liszt qui a conquis le pays, comptait
500.000 hommes. Il faut aussi rajouter 250.000 hommes de l’armée Italien qui
l’ont suivi et qui était en Albanie, donc en totale nous sommes aux 750.000
hommes. De plus, le premier corps d'armée en Bulgarie qui comptait 60.000 hommes
les a rejoint, et donc en total nous comptons 810.000 hommes d'armée
d’occupation!
Comment pouvait
être possible que le peuple grec ait les moyens de nourrir 810.000 militaires?
En addition seule la Grèce, à l'exclusion de toutes les autres nations occupées
par les Allemands, était obligée de nourrir l'armée d'Allemagne qui se battait
en Afrique (dont on ignore le nombre exact).
Donc, la Grèce
n’avait pas le niveau financier de répondre à cette obligation. Il n'était pas
possible. Cependant les Allemands voulaient être toujours en règle et en accord
avec les lois du tribunal de Haye, et donc ils ont fait (avec les Italiens, bien
sûr) ... le compte suivant:
Ce qui dépasse
le fameux phrase «s'il le peut » de la réglementation du tribunal de Haye ils
l’ont transformé en prêt intérieur de la Grèce, en faveur de l'Allemagne et de
l'Italie. Pour ce faire concrètement, ils ont forcé la Grèce de leur emprunter
ce qui ne pouvait pas être inclus dans la phrase « s’il le peut » de la
règlementation.
Une autre
confusion qui existe, c'est ce qu'il est dit à propos de l'or qui se trouvait
dans la Banque de Grèce et qui a été confisqué par les Allemands. Ceci est
faux.
Le gouvernement
du 4eme Août, prit tout l'or (ils n’ont rien laissé!), et avec leur honte, les
membre de ce gouvernement sont allées au Moyen-Orient, puis en Afrique, et enfin
en Angleterre.
Au lieu de cela,
qu’est ce que l'Allemagne a trouvé?
Ils ont trouvé
et rassembler toutes les pièces d'argent, de nickel chromé, de bronze, etc, les
on fait fondre et par conséquent ils ont pris environ 77 tonnes de cuivre, 19
tonnes de nickel, 9 tonnes d'argent etc, et ils nous ont donné seulement 109
livres d'Angleterre en or, pour ne pas pouvoir se plaindre que nous sommes pas
payés!
Une autre chose
qu’ils ont fait:
Tous les soldats
allemands, pendant l'occupation, étaient équipés d’un faux billet. Avec ce faux
billet ils allaient manger au restaurant, ils allaient aux cafés, et en général
ils achetaient tout ce qu'ils voulaient en payant avec cette
«monnaie».
Les Grecs, ne
comprenaient pas la signification des lettres gothiques qui figuraient sur les
billets, et se basant au nombre «50», qui était écrit sur les deux faces de ce
billet, ils comprenaient qu’il s’agit de l’argent. Le lendemain, ils allaient à
la banque pour échanger cette monnaie en drachme, cependant le personnel de la
Banque ne la reconnaissait, et s’est adressé aux supérieurs hiérarchiques, pour
définir exactement ce que cette monnaie représente.
On leur avait
dit, donc, autant que je me rappelle, que l’équivalent d’un tel Mark Allemand
valait une drachme. Par conséquent, ils ont examiné, ces billets pour voir
quelle banque les a délivrés. Il était écrit sur les billets, qu’une banque
appelée Reichs Credit Kassensheine les a délivré, et qu’il s’agissait d’une
institution d’intérêt public.
Ils ont cherché
donc une liste des banques, néanmoins cette banque Credit Kassensheine Reichs
n’existait nulle part.
De plus, ils
n’ont pas trouvé ni la signature du ministre des Finances Allemand, ni la
signature du banquier qui a délivré cette monnaie. Il y avait seulement, un
chiffre en rouge, qui était le numéro de série du billet.
Ce fait, donc,
fut le premier cambriolage de la population grecque avec ces fausses
monnaies.
La seconde forme
de vol qualifié était la suivante:
Un soldat
allemand, par exemple, allait acheter un paquet de cigarettes en utilisant ce
faux billet. Si le paquet coûtait 6 drachmes il demandait de lui rendre la
monnaie puisque il insistait que son faux billet vaut plus! Il payait en fausse
monnaie et il recouperait des drachmes grecques!
Un épisode
typique qui se reproduit souvent sur la littérature Grecque de l’époque est le
suivant :
Un Allemand est
allé dans un salon de coiffure, il a été rasé, et il sort un faux billet pour
payer. Le coiffeur lui a dit donc: « Ne me paie pas! C’est offert! ». Le soldat
est parti, et les clients qui se trouvaient dans le salon de coiffure ont
demandé au coiffeur : « Pourquoi il est parti sans payer ? ». Et donc le
coiffeur répondit: « Eh bien, je l’ai rasé mais je ne vais pas le payer aussi
pour cela! ». Parce qu’il serait obligé de lui rendre des drachmes en tant que
monnaies.
Maintenant,
allons à la troisième forme de vol avec ce faux billet:
Le gouvernement
de l'occupation, a dû faire face au problème suivant:
Il y avait
simultanément beaucoup de différentes monnaies en circulation, comme le drachme
grec, la fausse monnaie allemande, la monnaie légale de l'Allemagne, les fausses
lirettes italiennes, les lirettes italiennes légales, le lev bulgare, et la
monnaie albanaise.
Par conséquent,
le gouvernement grec a informé les Allemands, que cette situation ne pouvait pas
être gérée par l’Etat. Donc l’Allemagne devrait en quelque sorte accepter de
retirer cette fausse monnaie. Et puis les Allemands ont répondu: Oui, on est
d’accord de la retirer, mais vous devrez payer. Vous allez l'acheter! Ce marché,
a coûté à la Grèce autour de £ 530.000 d'or!
Faites
maintenant le compte:
Ils nous ont
donné £ 109 pour récupérer les métaux des anciennes monnaies Grecs, et pour
cesser nous voler en utilisant ces faux billets, ils nous ont imposé une pire
forme de vol, puisque on a été obligés d’acheter tous les faux billets pour £
530.000 d'or.
Au-delà de cela,
bien sûr, il y avait aussi les réquisitions.
Par exemple si
un soldat allemand rencontrait quelqu'un qui possédait un vélo, il l’arrêta, il
prenait son vélo, il lui donnait un papier et lui demandait de venir le
récupérer à la fin de la guerre. La même chose se faisait avec des mules, des
chevaux, des motos, des maisons, et en général avec tout ce qu'ils aimaient. Par
exemple ils choisissaient la meilleure maison de chaque village, de chaque
ville, et ils y faisaient loger l'armée ou des fonctionnaires. Ces faits sont
bien connus.
Pour autant,
après la guerre, la réunion de la Comité des Alliés à Paris en 1946, a conclu
que l'Allemagne doit payer pour indemniser la Grèce (au-delà de ce que la Grèce
exige elle-même), 7 milliards 100 millions de dollars qui avaient la valeur de
marché en 1938.
Selon nos
données -que la Banque de Grèce nous a fournies-, pour faire la comparaison
aujourd’hui, nous avons calculé que ce montant équivaut à 108 milliards d'euros,
sans intérêt. Il s'agit seulement de la dette des « réparations » pour les
dommages causés à l'économie de la Grèce.
Ce n’est pas
nous que nous avons décidé ce montant. Les Alliés ont décidé de faire payer les
Allemands. Ils ont également décidé de faire payer les autres pays de l'Axe,
c'est à dire, l'Italie et la Bulgarie, qui ont été les pays qui ont conquis la
Grèce. Ces deux pays ont déjà payé.
Cependant,
l'Allemagne n'a pas encore payé. Et la question posée, bien sûr, est la
suivante:
On verrait
jamais des fascistes bulgares et des fascistes italiens en Grèce, si elle
n'était pas conquise par l'Allemagne?
De quel droit,
l’Allemagne croit qu’elle est l’exception et refuse de
payer?
Notez également
qu'elle a indemnisé pour la même raison tous les autres pays pour lesquels des
réparations ont été imposées par la Comité des Alliés à Paris. Cependant
l’Allemagne n’a pas payé uniquement pour la Grèce. Et cette dette n'est que pour
les « réparations »! Pour la destruction de l'économie de notre pays, comme je
l'ai déjà expliqué.
La même chose
ont fait en Pologne et en Yugoslavie, où ils ont forcé ces pays conquises de
leur emprunter de l’argent, cependant pour ces emprunts intérieurs forcés la
Yougoslavie et la Pologne, se sont remboursés. Seulement la Grèce est
l’exception.
De cet emprunt
forcé, les Allemands ont payé seulement à la Grèce les deux premiers versements,
et c'est une reconnaissance de leur part du fait qu'ils doivent bien rembourser
cet emprunt forcé.
Et soulignons
qu’il s’agit des « réparations » à la base de ce qu’ils ont fait à l’économie de
l'État Grec. Mais, il faut aussi mentionner les trésors archéologiques qui ont
certainement volés et qui ne sont pas encore revenus. Soit dit en passant, je
signale que j'ai rencontré le ministre des Affaires étrangères de la Grèce, qui
n'était pas au courant de tout cela.
Et maintenant il
faut procéder aux autres dettes envers les citoyens Grecs:
Il s’agit des
convulsions et des dommages subis, ainsi que des indemnisations pour les
victimes de l'Holocauste. Il s'agit de « l'indemnisation des victimes ». Cette
terminologie est utilisée.
Comme on le
sait, la dernière décision finale du tribunal de Haye ne rend pas dans les
détails et propose que ce conflit doive être résolu par des accords
inter-étatiques des pays impliqués. Ce sujet se transforme donc en sujet
politique. Et bien sûr, on n’a rien reçu de la part de
l’Allemagne!
Tout ce qui est
mentionné ci-dessus est présenté et analysé en détail dans mon livre « Même si
il s’agissait seulement d’un Mark Allemand... ». Le titre veut dire que même si
la dette de guerre était égale à un Mark Allemand, l'Allemagne devrait payer
pour ne pas laisser se reproduire les crimes du passé à cause du Troisième
Reich. C’est à dire qu’il faut payer à titre de garantie.
Et on parle bien
de € 108 milliards qui sont des « réparations », et 54 milliards d'euros qui est
l'emprunt forcé imposée à la Grèce pendant l’occupation.
La question qui
se pose, et je veux en finir avec cette question est:
Pourquoi
l'Allemagne ne veut pas payer ?
Les
gouvernements de la Grèce, n'ont jamais revendiqué. Cependant, ils n’ont jamais
abandonné officiellement et officieusement comme ils m’ont informé à maintes
reprises.
La justification
de leur part, était que afin de demander cela la situation internationale
devrait être favorable... et que les conditions le permettent ... pour que ça
soit possible de le réaliser. Quoi qu'il en soit, laissons les astuces
diplomatiques ... les gouvernements grecs n’ont jamais exigé que l'Allemagne
nous paye ce qu’elle nous doit.
Cr.P.: Mais
l'Allemagne, qu’est ce qu’elle a fait ?
M.Gl.: La
question qui se pose est la suivante:
Les
gouvernements actuels de l'Allemagne nous détestent, à cause de la saga de
'40-'41, quand la Grèce a brisé le mythe de l'invincibilité de l’Axe? Le
gouvernement allemand nous déteste, parce qu’on a renversée tous les projets de
Hitler, et la guerre a prit une route qui a conduit à la défaite du
nazisme?
Le gouvernement
allemand nous déteste –ce que je vais dire est très dur- parce que aujourd'hui
elle n'est pas sous le régime nazie, et a un statut de démocratie (le système
qu’ils veulent ils ont le droit de le posséder), et donc il ne veut pas payer la
Grèce?
Toutes ces
questions se sont traités dans le livre, qui est analytique, tandis qu'un grand
nombre de documentaires sur tout ce que je dis peut justifier que mes propos ne
soient pas absurdes, et pour cette raison j’ai considéré que mon livre est
nécessaire, ainsi que pour résoudre la confusion autour de ce
sujet.
Cr.P.: Le peuple
grec qu’est qu’il faut faire pour réclamer le remboursement de cette dette de
l'Allemagne envers la Grèce?
M.Gl.: Je l’ai
dit à plusieurs reprises que le sujet de la dette allemande envers la Grèce,
devrait passer aux mains du peuple grec. On doit créer des associations dans
tout le territoire Grec, qui vont combattre pour protéger notre droit
d’indemnisation. C’est ce qu’on mérite. Nous ne demandons rien de plus que
d’être indemnisés. On ne demande pas de mendicité. Notre demande et réclamation,
envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent.
Etant donnée que l’Allemagne a rendu tout ce qu’elle devait aux autres États,
on ne comprend pas pourquoi la Grèce est l’exception!
Le Conseil
national de revendication de la dette de l’Allemagne envers la Grèce, a appelé
au boycott des produits allemands. Et toute de suite le Collectif des Avocats,
les Associations Médicales et la Chambre Technique ont accepté.
En outre, 60
députées de Syriza porteront l'affaire à l’Assemblée Nationale ; nous avons déjà
présenté les documents pertinents qui sont obligatoires pour que le débat puisse
avoir lieu et toutes les parties donneront leur avis.
Si certains
citoyens Grecs veulent traiter ce sujet de façon autonome, au-delà du Conseil
national de la revendication de la dette de l’Allemagne envers la Grèce, il n'y
a pas d'objection, puisqu'il s'agit de se battre sur cette question, à travers
n'importe quelle manière.
Le peuple en
Grèce est en train de s’organiser, des comités ont été formés dans de nombreuses
régions de notre pays (au Pirée, à Thessalonique, à Patras, à Kalamata, en
Crète, etc), et elles ont officiellement commencé la procédure de réclamation.
Des centaines de municipalités ont obtenu des décisions unanimes sur cette
question.
Nous combattons
pour que ce sujet devienne la propriété du peuple grec et afin qu’on puisse tous
unies combattre pour obtenir ce qu’on mérite.
* Il faut ici
souligner que le 20 Novembre 2012, de sa propre initiative, Horst Raichnempach
a demandé de rencontrer Manolis Glezos en Grece, et ils ont discute sur la
question de la dette de l'Allemagne envers la Grèce, où il a été avisé de cette
interview traduite en allemand.
Traduction du
Grec : Lazaros Mavromatidis
Μ.Γλέζος: Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε
«Έχω πει επανειλημμένως ότι αυτή η υπόθεση
του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα, πρέπει να περάσει στα χέρια του
ελληνικού λαού. Πρέπει να δημιουργηθούν οργανώσεις σε ολόκληρη την Ελλάδα,
οι οποίες θα διεκδικούν το δίκαιο. Αυτό που δικαιούμαστε. Δεν ζητάμε τίποτα
παραπάνω από το δίκαιό μας. Δεν επαιτούμε. Απαιτούμε και αξιώνουμε να μας
δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε, και που τα έχουν δώσει σε όλα τα
άλλα κράτη εκτός από την Ελλάδα!» ο ήρωας της Εθνικής Αντίστασης Μανόλης Γλέζος, εξηγεί στην Κρυσταλία Πατούλη και το tvxs, όλα τα
ζητήματα γύρω από το χρέος της Γερμανίας προς την Ελλάδα, με αφορμή το νέο του
βιβλίο «Και ένα μάρκο να ήταν…», συμμετέχοντας στον δημόσιο διάλογο του tvxs.gr.
Μ.Γλ.: Το κίνητρο που με οδήγησε να γραφτεί το βιβλίο είναι η
επικαιροποίηση του θέματος και μία σύγχυση που υπάρχει γύρω από τις οφειλές
της Γερμανίας προς την Ελλάδα.
Κρ.Π.: Δηλαδή;
Μ.Γλ.: Δεν είναι ξεκαθαρισμένο απολύτως το θέμα. Κατά τη γνώμη μου, ένα τμήμα του πληθυσμού της χώρας γνωρίζει, αλλά ένα άλλο, που είναι και το μεγαλύτερο, δεν το γνωρίζει.
Κρ.Π.: Δηλαδή;
Μ.Γλ.: Δεν είναι ξεκαθαρισμένο απολύτως το θέμα. Κατά τη γνώμη μου, ένα τμήμα του πληθυσμού της χώρας γνωρίζει, αλλά ένα άλλο, που είναι και το μεγαλύτερο, δεν το γνωρίζει.
Γιατί μας οφείλει η Γερμανία, και τι ακριβώς μας οφείλει είναι η μία
πλευρά. Και το γιατί δεν μας τα έχει δώσει ως τώρα, είναι η άλλη
πλευρά.
Ας εξετάσουμε πρώτα το θέμα «Τί μας οφείλει η Γερμανία;».
Επειδή όμως, υπάρχουν προβλήματα ορολογίας εδώ, και γίνεται αρκετή σύγχυση,
πρέπει να το ξεκαθαρίσουμε.
Όταν ένα κράτος νικήσει ένα άλλο κράτος, όλα εκείνα τα υλικά που σχετίζονται με τα θέματα της διεξαγωγής του πολέμου, κατάσχονται, και δικαιωματικά, σύμφωνα με τους διεθνής νόμους, ανήκουν στο κράτος – κατακτητή.
Δηλαδή, ότι συλληφθεί, για παράδειγμα, από το κράτος που κάνει την κατοχή
μιας χώρας, σχετικά με τα όπλα που θα βρει από το στρατό που θα
κατακτήσει, αλλά και τα όπλα που βρίσκονται στα εργοστάσια ή στις αποθήκες του
κράτους, ή και ένα εργοστάσιο κατασκευής πυρομαχικών ή όπλων, όλα αυτά
θεωρούνται λάφυρα πολέμου, και δεν έχουν σχέση με τα προβλήματα των
οφειλών που συζητάμε τώρα.
Εν ολίγοις, ότι βρήκαν οι Γερμανοί σε όπλα ή σε πυρομαχικά από τις
ελληνικές αποθήκες ή από εργοστάσια που παρήγαγαν πυρομαχικά (όπως το περίφημο
Μπαρουτάδικο), ήταν λάφυρα πολέμου και δικαιωματικά ανήκουν στον
κατακτητή, οπότε, δεν υπολογίζονται στα θέματα των οφειλών προς το άλλο κράτος,
από τη στιγμή που λήγει ένας πόλεμος. Δεν συζητάμε, λοιπόν, γι’ αυτά και
πρέπει να διαλυθεί η σύγχυση που υπάρχει σχετικά με αυτό το θέμα.
Οι οφειλές τις Γερμανίας προς την Ελλάδα, είναι δύο κατηγοριών: Οφειλές προς το Δημόσιο και οφειλές προς τους πολίτες. Είναι, μία διαχωριστική γραμμή, η οποία πρέπει ευκρινώς να την ξεκαθαρίσουμε.
Τις οφειλές προς το Δημόσιο τις ονομάζουμε γενικά
«επανορθώσεις» και τις άλλες «αποζημιώσεις προς τους
πολίτες».
Οι «επανορθώσεις», που είναι το κύριο θέμα, δημιουργήθηκαν από τη στιγμή που η Γερμανία επενέβη στην οικονομία της χώρας μας, και άρπαξε, λήστεψε, και στην ουσία την κατέστρεψε.
Τα μέτρα, λοιπόν, που πήρε τότε η κυβέρνηση της Γερμανίας, ο
κατοχικός στρατός, είναι τα εξής:
Μόλις μπήκε μέσα ο γερμανικός στρατός, ακολουθούσε ένα συνεργείο
οικονομολόγων που είχε σχεδιάσει από πριν, το τι θα κάνει στην Ελλάδα. Και το
πρώτο μέτρο τους ήταν:
Το 51% όλων των μετοχών, όλων των κρατικών επιχειρήσεων (των λεγόμενων ΔΕΚΟ) και όλων των μεγάλων ιδιωτικών επιχειρήσεων, εμπορικών και βιομηχανικών και όλων των τραπεζών, αμέσως να περνάνε στα χέρια των γερμανών.
Όπως είναι γνωστό από την οικονομία, ακόμα και το 15% των μετοχών να
έχει κάποιος σε μία επιχείρηση, κανονίζει όλη την επιχείρηση. Εδώ, όμως, δεν
πρόκειται για το 15%. Πρόκειται για το 51%!
Οπότε, γίνεται αντιληπτό, ό,τι όλη η οικονομία της χώρας πέρασε στα χέρια των Γερμανών. Αυτό, είναι μια πρώτη ληστεία.
Και πάμε σε μία δεύτερη ληστεία:
Αναβίωσαν την Οθωμανική «δεκάτη» και την εφάρμοσαν όσο μπορούσαν καλύτερα: Το 10% της αγροτικής παραγωγής υποχρεωτικά περνούσε αμέσως στα χέρια τους, χωρίς κανένα αντάλλαγμα.
Μια τρίτη ληστεία, ήταν η εξής:
Υπήρχε μία διάταξη της Χάγης, που έλεγε ότι ο λαός μιας χώρας ο
οποίος έχει κατακτηθεί, υποχρεούται να διατρέψει τον στρατό κατοχής. Το
1907, όμως, ύστερα από επεμβάσεις ανθρωπιστικών οργανώσεων τέθηκε μία
ακροτελεύτια φράση, η οποία έλεγε: «Εάν δύναται». Δηλαδή, να
τους διατρέφει, αλλά, εάν δύναται!
Για να δούμε, λοιπόν, αυτό το «εάν δύναται», εδώ στην Ελλάδα:
Το εκστρατευτικό σώμα της στρατιάς του Βίλχεμ Φον Λιστ που κατέκτησε
τη χώρα, το αποτελούσαν 500.000 στρατός. Ακολούθησαν και 250.000 του στρατού της
Ιταλίας που ήταν στην Αλβανία, οπότε σύνολο ήταν 750.000. Ακολούθησε και το
πρώτο σώμα στρατού της Βουλγαρίας, που ήταν 60.000, και φτάνουμε στο σύνολο
810.000 στρατού!
Ήταν δυνατόν ο ελληνικός λαός να διαθρέψει 810.000 στρατό; Και επιπλέον, όλων αυτών, υποχρεώθηκε μόνο η Ελλάδα, κατ’ εξαίρεση όλων των άλλων εθνών που είχαν κατακτήσει οι Γερμανοί, να διατρέφει και το εκστρατευτικό σώμα της Γερμανίας που πολεμούσε στην Αφρική (για το οποίο αγνοώ τον ακριβή αριθμό του).
Άρα, δεν μπορούσε να πληρώσει αυτή την υποχρέωση. Δεν ήταν δυνατόν. Και γι’
αυτό οι Γερμανοί, που ήταν πάντοτε νομότυποι και ήθελαν να είναι εντάξει
με τους νόμους της Χάγης, άρα και με το «εάν δύναται», έκαναν (μαζί
με τους Ιταλούς, βέβαια) τον εξής… λογαριασμό:
Ότι είναι παραπάνω (κάτι που οι ίδιοι το καθόριζαν) από το «εάν δύναται», μετατρέπεται σε δάνειο της Ελλάδας, προς τη Γερμανία και την Ιταλία. Κατ’ αυτόν τον τρόπο, δημιουργήθηκε και το αναγκαστικό δάνειο.
Μία άλλη σύγχυση που υπάρχει, είναι αυτό που λέγεται ότι οι Γερμανοί
κατέσχεσαν τον χρυσό που υπήρχε στην Τράπεζα της Ελλάδος. Αυτό
είναι λάθος.
Η κυβέρνηση της 4ης Αυγούστου, πήρε όλο το χρυσό (δεν άφησε ούτε μια ουγγιά!), μαζί με την ντροπή της, φεύγοντας προς τη Μέση Ανατολή, μετά Αφρική και μετά Αγγλία.
Αντ’ αυτού, τί βρήκε όμως η Γερμανία;
Βρήκε όλα τα κέρματα τα ασημένια, τα νικέλινα, τα χάλκινα, κλπ., τα οποία τα κατέσχεσε, τα έλιωσε, και πήρε γύρω στους 77 τόνους χαλκό, 19 τόνους νικέλιο, 9 τόνους ασήμι και διάφορα άλλα πολύτιμα, και για όλα αυτά μας έδωσε 109 χρυσές λίρες Αγγλίας, για να μην… έχουμε παράπονο ότι δεν μας πληρώνει!
Άλλο πράγμα που έκανε:
Όλοι οι Γερμανοί στρατιώτες, ήταν εφοδιασμένοι με το πλαστό κατοχικό χαρτονόμισμα, το οποίο, συνήθως, ήταν πενηντάρικο. Με αυτό το πενηντάρικο έτρωγαν στα εστιατόρια, πήγαιναν στα καφενεία, αγόραζαν ότι ήθελαν από τα περίπτερα, έμπαιναν γενικά στα καταστήματα, αγόραζαν και πλήρωναν με αυτά τα «λεφτά».
Οι Έλληνες, λοιπόν, δεν καταλάβαιναν τι έγραφαν τα γοτθικά γράμματα,
έβλεπαν μόνο τον αριθμό «50» και καταλάβαιναν ότι είναι ένα πενηντάρικο. Την
άλλη μέρα που πήγαν στις Τράπεζες για να εισπράξουν την αντιστοιχία του σε
δραχμές, το πήραν οι υπάλληλοι της Τράπεζας, και ανέλαβαν τα ανώτερα κλιμάκια,
για να δουν τι είναι ακριβώς αυτό το χαρτονόμισμα, δηλαδή, τι
αντιπροσωπεύει.
Τους είχαν πει, τότε, απ’ ότι θυμάμαι, ότι ένα μάρκο αντιστοιχούσε σε μία
δραχμή. Εξέτασαν, λοιπόν, το τραπεζογραμμάτιο για να δούνε ποια τράπεζα το έχει
εκδώσει. Έγραφε επάνω, ότι το έχει εκδώσει η Reichs Credit Kassensheine,
ένα κρατικοπιστωτικό ίδρυμα.
Ανοίξανε, λοιπόν, τον κατάλογο των τραπεζών, και δεν αναφερότανε στον
κατάλογο των τραπεζών,το Reichs Credit Kassensheine, δηλαδή, αυτό το
συγκεκριμένο κρατικοπιστωτικό ίδρυμα.
Επίσης, ούτε υπογραφή υπουργού οικονομικών υπήρχε, αλλά ούτε και υπογραφή
του τραπεζίτη που εξέδωσε αυτό το τραπεζογραμμάτιο.
Υπήρχε μονάχα, ένας κόκκινος αριθμός, ο οποίος ήταν ο αύξων αριθμός του συγκεκριμένου τραπεζογραμματίου.
Υπήρχε μονάχα, ένας κόκκινος αριθμός, ο οποίος ήταν ο αύξων αριθμός του συγκεκριμένου τραπεζογραμματίου.
Αυτό το γεγονός, λοιπόν, ήταν μία πρώτη ληστεία όλου του Ελληνικού πληθυσμού με αυτά τα πλαστά τραπεζογραμμάτια.
Η δεύτερη μορφή ληστείας ήταν η ακόλουθη:
Πήγαινε στο περίπτερο ένας Γερμανός φαντάρος, για παράδειγμα, και αγόραζε, με αυτό το πλαστό τραπεζογραμμάτιο, ένα πακέτο τσιγάρα που έκαναν 6 δραχμές και ζητούσε και τα ρέστα! Έπαιρνε, δηλαδή, και ρέστα σε ελληνικές δραχμές!
Γι αυτό το θέμα, είναι καταγεγραμμένο από Έλληνες συγγραφείς και ένα
χαρακτηριστικό επεισόδιο:
Πήγε ένας Γερμανός σε ένα κουρείο, ξυρίστηκε, και μόλις τράβηξε το πλαστό
πενηντάρικο να πληρώσει, του είπε ο κουρέας: «Δωρεάν! Στο χαρίζω!». Έφυγε ο
φαντάρος, και οι θαμώνες που ήταν στο κουρείο αναρωτήθηκαν: «Γιατί τον έδιωξες
και δεν πληρώθηκες;». Και τότε ο κουρέας τους απάντησε: «Ε, όχι να πληρώνουμε
και τα κερατιάτικα!». Διότι, και θα τον ξύριζε και θα τον πλήρωνε!
Πάμε τώρα, στην τρίτη μορφή ληστείας, με το πλαστό χαρτονόμισμα:
Πάμε τώρα, στην τρίτη μορφή ληστείας, με το πλαστό χαρτονόμισμα:
Η κυβέρνηση της κατοχής, είχε να αντιμετωπίσει το εξής
πρόβλημα:
Απ’ όλα τα χαρτονομίσματα που κυκλοφορούσαν, δεν ήταν μονάχα το ελληνικό,
δεν ήταν μόνο αυτό το πλαστό γερμανικό, ήταν και το γνήσιο το γερμανικό, ήταν
και η ιταλική λιρέτα η ψεύτικη, όπως και η ιταλική λιρέτα η αληθινή. Επίσης,
ήταν και το βουλγαρικό λέβα, αλλά και το αλβανικό χαρτονόμισμα.
Είπε, λοιπόν η ελληνική κυβέρνηση στους Γερμανούς, ότι, δεν μπορούμε να τα βγάλουμε πέρα με όλα αυτά. Θα πρέπει κατά κάποιον τρόπο να δεχτείτε να αποσύρετε το χαρτονόμισμα (το πλαστό). Και τότε οι Γερμανοί απάντησαν: Ναι, να το αποσύρουμε, αλλά θα το πληρώσετε. Θα το αγοράσετε! Η αγορά αυτή, κόστισε στην Ελλάδα, γύρω στις 530.000 χρυσές λίρες Αγγλίας!
Κάντε τώρα το λογαριασμό:
Μας έδωσαν 109 χρυσές λίρες Αγγλίας για τα νομίσματα, και για όλη τη ληστεία που έκαναν με το πλαστό χαρτονόμισμα, μας υποχρέωσαν σε χειρότερης μορφής ληστεία, έναντι 530.000 χρυσών λιρών Αγγλίας.
Πέρα από αυτά, βέβαια, υπήρχαν και οι επιτάξεις.
Συναντούσαν για παράδειγμα κάποιον με ένα ποδήλατο; Τον σταματούσαν και του
έλεγαν: Κατάσχεται, πάρε ένα χαρτί και στο τέλος του πολέμου, έλα να το πάρεις
πίσω. Το ίδιο γινόταν με μουλάρια, με άλογα, με μοτοσυκλέτες, με σπίτια, με ότι
τους άρεσε. Έκαναν κατάσχεση π.χ. σε ένα σπίτι, το καλύτερο σπίτι του κάθε
χωριού, της κάθε κωμόπολης, για να μείνει ο στρατός ή ένας αξιωματικός. Αυτά τα
γεγονότα είναι πασίγνωστα.
Για όλα αυτά, συνήλθε η δεκαεννιαμελής διασυμμαχική επιτροπή, στο Παρίσι, το 1946, και κατελόγισε ότι η Γερμανία πρέπει να δώσει στην Ελλάδα (πέρα από εκείνα που ζητούσε η ίδια η Ελλάδα), 7 δισεκατομμύρια 100 εκατομμύρια δολλάρια, αγοραστικής αξίας του 1938.
Αυτό, σύμφωνα με στοιχεία που μας έδωσε η Τράπεζα Ελλάδος για να κάνουμε
την παραβολή, και μας έκανε η ίδια την παραβολή, ισοδυναμεί με 108
δισεκατομμύρια ευρώ, χωρίς τους τόκους. Αυτά είναι η οφειλή των επανορθώσεων
για τη ζημιά που προκάλεσαν στην οικονομία της Ελλάδας.
Δεν το αποφασίσαμε εμείς αυτό το ποσόν. Οι Σύμμαχοι αποφάσισαν να το πληρώσουν οι Γερμανοί. Το ίδιο αποφάσισαν να πληρώσουν και οι άλλες χώρες του άξονα, δηλαδή, η Ιταλία και η Βουλγαρία, οι οποίες ήταν οι χώρες που κατέκτησαν την Ελλάδα. Αυτές οι δύο χώρες τα πλήρωσαν.
Η Γερμανία, όμως, δεν έχει πληρώσει. Και το ερώτημα που προβάλει, αβίαστα,
είναι: Θα βλέπανε ποτέ οι Βούλγαροι φασίστες και οι Ιταλοί φασίστες την Ελλάδα,
εάν δεν την κατακτούσε η Γερμανία;
Με ποιό δικαίωμα, αυτοεξαιρείται η Γερμανία και δεν πληρώνει;
Επίσης, να σημειώσω ότι έχει πληρώσει όλες τις άλλες χώρες για τις
επανορθώσεις που της κατελόγισε η διασυμμαχική επιτροπή του Παρισιού, και
δεν έχουν πληρώσει μόνο την Ελλάδα. Κι αυτό το χρέος τους, είναι μόνο για τις
επανορθώσεις! Για την καταστροφή της οικονομίας της χώρας μας, που εξήγησα
ήδη.
Κρ.Π.: Για το αναγκαστικό δάνειο;
Μ.Γλ.: Συνήψαν με άλλες δύο χώρες, αναγκαστικά δάνεια, με την Γιουγκοσλαβία και την Πολωνία, τις οποίες και εξόφλησαν, αλλά δεν έχουν εξοφλήσει ακόμα την Ελλάδα.
Κρ.Π.: Για το αναγκαστικό δάνειο;
Μ.Γλ.: Συνήψαν με άλλες δύο χώρες, αναγκαστικά δάνεια, με την Γιουγκοσλαβία και την Πολωνία, τις οποίες και εξόφλησαν, αλλά δεν έχουν εξοφλήσει ακόμα την Ελλάδα.
Από αυτό το αναγκαστικό δάνειο, οι Γερμανοί πλήρωσαν μόνο δύο δόσεις στην Ελλάδα, και αυτό είναι και μία αναγνώριση πως όντως υπάρχει αυτό το δάνειο.
Αυτά, είναι ως προς το Δημόσιο. Αλλά, ως προς το Δημόσιο,
συμπεριλαμβάνονται και οι αρχαιολογικοί θησαυροί τους οποίους έχει
αρπάξει και βέβαια δεν έχει επιστρέψει. Παρεμπιπτόντως, αναφέρω ότι συνάντησα
υπουργό εξωτερικών της χώρας μας, ο οποίος αγνοούσε αυτό το θέμα.
Και προχωρώ με τις άλλες οφειλές, προς τους πολίτες:
Δηλαδή, για τις κατασχέσεις και για τις καταστροφές που έχουν υποστεί, όπως και για τα θύματα των ολοκαυτωμάτων. Αυτές είναι οι αποζημιώσεις στα θύματα. Αυτή η ορολογία χρησιμοποιείται.
Και προχωρώ με τις άλλες οφειλές, προς τους πολίτες:
Δηλαδή, για τις κατασχέσεις και για τις καταστροφές που έχουν υποστεί, όπως και για τα θύματα των ολοκαυτωμάτων. Αυτές είναι οι αποζημιώσεις στα θύματα. Αυτή η ορολογία χρησιμοποιείται.
Όπως είναι γνωστό με την τελευταία απόφαση του δικαστηρίου της Χάγης που δεν μπαίνει στην ουσία του θέματος, και αφήνει το ζήτημα να το λύσουν με διακρατικές συμφωνίες τα εμπλεκόμενα στις υποθέσεις αυτές, κράτη, το θέμα είναι πολιτικό. Και φυσικά τίποτα δεν μας έχει δώσει!
Όλα τα παραπάνω τα διαπραγματεύομαι στο βιβλίο μου «Και ένα μάρκο να ήταν…». Ο τίτλος υπονοεί, ότι και ένα
μάρκο να ήταν, έπρεπε να πληρώσει η Γερμανία για να μην επαναληφθούν στο μέλλον,
τα ανοσιουργήματα, τα οποία διέπραξαν ως Γ’ Ράιχ. Να τα πληρώσει, ως εγγύηση,
δηλαδή.
108 δισεκατομμύρια ευρώ είναι οι επανορθώσεις, και 54 δισεκατομμύρια ευρώ είναι το αναγκαστικό δάνειο.
Το ερώτημα που προκύπτει, και θέλω να ολοκληρώσω με αυτό, είναι:
Για ποιο λόγο η Γερμανία δεν τα δίνει;
Οι κυβερνήσεις τις Ελλάδας, δεν τα διεκδίκησαν. Όμως, δεν παραιτήθηκαν και ποτέ -όπως μας έχουν πει επανειλημμένως- από τα δικαιώματα μας, αλλά και δεν τα αξίωσαν ποτέ.
Το δικαιολογητικό ήταν, ότι έπρεπε να είναι η διεθνής συγκυρία τέτοια ώστε…
και οι συνθήκες να το επιτρέπουν ώστε… να γίνει εφικτή η πραγματοποίηση. Τέλος
πάντων, ας αφήσουμε τα διπλωματικά κόλπα… οι ελληνικές κυβερνήσεις δεν αξίωσαν
από τη Γερμανία να μας πληρώσει αυτά που μας οφείλει.
Κρ.Π.: Η οφηλέτρια χώρα, όμως, η Γερμανία;
Μ.Γλ.: Το ερώτημα που προκύπτει είναι ένα:
Κρ.Π.: Η οφηλέτρια χώρα, όμως, η Γερμανία;
Μ.Γλ.: Το ερώτημα που προκύπτει είναι ένα:
Μας μισούν οι σημερινές κυβερνήσεις της Γερμανίας, επειδή με το έπος του ’40-’41, η Ελλάδα συνέτριψε τον μύθο του αήττητου άξονα; Μας μισούν οι γερμανικές κυβερνήσεις, διότι ανατρέψαμε όλα τα σχέδια του Χίτλερ, και πήρε άλλο δρόμο ο πόλεμος; Ο πόλεμος της ήττας του ναζισμού;
Μας μισούν οι Γερμανικές κυβερνήσεις –είναι κάτι σκληρό αυτό που θα πω- διότι, εάν σήμερα δεν βρίσκεται κάτω από ναζιστικό καθεστώς η σημερινή Γερμανία, και έχει ένα καθεστώς δημοκρατίας (αυτό που θέλει, δικαίωμα δικό της), και γι αυτό δεν εξοφλεί αυτά που οφείλει απέναντι στην Ελλάδα;
Αυτά είναι τα ερωτήματά μου. Και αυτά τα γράφω στο βιβλίο, το οποίο είναι
αναλυτικό, και παράλληλα με έναν μεγάλο αριθμό ντοκουμέντων για όλα όσα
υποστηρίζω, και γι αυτόν τον λόγο το θεώρησα αναγκαίο, αλλά και για να λυθεί η
όποια σύγχυση.
Διότι δεν υπάρχει καμία συμφωνία, ούτε non paper από πλευράς της Ελλάδας, ότι παραιτούμαστε της διεκδίκησης αυτής της οφειλής της Γερμανίας προς τη χώρα μας.
Κρ.Π.: Οι Έλληνες πολίτες τι πρέπει να κάνουν προς την κατεύθυνση της
διεκδίκησης της εξόφλησης αυτού του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα;
Μ.Γλ.: Έχω πει επανειλημμένως ότι αυτή η υπόθεση του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα, πρέπει να περάσει στα χέρια του ελληνικού λαού.
Μ.Γλ.: Έχω πει επανειλημμένως ότι αυτή η υπόθεση του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα, πρέπει να περάσει στα χέρια του ελληνικού λαού.
Πρέπει να δημιουργηθούν οργανώσεις σε ολόκληρη την Ελλάδα, οι οποίες θα
διεκδικούν το δίκαιο. Αυτό που δικαιούμαστε. Δεν ζητάμε τίποτα παραπάνω από το
δίκαιό μας. Δεν επαιτούμε. Απαιτούμε και αξιώνουμε να μας δώσουν οι Γερμανοί
αυτά που μας οφείλουνε. Και που τα έχουν δώσει σε όλα τα άλλα κράτη εκτός από
την Ελλάδα!
Ως Εθνικό Συμβούλιο Διεκδίκησης των Οφειλών της Γερμανίας προς την Ελλάδα, προτείναμε στον ελληνικό λαό να κηρύξει μποϊκοτάζ στα γερμανικά προϊόντα. Και το αποδέχτηκαν αμέσως οι δικηγορικοί σύλλογοι της Ελλάδας, οι ιατρικοί σύλλογοι και το Τεχνικό Επιμελητήριο. Και γι αυτό το λόγο, εφόσον το πρότειναν τρεις βασικοί φορείς του ελληνικού λαού, είπαμε ότι θα πρέπει να το αποδεχτεί και ολόκληρος ο ελληνικός λαός. Και επιμένουμε.
Επίσης, 60 βουλευτές του Σύριζα θα φέρουν το θέμα στη Βουλή, έχουν
υποβάλει τα σχετικά έγγραφα, για να γίνει η συζήτηση όπου υποχρεωτικά πρέπει να
πάρουν μέρος όλα τα κόμματα για να πουν την άποψή τους, και έχουμε προτείνει
επίσης, τον σχηματισμό διακομματικής επιτροπής στη Βουλή, προς την διεκδίκηση
του ίδιου θέματος.
Αν κάποιοι Έλληνες, θέλουν να λειτουργήσουν αυτόνομα, πέραν δηλαδή του
Εθνικού Συμβουλίου Διεκδίκησης των Οφειλών της Γερμανίας προς την Ελλάδα,
δεν υπάρχει καμία αντίρρηση, αφού το θέμα είναι να παλεύουν για το θέμα αυτό,
μέσω οποιουδήποτε πλαισίου ή μη.
Υπάρχει ήδη οργάνωση του λαού σε όλη την Ελλάδα, έχουν σχηματιστεί επιτροπές σε πάρα πολλά μέρη της χώρας μας (στον Πειραιά, στη Θεσσαλονίκη, στην Πάτρα, στην Καλαμάτα, στην Κρήτη, κλπ), όπου έχει αρχίσει η διεκδίκηση. Εκατοντάδες Δήμοι έχουν πάρει αποφάσεις ομόφωνες, γύρω από το θέμα.
Επιδιώκουμε να γίνει κτήμα ολόκληρου του ελληνικού λαού και να αγωνιστεί
σύσσωμός ο ελληνικός λαός.-
---*Η συγκεκριμένη συνέντευξη Μανόλη Γλέζου στην Κρυσταλία Πατούλη για το tvxs, διαβάστηκε μεταφρασμένη αυτούσια στον Χορστ Ράιχνεμπαχ, στην συνάντησή του με τον Μανόλη Γλέζο στις 20 Νοεμβρίου 2010.
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