vendredi 9 août 2013

Habermas - Le plus grand philosophe allemand contemporain critique la politique antisociale et anti-européenne de Merkel

Habermas - Le plus grand philosophe allemand contemporain critique la politique antisociale et anti-européenne de Merkel - (texte en anglais, à traduire à partir de l'allemand vers le grec et le français.) - Recopiez le lien dans votre barre d'espace s'il ne fonctionne pas. - http://www.spiegel.de/international/germany/juergen-habermas-merkel-needs-to-confront-real-european-reform-a-915244.html - Habermas est le continuateur de la grande "Ecole de Francfort", d'Adorno et Walter Benjamin.

Une belle histoire vraie (de 1945) : Le « Mataroa », destin français d’une jeunesse grecque

Une belle histoire vraie (de 1945) : Le « Mataroa », destin français d’une jeunesse grecque
Ce navire néo-zélandais a transporté une grande partie des jeunes étudiants grecs proches de la Résistance vers la France. Beaucoup deviendront des intellectuels franco-grecs renommés... tels Castoriadis. Voir l'article complet de La Croix ici, avec vidéo : http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Le-Mataroa-destin-francais-d-une-jeunesse-grecque-2013-08-06-995438 (Si le lien ne fonctionne pas, recopiez-le dans votre barre de navigation). Et aussi, sur le même sujet : Un album de jazz en mémoire Stéphane Tsapis est musicien de jazz, membre du groupe Kaïmaki, qui a réalisé l’album Mataroa. " (...) Mataroa est un travail collectif, mais c’est un sujet qui me tenait particulièrement à cœur, notamment à cause de mes origines grecques. Mon père est grec, il est arrivé en France pendant la dictature, en 1969, et ma mère est française. Les milieux culturels grecs étaient naturellement tournés vers la France. Leur langue était le français. Et l’Institut français d’Athènes était particulièrement important à l’époque. Octave Merliet et Roger Milliex étaient des « personnalités ». J’ai essayé de trouver des livres. Ceux de Kédros, notamment, La Résistance grecque et Les Kapetanios. J’ai aussi contacté Jean-Michel Milliex, le fils de Roger Milliex, qui gardait beaucoup de souvenirs de l’époque. Je suis allé en Grèce, où j’ai rencontré les vieux. Et j’ai fouillé pour trouver les chants révolutionnaires, qui ont joué un rôle très important pendant la guerre. Aussi, j’ai découvert le poète Yannis Ritsos. En 1944, il avait déclamé son poème Lettre à la France sur la place Syntagma, à Athènes. Comme tous les résistants, il était vraiment impressionné par ce qui se passait à Paris. A la Libération, ils disaient « Notre Paris est libéré ! ». Leur regard était tourné vers la France, où la Résistance réussissait ce que les Grecs n’étaient pas arrivés à faire : prendre le pouvoir. La première partie de l’album est basée sur le récit d’André Kédros, avec des poèmes de Yannis Ritsos, que l’on a mis en musique. La seconde partie est consacrée aux chants révolutionnaires, que j’ai réussi à retrouver dans des librairies d’Athènes. » http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Un-album-de-jazz-en-memoire-2013-08-06-995439

jeudi 18 avril 2013

Une campagne de solidarité avec la Grèce : Superbe document (en français) qui dresse un tableau des dramatiques difficultés actuelles, et qui présente des alternatives en cours :

Une campagne de solidarité avec la Grèce : 

Superbe document (en français) qui dresse un tableau des dramatiques difficultés actuelles, et qui présente des alternatives en cours :

http://www.solidarity4all.gr/sites/www.solidarity4all.gr/files/galliko.pdf


Rappel :

Une délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi » sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai 2013.
Cette délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard, signataire de l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra notamment à Athènes et à
Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous les amis grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs analyses et demandes, envisager
ensemble des propositions alternatives à la crise de la démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre compte en France de la situation sur
place.
Cette délégation de Nantes (France) sera disponible pour toute rencontre, conférence et débat-publics (de préférence dans des cadres
institutionnels informels, associatifs ou universitaires, mais indépendants des milieux officiels et des dirigeants politiques et économiques responsables de
la crise grecque).
À très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...

Tous contacts jusqu'au 21 avril : mailto:jesuisgrec@numericable.fr

lundi 15 avril 2013

Newsletter I am Greek / Je suis grec - Numéro 8

Λόγω αλληλεγγύης είμαι και εγώ Ελληνας
Εκκληση της Νάντης / Appel de Nantes
Call from Nantes / Llamado desde Nantes
Newsletter ενημερωτικό δελτίο
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Bulletin d'information
Boletín informativo
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# 08
Par solidarité, je suis Grec aussi !
Solidarity with the Greek people ! - I, too, am Greek !
¡ Por solidaridad, yo también soy griego !
Nantes
17 AVR
2013
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Για να λαμβάνετε αυτό το ενημερωτικό δελτίο, στείλτε ένα email από τη διεύθυνσή σας με θέμα τη λέξη "subscribe" . < > Pour recevoir gratuitement cette newsletter, j'adresse un mail depuis mon adresse de réception, avec en objet le mot « subscribe » ou « inscription ». < > To receive this newsletter, I send an email from my address received with the subject line the word "subscribe". < > Para recibir este boletín, les envío un correo electrónico desde mi dirección de recibido con la línea de asunto la palabra "subscribe” > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > mailto:jesuisgrec@numericable.fr


Chers amis, nous reprenons la publication de ce bulletin pour vous annoncer qu'une délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi » sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai 2013.
Cette délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard, signataire de l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra notamment à Athènes et à Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous les amis grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs analyses et demandes, envisager ensemble des propositions alternatives à la crise de la démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre compte en France de la situation sur place.
Cette délégation de Nantes (France) sera disponible pour toute rencontre, conférence et débat-publics (de préférence dans des cadres institutionnels informels, associatifs ou universitaires, mais indépendants des milieux officiels et des dirigeants politiques et économiques responsables de la crise grecque).
À très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...
Tous contacts jusqu'au 22 avril : mailto:jesuisgrec@numericable.fr

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Au sommaire de ce bulletin n°8 :

PAGE 2 : La Grèce, nouvelle terre de profit, d'après Médiapart
PAGE 2 et 3 : Les mesures d'austérité violent la Constitution et le droit international, extrait d'un texte de Georges Katrougalos, repris par Caroline Luigi et le CADTM
PAGE 3 et 4 : Des nouvelles d'Okeanews et de Panogiotis Grigoriou : Greek crisis
PAGE 5 à 8 : (Bilingue - μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής : À propos de la délégation en Grèce de « Je suis grec ». Pourquoi nous avons refusé les invitations reçues.

La Grèce, nouvelle terre de profits

Nous citons l'introduction de cet article intéressant paru la semaine dernière
sur le média en ligne Médiapart

11 avril 2013 | Par Amélie Poinssot
Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d'eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L'eau est un bien public, ce n'est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l'été dernier, pour s'opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.
« Nous ne sommes pas employés par ces entreprises, mais nous nous mobilisons car nous pensons que l'eau symbolise à la fois l'essence même du bien public, et tout ce que l'on est en train de perdre en Grèce aujourd'hui : c'est une question de droit le plus fondamental, celui de l'accès à l'eau. » Cette initiative civique a lancé une pétition qui compte aujourd'hui près de 18 000 signatures et espère bien faire entendre sa voix auprès des députés grecs.
Las, les acteurs du dossier passeront probablement outre. Ils ont le champ libre : l'ensemble des privatisations a été confié en 2011 à une structure ad hoc, le Taiped – le Fonds de valorisation du patrimoine de l'État grec. Cette structure mise en place sous la pression des créanciers du pays, la Troïka (Commissiohttp://jesuisgrec.blogspot.com/n européenne, BCE, FMI), est devenue de facto la propriétaire d'un immense portefeuille qu'elle doit vendre petit à petit à des investisseurs. Objectif ? Éponger une partie de la dette de l'État en vendant des entreprises publiques (cession complète ou prise de participation), des concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et des propriétés immobilières.
Au total, plus d'une quarantaine de lots apparaissent aujourd'hui sur la liste des biens à vendre – une liste destinée à s'allonger et qui s'est déjà enrichie de nouveaux éléments ces derniers mois. Sauf que les objectifs financiers du programme sont bien loin de combler la dette abyssale du pays (plus de 300 milliards d'euros aujourd'hui) : le Taiped table désormais sur 9,5 milliards d'euros de ventes d'ici à 2015, contre les 19 milliards encore officiellement visés il y a quelques mois…, et alors que l'objectif initial était de 50 milliards, lorsque ce programme de privatisations a été annoncé par les représentants de la Troïka en visite à Athènes, en février 2011.
En réalité, dans un marché en pleine récession – pour la sixième année consécutive –, les entreprises grecques ne valent pas bien cher et le gouvernement n'est pas tellement en position de force pour négocier… Mais l'argent récolté est-il, au fond, vraiment le but ? Lorsque nous nous étions rendus au Taiped en octobre dernier (lire ici), il nous avait été expliqué que le but était « de transformer complètement l'économie grecque » : « Peu importe, en fait, les sommes que l'on va tirer de ces ventes. Il ne s'agit pas tant de collecter de l'argent que de libéraliser l'économie. » (…)
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Un extrait du blog franco-grec de Caroline Luigi
Article intégral sur le lien : http://carolineluigi.blogspot.fr/2013/04/5042013.html

Les mesures d’austérité violent la Constitution grecque et le droit international, par Georges Katrougalos, professeur de droit public à l’Université Démocrite (Extrait)

[...] Les mesures d’austérité imposées à la Grèce par les mémorandums, leurs décrets d’application et les traités de prêt internationaux afférents, constituent une infraction grave à l’ordre juridique constitutionnel, européen et international, à la fois en termes de procédure et de droit positif : d’abord, aucun des deux traités de prêt n’a été ratifié par le parlement, contrairement à ce que prévoit l’article 36 § 2 de la constitution grecque. En effet, les deux traités contiennent des dispositions tellement exorbitantes sur la souveraineté nationale, qu’un certain nombre de parlementaires ne pourraient accepter de les adopter.

Plus précisément, les garanties de respect et de protection de la souveraineté nationale prévues par le droit constitutionnel et le droit international sont bafouées par la levée de l’immunité sur les questions relevant de la souveraineté nationale qui figure dans ces traités : en plus du transfert de facto de la souveraineté économique en faveur de la « troïka » pour toutes les décisions importantes, et comme le refus de se soumettre empêcherait d’obtenir la partie suivante du prêt, les traités comprennent également une levée explicite d’immunité, qui selon l’avis juridique joint, s’étend également aux questions relevant de la « souveraineté nationale ». Celle-ci dépasse largement les levées d’immunité d’exécution habituellement prévues et acceptées par le droit international.

Plus important encore, les mesures d’austérité violent plusieurs principes constitutionnels structurels (tels que les principes d’égalité des charges publiques et de l’État social de droit des articles 4 § 5 et 25 § 1 de la Constitution grecque) et des droits sociaux fondamentaux (articles 21, 22 et 23 de la même constitution). Elles violent également les garanties essentielles de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et le droit international du travail. Par exemple, la législation d’application des mémorandums a imposé d’importantes réductions de salaire, non seulement pour les fonctionnaires et les employés du secteur public dépendant du droit privé, mais également pour les employés du secteur privé, portant ainsi atteinte aux conventions collectives en vigueur. Il s’agit là d’une violation claire de l’autonomie collective, garantie par l’article 22 § 2 de la Constitution grecque et d’un certain nombre de traités internationaux, notamment l’article 8 de la Convention n° 151 de 1978 de l’Organisation internationale du travail et l’article 6 de la Charte sociale européenne.

Cependant, la Grèce ne dispose pas d’un tribunal constitutionnel et les tribunaux ordinaires ont jusqu’à présent, dans leur majorité, accepté ces mesures comme constitutionnelles, les justifiant par l’état de nécessité auquel fait face l’économie grecque. Ce n’est que récemment que la Cour des comptes a déclaré à l’unanimité l’inconstitutionnalité de la dernière vague de diminutions des retraites et la Cour de cassation celle de la réduction du salaire des juges. (...)

Traduction Hélène Tagand en collaboration avec Virginie de Romanet
Source (article complet + renvois): http://cadtm.org/La-dette-grecque-a-la-lumiere-du 

Des nouvelles du site d'information Okeanews

Nous donnons ici quelques nouvelles de ce site indispensable pour suivre l'actualité grecque.


« Après plus de 400 articles et plus d'un an d'existence, OkeaNews passera payant. C'est le prix à payer pour rester indépendant et alternatif. C'est le prix à payer pour une actualité quotidienne en français venant de Grèce.  Ce choix, difficile, surtout quand on est adepte de l'open source et de la licence creative commons, s'est imposé au fil du temps. De plus en plus suivi par les journalistes, de plus en plus copié et/ou plagié, le site ne permet pourtant pas de vivre de ce travail. Des messages de soutien me parviennent et me donnent de l'élan pour poursuivre, mais il est temps de se professionnaliser. Explications.
(…) Comment aider la Grèce ? Comment aider les grecs ? Quelles possibilités avons nous, en tant que citoyen, de ne plus nous sentir complètement inutiles et dépassés par les évènements ? Quelles actions sont possibles ?
Autant de questions auxquelles OkeaNews tentera de répondre une fois que l'avenir du site et de ses auteurs sera assuré. Des mouvements de solidarité ont déjà commencé (...). OkeaNews y répondra et proposera les actions solidaires en accès libre.  Une chose est certaine, la population grecque a toujours et aura encore besoin d'une aide extérieure, qu'elle soit matérielle, financière ou morale.
J'ai encore ce souvenir des larmes d'émotions de cette Athénienne à qui j'expliquais pourquoi j'avais créé OkeaNews : par amour pour la Grèce, par réaction à cette injustice que subit la population grecque et pour lutter contre la désinformation.
Mais c'est encore trop peu et nous devons proposer une manière d'aider, par solidarité, parce que nous sommes tous grecs, ou parce que nous le deviendrons tous.
Pour cela, la solidarité doit aussi s'engager pour que le site OkeaNews survive. » (Texte issu du cite).
Okeanos
Des témoignages de lecteurs de ce site d'information :
"Je vous remercie pour ce site d'informations sur la Grèce qui est un pays que mes parents m'ont fait découvrir pour la première fois, alors que j'étais gamine, il y a quelques cinquante ans. La Grèce nous a séduits. Nous y avons passé beaucoup de beaux moments à la rencontre de personnes magnifiques. J'ai aimé de tous coeur ces hommes et ces femmes qui à l'époque se battaient contre la junte des colonels. Les grecs m'ont appris le sens du mot "liberté et démocratie". J'y ai vécu mes premières amours et j'ai tant de souvenirs. Ces hommes et ces femmes ne méritent pas ce qu'on dit d'eux, ni ce qu'on leur fait.. C'est ignoble et je suis en rage contre tous ces préjugés, cette méchanceté.. ça me révulse l'âme.
Ne lâchez rien. J'espère que l'on vous aidera à garder ce site actif. Je ne viens pas vous lire tous les jours mais je relaie vos articles chaque fois que possible. Merci encore d'être présent et de vous battre pour ce magnifique pays, pour ces hommes et ces femmes courageux."
"Je voulais simplement vous féliciter de cet effort de diffusion d'informations indépendantes et non uniformes auprès d'un public qui souvent n'a pas d'autres moyens d'accéder à des nouvelles fiables. Bravo d'une étudiante grecque à Paris !"

"Ce site est vraiment excellent, je vous remercie de prendre le temps de l'alimenter; et pour tout le travail derrière : bravo. Je trouve votre entreprise formidable."




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Panogiotis Grigoriou : Greek crisis - Carnet de notes d'un ethnologue en Grèce
Une analyse sociale journalière de la crise grecque - Temps du vent mauvais

Un jour de mai 2010, le Fond Monétaire International, l'œil de l'Union Européenne et la Banque centrale Européenne ont fait irruption dans notre vie quotidienne. La Troïka et les “Troïkans” modifient nos existences et nos comportements. Il y a un avant et un après. Comme lors d'une entrée en guerre ou d'une occupation. Un vent mauvais, un poison ambiant, une mise à mort de nos petites et grandes habitudes une mutation collective rapide, suspendue à la perte de nos repères. Désormais on plonge, y compris dans les quartiers chics... dans les poubelles...


À propos de la délégation en Grèce
de « Je suis grec ».
Pourquoi nous avons refusé les invitations reçues.
L'année dernière, à la fin de l'hiver 2012, au moment où le retentissement de l'Appel « Je suis grec » a été le plus fort, nous avons été invités, d'ailleurs très aimablement, en délégation nombreuse et tous frais payés, à venir visiter la Grèce, notamment par un « Think tank » et par une région tenue par le parti « Nouvelle Démocratie ». Mais nous n'avons pas pu accepter ces cadeaux matériels qui pouvaient nous mettre dans une situation de dépendance avec des organisations institutionnelles grecques qui risquaient de limiter notre liberté et notre disponibilité.
Pour information, voici plus bas le courrier que nous leur avons fait alors parvenir.
Nous avons donc préféré attendre une année, et prévoir un voyage plus modeste, payé sur « l'argent de poche » des voyageurs français eux-mêmes venus de Nantes. (À propos, nous sommes éventuellement intéressés par des locations modiques de chambres d'hôtels ou d'appartements, à Athènes ou à Thessalonique, dans la période du 23 avril au 2 mai. Contacter : « jesuisgrec@numericable.fr ».)



Nantes, le 19 février 2012, 19 Φεβρουαρίου 2012.

μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit de l'original français par Nikos Vlandis


Κύριες και κύριοι,
Πριν λίγες μέρες, δεχτήκαμε τις προσκλήσεις σας να έρθουμε στην Ελλάδα για πολλές μέρες, μία γαλλική αντιπροσωπία της Έκκλησης της Νάντης "από αλληλεγγύη, είμαι κι εγώ Έλληνας": σαράντα με πενήντα άτομα για την "Εύρηκα" στη Θεσσαλονίκη, και μια δωδεκαριά για την περιοχή της Θεσσαλίας.

Σας ευχαριστούμε ειλικρινά για τις ευγενικές σας προσκλήσεις, που δείχνουν την επίπτωση που είχε η Έκκλησή μας στην ελληνική κοινωνία που δοκιμάζεται δραματικά από τα μέτρα λιτότητας της Τρόικας. Να είστε σίγουροι πως συγκινηθήκαμε από την αναγνώρισή σας.

Κατά τα άλλα, οι προσκλήσεις σας αντιστοιχούν στην επιθυμία μας να συναντήσουμε επειγόντως ευθέως τον ελληνικό λαό, από τον οποίο έχουμε πολλά να μάθουμε, και, αν είναι δυνατόν, να συνοδευτούμε από δημοσιογράφους της Δυτικής Ευρώπης, ώστε να αντιληφθούμε τις δυσκολίες της χώρα σας, την αξιοπρέπειά της και τις αυθεντικές πρωτοβουλίες αλληλεγγύης που οργανώνονται εκεί επί του παρόντος.

Ωστόσο, αφού το σκεφτήκαμε σοβαρά, αδυνατούμε να δεχτούμε την προσφορά σας. Πράγματι, ακόμη κι αν αναζητήσουμε οικονομικά μέσα μετακίνησης και καταλύματα, δεν θα μας φαινόταν ηθικά αποδεκτό να ξοδέψουμε σημαντικά ποσά δημοσίου ή παρα-δημοσίου χρήματος, την ώρα που ο Ελληνικός λαός αντιμετωπίζει τόσες σκληρές ελλείψεις, ακόμη και διατροφής, στέγασης, εκπαίδευσης, και πρόνοιας των αδυνάμων.

Ελπίζω πως θα κατανοήσετε τα κίνητρα της άρνησής μας και θα μας συγχωρήσετε. Δεν είναι πρόθεσή μας να πληγώσουμε το συναίσθημα της αξιοπρέπειάς σας, που είναι ένα από τα μαθήματα που η Ελλάδα έδωσε σε ολόκληρο τον κόσμο.

Πράγματι, στον διάλογο του Πρωταγόρα, ο Πλάτωνας θυμάται τον μύθο σύμφωνα με τον οποίο ο Δίας με αγγελιοφόρο τον Ερμή δίνει στους ανθρώπους την τεχνη που τους λείπει ακόμη, μετά από την τεχνική και την εργασία: αυτήν που τους επιτρέπει να ζήσουν μαζί χωρίς αλληλοσκοτωμούς, την "πολιτική τέχνη", της οποίας μία από τις βάσεις είναι η Αιδώς, λέξη που εξηγεί στη γλώσσα την ελληνική την έννοια της ντροπή και της αισχύνης, και επομένως εξίσου την έννοια της τιμής, του σεβασμού, της αξιοπρέπειας, του μέτρου, της δικαιοσύνης εν τέλει.

(Θα ήτανε άσκοπο εδώ να προσεγγίσουμε το μεγάλο θέμα της "κοινής αξιοπρέπειας" του Άγγλου συγγραφέα και πολέμαχου κατά της απολυταρχίας Τζωρτζ Ώργουελ: "κοινή αξιοπρέπεια", "αξιοπρέπεια όλων", ή ακόμη "βασική εντιμότητα" που ξεχωρίζει τον λαό από τις ευνοούμενες τάξεις).

Ωστόσο, σύντομα θα προγραμματίσουμε ένα ταξίδι σπουδής και συναντήσεων στην Ελλάδα, με δικά μας μέσα. Γι' αυτό, θα δημοσιεύσουμε μία ανοιχτή πρόσκληση για ενίσχυση σε όλους τους φίλους της Ελλάδας που επιθυμούν ώστε το κίνημα "Είμαι Έλληνας και εγώ" να μείνει ενεργό και αποδοτικό στην υπηρεσία των συμπολιτών σας, ανεξάρτητο από οικονομικές και θεσμικές δυνάμεις.

Επι τη ευκαιρία αυτού του ταξιδιού στην Ελλάδα, θα σας κάνουμε έκκληση πιθανόν να μας παράσχετε μία μετριοπαθή βοήθεια σε πρακτικά μέσα σε ό,τι αφορά τις συναντήσεις (αίθουσες συναντήσεων, επικοινωνία για τις συναντήσεις, τεχνική υποστήριξη).

Όμως αυτό που μπορείτε να προσκομίσετε, κύριες και κύριοι, το πιο σημαντικό είναι κατ' αρχάς οι ιδέες σας, η εμπειρία σας ως Έλληνες πολίτες και η ελεύθερη σκέψη σας. Πράγματι, η πολύ οξεία κρίση, υλική και ηθική, που έχει επηρεάσει επί του παρόντος την Ελλάδα, μα και απειλεί πραγματικά τις άλλες ευρωπαϊκές χώρες, απαιτεί εκ μέρους μας διανοητικό θάρρος να κάνουμε πέρα τα βραχυπρόθεσμα ενδιαφέροντά μας και τις διανοητικές μας αγκυλώσεις του παρελθόντος. Αυτή η κρίση επιβάλλει να εφεύρουμε επειγόντως καινούργιες συλλήψεις του κοινωνείν και της συμβίωσης στην Ευρώπη, καινούργιες μορφές οικονομίας και δημοκρατίας. Χρειαζόμαστε, λοιπόν, από εσάς και από όλους τους Έλληνες να φανταστούμε μαζί μία νέα, κοινή ιδρυτική μας δέσμευση, που θα μπορούσε να τιτλοφορείται "Έκκληση της Νάντης και της Θεσσαλονίκης, και της Αθήνας και του Παρισιού".

Εν αναμονή μιας τέτοιας εξέλιξης και, εφόσον αυτή η απάντηση θα δοθεί σε όλες τις νέες προσκλήσεις που θα μας έρθουν εν τέλει, θεωρούμε πως μας είναι επιτρεπτό να καταθέσουμε εδώ μία πρόταση σε όλα τα άτομα εν Ελλάδι που θα διέθεταν προϋπολογισμό προερχόμενο από δημόσιο χρήμα ή από ιδιωτικά μέσα αποκτημένα εντίμως: θα ήταν δυνατόν να ξοδευτούν οι ώς άνωθι πόροι στην δικαστική έρευνα ώστε ο ελληνικός λαός να μπορέσει να απευθυνθεί σε διεθνή δικαστήρια βασιζόμενος σε Συνθήκες που υπερβαίνουν εθνικές και ευρωπαϊκές νομοθεσίες, όπως π.χ. την Χάρτα του Συμβουλίου της Ευρώπης για τα κοινωνικά δικαιώματα και στη Συνθήκη του ΟΗΕ του 1966 για τα οικονομικα, κοινωνικά και πολιτισμικά δικαιώματα.

Από πλευράς του, το κίνημά μας "Είμαι και εγώ Έλληνας" θα προσπαθήσει να κινηθεί σε αυτήν την κατεύθυνση, σε συνεργασία με εθελοντές Έλληνες φίλους, προσκαλώντας μίαν διεθνή νομική ομάδα εργασίας.

Είναι επίσης πιθανό Έλληνες καλοπροαίρετοι που θα διέθεταν τα υλικά μέσα να μπορούσαν να εκκινήσουν επί του παρόντος μίαν εκστρατεία ευαισθητοποίησης της κοινής γνώμης, ώστε να προτρέψουν τον υπουργό δικαιοσύνης σας να καταθέσει μία προσφυγή στο Διεθνές Δικαστήριο της Χάγης ώστε να δικαστούν επιτέλους οι γερμανικές αποζημιώσεις του πολέμου, που, 70 χρόνια μετά τα γεγονότα, εκτιμώνται σε 332 με 575 εκ. δολάρια. (Ας ξεκαθαρίσουμε εδώ πως δεν θέλουμε να τροφοδοτήσουμε ένα αντιγερμανικό συναίσθημα, και ότι αναγνωρίζουμε πως ο Γερμανικός λαός είναι φιλικά διακείμενος απέναντι στην Ελλάδα και θαυμάζει μάλιστα τον ηρωικό ρόλο που έπαιξαν οι Έλληνες στην ευρωπαϊκή αντίσταση κατά του ναζισμού.)

Τι πιστεύετε για τις προτάσεις αυτές;

Ελπίζοντας πως αυτές οι προοπτικές θα σας ενδιαφέρουν, σας παρακαλούμε, κυρίες και κύριοι, να πιστέψετε στα συναισθήματα αλληλεγγύης που τρέφουμε για τον ελληνικό λαό, και σας προσκαλούμε να μείνουμε σε επαφή.
Luc Douillard,
pour « Je suis grec aussi » / association « Nantes est une fête / N.e.u.f. »

μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit de l'original français par Nikos Vlandis
Nantes, le 19 février 2012 / 19 Φεβρουαρίου 2012.

Mesdames, Messieurs, chers correspondants,

Il y a quelques jours, nous avons reçu vos invitations à faire venir en Grèce pour plusieurs jours une délégation française de l'Appel de Nantes « Par solidarité, je suis grec aussi » : quarante à cinquante personnes pour la fondation « Eureka » à Thessalonique, et une douzaine de personnes pour la région de Thessalie.

Nous tenons à vous remercier très sincèrement de ces aimables invitations, qui illustrent l'écho provoqué par notre Appel dans la société grecque dramatiquement violentée par les mesures d'austérité de la Troïka. Croyez que nous sommes touchés par votre reconnaissance.

Et par ailleurs vos invitations correspondent à notre vœu urgent de rencontrer directement le peuple grec, dont nous avons tant à apprendre, et si possible accompagné de journalistes d'Europe occidentale, afin de rendre compte des difficultés de votre pays, de sa pleine dignité et des initiatives originales de solidarité qui s'y organisent actuellement.

Pour autant, après y avoir réfléchi sérieusement, nous ne pouvons pas accepter votre offre. En effet, même en choisissant des transports économiques et des hébergements modestes, il ne nous semblerait pas acceptable moralement de faire dépenser des sommes importantes d'argent public ou para-public, alors que le peuple grec manque cruellement de tout en ce moment, même parfois pour nourrir, abriter, éduquer et soigner les personnes les plus fragiles.

J'espère que vous comprendrez les motifs de notre refus et que vous nous excuserez. Nous n'avons pas voulu heurter le sentiment de décence, qui est d'ailleurs l'un des enseignement de la Grèce au monde entier.

En effet, dans le dialogue du Protagoras, Platon rappelle le mythe selon lequel Zeus par l'intermédiaire d'Hermès donne aux hommes l'art qui leur manque encore après la technique et le travail : ce qui leur permettrait de vivre ensemble sans s'entretuer, c'est l' « art politique » dont l'une des bases est l' « Aidôs », mot qui exprime en langue grecque les notions de pudeur, de honte, de respect, de vergogne, et donc également de sens de l'honneur, de la dignité, de la décence, de la mesure, de la justice enfin.

(Ce serait d'ailleurs à rapprocher du grand thème de la « common decency » de l'écrivain anglais prolétarien antitotalitaire Georges Orwell : « décence ordinaire », « morale commune », ou encore « honnêteté élémentaire » qui distingue le peuple des classes profiteuses.)

Cependant, nous allons prochainement prévoir un voyage d'étude et de rencontres en Grèce, par nos propres moyens. Pour cela, nous allons monter une souscription ouverte à tous les amis de la Grèce qui souhaitent que le mouvement « Je suis grec aussi » reste créatif et efficient au service de vos concitoyens, indépendamment des puissances économiques et institutionnelles.

À l'occasion de ce voyage en Grèce, nous ferons peut être appel à vous pour fournir une aide modeste et désintéressée en mise à dispositions de moyens pratiques de rencontre et de dialogue (salles de réunion, communication des rencontres, service technique).

Mais ce que vous pouvez apporter de plus important, mesdames, messieurs, ce sont d'abord vos idées, votre expérience de citoyens grecs et votre libre réflexion. En effet, la très grave crise matérielle et morale qui touche actuellement la Grèce, et qui menace réellement les autres pays européens, exige de notre part à tous du courage intellectuel et de nous déprendre de nos intérêts à court terme et de nos rigidités mentales dépassées. Cette crise nous invite à inventer en urgence de nouvelles conceptions du « vivre ensemble » en Europe, de nouvelles formes de l'économie et de la démocratie. En clair, nous avons besoin de vous et de tous les Grecs pour imaginer ensemble un nouvel engagement fondateur commun qui pourrait s'intituler « Appel de Nantes-Thessalonique et de Athènes-Paris ».

Dans cette attente, et puisque cette réponse sera donnée à toutes les nouvelles invitations qui nous parviendraient éventuellement, nous nous permettons de donner ici une suggestion à toutes les personnes qui en Grèce disposeraient de budgets disponibles d'argent public ou privé honnêtement gagné : il est possible de le dépenser utilement en finançant des études juridiques pour que le peuple grec puisse recourir devant les tribunaux supranationaux en s'appuyant sur les traités s'imposant aux législations nationales et européennes, telles que la Charte du Conseil de l'Europe sur droits sociaux et le Pacte de l'ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels de 1966.

Pour sa part, notre mouvement « Je suis grec aussi » va essayer de travailler dans ce sens, en concertation avec tous les amis grecs volontaires, en invitant à créer une équipe de travail juridique internationale.

Il est également possible à toutes les personnes grecques de bonne volonté qui disposeraient de moyens matériels de lancer maintenant une vaste campagne d'opinion afin d'inciter votre ministre de la justice à déposer un recours devant le Tribunal international de la Haye afin qu'il statue enfin sur la dette issue de l'emprunt forcé d'occupation de l'Allemagne envers la Grèce et sur les réparations de guerre, qui 70 ans après les faits, sont estimées parfois à environ 332 à 575 milliards de dollars. (Précisons ici que nous ne voulons nullement alimenter un sentiment anti-germanique, et que nous savons que le peuple allemand compte beaucoup d'amis sincères de la Grèce et d'admirateurs du rôle héroïque des Grecs dans la résistance européenne au nazisme.)

Que pensez-vous de ces suggestions ?

En espérant que ces perspectives vous intéresseront, nous vous prions, mesdames, messieurs, de croire en nos sentiments solidaires pour le peuple grec, et nous vous invitons à rester en contact.


Luc Douillard,
pour « Je suis grec aussi » / association « Nantes est une fête / N.e.u.f. »













dimanche 17 mars 2013

Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »




Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »
Tous les pans de la société s'effondrent en Grèce depuis que cette crise est traitée par un remède qui ne guérit toujours pas le malade : explosion du chômage et de la pauvreté, dérive d'un gouvernement vers une répression toujours plus scandaleuse et toujours très peu médiatisée. Au bord de la crise humanitaire, le pays est déjà dans une crise sanitaire : beaucoup n'ont plus accès aux traitements médicaux et les hôpitaux publics ont de plus en plus de mal à gérer leurs malades sans les moyens adéquats.
Pour répondre à ce problème, le collectif  "solidarité franco-grecque pour la santé" lance un appel aux citoyens et organisations françaises. Un appel à solidarité dont le pays va devoir avoir de plus en besoin. OkeaNews répond et signe cet appel que vous pouvez lire, signer et partager .
Le site du collectif : solidaritéfrancogrecque


APPEL DU COLLECTIF « SOLIDARITÉ FRANCO-GRECQUE POUR LA SANTÉ »
AUX CITOYEN-NE-S ET AUX ORGANISATIONS FRANÇAISES
Les politiques d’austérité néolibérales imposées par la Troïka avec la complicité des gouvernements en place mènent la Grèce au désastre, mettant en danger la santé et la vie de la population. On assiste ainsi à la recrudescence des dépressions, à la prolifération de pathologies telles que l’hypertension, les maladies cardiaques, le cancer, ainsi qu’à la réapparition de maladies pendant longtemps disparues, comme la tuberculose et le paludisme. Le chômage est aussi cause d’une mortalité accrue. En même temps, de nombreuses catégories de la population, notamment celles qui sont les plus vulnérables : enfants, femmes enceintes, familles monoparentales, malades chroniques, migrants, personnes dépendantes, personnes handicapées… sont en danger, étant privées de soins et de suivi adéquats.
Cette augmentation considérable des besoins se heurte à un système public de santé qui s’effondre et se trouve incapable d’y répondre. La réduction brutale des dépenses publiques de santé et de protection sociale à un moment où la fréquentation des hôpitaux publics ne cesse d’augmenter crée un problème sanitaire qui frôle la catastrophe humanitaire.
Le nombre des personnes n’ayant plus accès à l’assurance maladie (plus d’un tiers de la population) et de celles qui, tout en bénéficiant d’une couverture sociale, n’ont plus les moyens de payer les tickets modérateurs et les médicaments nécessaires augmente à un rythme alarmant.
Des politiques du même type se développent en France et dans d’autres pays d’Europe, du Sud en particulier, car les gouvernements poursuivent le démantèlement des services publics. Nous voulons le rétablissement d’un service de santé public, gratuit, universel et de qualité partout en Europe.
Devant une telle situation, l’heure est au rassemblement et à la solidarité en France et en Grèce. En Grèce, des réponses populaires se développent sous forme de pharmacies et dispensaires sociaux autogérés. Mais les besoins qu’ils sont appelés à couvrir dépassent considérablement les moyens dont ils disposent.
Nous voulons apporter tout notre soutien à ces réseaux solidaires grecs, et inscrire cette solidarité à l’échelle européenne :
- en collectant et en envoyant des dons financiers, du matériel médical et pharmaceutique nécessaire aux pharmacies et dispensaires sociaux ;
- en informant sur la crise sanitaire et sociale en Grèce comme sur les politiques qui en sont les causes ;
- en facilitant les contacts directs entre structures de santé, associations et collectifs français et les dispensaires sociaux autogérés, en vue de jumelages éventuels ;
- en créant en France une chaîne européenne de solidarité impliquant les acteurs associatifs, professionnels, politiques, syndicaux.
Nous voulons une Grèce sans Mémorandum où tous et toutes aient accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé, à la dignité. Nous nous inscrirons dans toutes les initiatives porteuses d’une telle ambition et nous saisirons l’occasion de l’Alter-Sommet qui aura lieu les 8 et 9 juin à Athènes pour organiser un convoi solidaire à destination des dispensaires sociaux grecs.


Nous vous invitons aux premiers dons de solidarité à l’occasion d’une
RÉUNION PUBLIQUE LE SAMEDI 23 MARS à 17h00
Espace Maurice Nilès
11, rue du 8 Mai 1945, Bobigny
Métro (ligne 5), Station Bobigny-Pablo Picasso   et
Tramway (ligne T) Arrêt La Ferme

Pour des dons,
no de compte : CCP 27 964 96 A 020
ou chèques à l’ordre du « Convoi Syndical »
à adresser à Convoi Syndical, 25, rue des Envierges, 75020, Paris.

Pour signer l’appel, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante en précisant votre  éventuelle appartenance associative, syndicale ou politique :
Pour toute information concernant le collectif « Solidarité franco-grecque pour la Santé »,
ainsi que pour le suivi des initiatives, veuillez visiter notre page :

Dans le cas ou vous souhaitez partager cet article issu de l'agence d'informations Okeanews relayée par "Je suis grec", vous devez a minima copier également le texte ci-dessous (en conservant le lien) : 
SOURCE : OKEANEWS



Quelques infos concernant Okeanos

Depuis 2010, chaque jour propose son lot de nouveautés en Grèce: rumeurs, préjugés, mythes, plan d'"aide", grexit et mordorandum. Chaque jour depuis juin 2011, Okeanos suit l'actualité de la Grèce, depuis Athènes, et la partage.





mercredi 28 novembre 2012

Connaissez-vous Okeanews ?


Il s'agit d'un site plein d'informations - en français - sur la Grèce: http://www.okeanews.fr/ .
Ce site est excellent [comme ont pu déjà le remarquer à plusieurs reprises les ami-e-s et correspondants de "En solidarité, je suis grec aussi"]... 
 
Mais il a besoin de soutien ! Derrière toutes ces infos, actualisées en temps réel, une seule personne travaille d'arrache-pied pour tenter de faire connaître ce qui se passe dans le pays au quotidien. De nombreux confrères [journalistes] qui suivent la Grèce mais ne parlent pas grec y puisent des informations en français. Tous les francophones intéressés par la Grèce y lisent des nouvelles que l'on ne lit pas forcément ailleurs...

Seulement voilà: Okeanos a besoin de 1000 euros par mois pour continuer à effectuer ce patient travail. Pour le moment, il est loin du compte...

Alors si vous souhaitez soutenir l'information indépendante, un autre regard sur la Grèce et les Grecs, c'est le moment !
 
Vous pouvez effectuer un don en ligne, à partir de la somme de 2 euros... Cela ne prend que quelques minutes !
Merci pour lui,

Amélie, à Athènes
[Nous relayons avec plaisir cet appel d'Amélie, journaliste française en poste en Grèce, et adressons nos amitiés à Okeanews].

mardi 27 novembre 2012

Manolis Glezos: Μ.Γλέζος: Notre demande et réclamation envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε

Μ.Γλέζος: Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε

Manolis Glezos: Notre demande et réclamation envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent.
« Je l'ai dit à plusieurs reprises que le sujet de la dette allemande envers la Grèce, devrait passer aux mains du peuple grec. On doit créer des associations dans tout le territoire Grec, qui vont combattre pour protéger notre droit d’indemnisation. C’est ce qu’on mérite. Nous ne demandons rien de plus que d’être indemnisés. On ne demande pas de mendicité. Notre demande et réclamation, envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent. Etant donnée que l’Allemagne a rendu tout ce qu’elle devait aux autres États, on ne comprend pas pourquoi la Grèce est l’exception! » 

Le héros de la Résistance Grecque Manolis Glezos, explique à Crystalia Patouli et à www.tvxs.gr, tous les points principaux entourant la dette de guerre de l'Allemagne envers la Grèce, à l'occasion de son nouveau livre, « Même si il s’agissait seulement d’un Mark Allemand... ».

Cr.P.: Comment avez-vous décidé d'écrire ce livre?
M.Gl.: La motivation qui m'a amené à écrire ce livre est la nécessité de mettre à jour nos connaissances sur le sujet, afin d’effacer la confusion qui existe autour de la dette de guerre de l'Allemagne envers la Grèce.
Il s’agit d’un sujet qui n’est pas claire. À mon avis, une partie de la population est au courant, mais l'autre, qui est majoritaire, ignore des détails importants.
Pourquoi l'Allemagne nous doit de l’argent, et qu’est qu’elle nous doit exactement est la première partie de ce sujet. Et pourquoi jusqu’à ce jour elle n’a pas réglé sa dette envers nous est l'autre partie.
Considérons d'abord la question « Pourquoi l’Allemagne nous doit de l’argent? » et essayons de la répondre.
Etant donné qu'il y a des problèmes de terminologie ici, qui imposent beaucoup de confusion, on doit clarifier certaines choses.
Lorsqu'un État fait une déclaration de guerre qui est la déclaration formelle de son gouvernement national pour signifier l'état de guerre contre un autre, tous les documents liés aux sujets de la guerre, sont confisqués et selon le droit international, appartiennent à titre juste à l'Etat conquérant (qui dans notre cas était l’Allemagne).
À savoir que tout ce qui a été capturé, par exemple, les armes trouvées dans des usines ou des entrepôts de l'État occupé, ou une usine qui fabrique des armes, sont tous considérés comme butin de guerre, et n'ont aucun rapport avec les problèmes des dettes que nous discutons actuellement.
En bref, tout ce que les Allemands ont trouvé sont considérés comme butin de guerre et appartiennent de droit à l'occupant, donc on ne les compte pas sur les questions de dettes envers d'autres, une fois qu’une guerre ait finie. Nous ne parlons pas de cela donc, et il faut dissoudre la confusion qui existe sur ce sujet.
La dette de guerre de l'Allemagne envers la Grèce est divisé donc en deux grandes catégories: i) Il y a une dette envers l’Etat officiel Grec et ii) il y a une dette envers les citoyens Grecs. Il s’agit d’une ligne de séparation sensible qu’on veut bien clarifier ici.
En ce qui concerne la variété des appellations, la dette de guerre allemande envers l’Etat Grec est en général appelé « réparations » et envers les citoyens « indemnisations ».
Les « réparations », ce qui est le thème principal, est une obligation de l'Allemagne puisque pendant l’Occupation, l’Etat Allemand a intervenu dans l'économie de notre pays, et il l’a dépouillé, et pratiquement détruit.
A ce point présentons les mesures, que le gouvernement allemand de l’époque et l'armée d'occupation ont pris, qui sont les suivants:
Une fois qu’ils sont entrés dans le territoire Grec, suivies d'une équipe d’économistes, ils avaient prévu à l'avance, ce qu’ils voulaient faire en Grèce. Et la première étape était la suivante:
Le 51% des actions de toutes les entreprises publiques, de toutes les grandes entreprises privées (commerciales et industrielles) et de toutes les banques, sont immédiatement passées aux mains des Allemands.
Comme on le sait en économie, quelqu'un même en disposant seulement le 15% des actions d’une entreprise, peut en réalité diriger toute l'entreprise. Cependant dans notre cas il ne s’agit pas de 15%, il s’agit du 51%!
Donc, il est entendu que l'ensemble de l'économie du pays passa directement aux mains des Allemands. Il s'agit donc d'un premier vol.
Et passons donc à un second vol:
Ils ont relancé la «dekati» Ottomane (il s’agit d’une taxe que les Ottomans avaient fondé pendant leur occupation) et l'ont immédiatement appliqué : le 10% de la production agricole nationale passait immédiatement dans leurs mains, sans aucune indemnisation.
Le troisième vol, se présente comme suit:
Il y avait une réglementation du tribunal de Haye, qui disait que les habitants d'un pays qui a été conquis, doivent nourrir l'armée d'occupation. Cependant, en 1907, après des nombreuses interventions humanitaires une phrase qui précisait cette réglementation a été rajoutée. Cette phrase qui a été rajoutée est la suivante : « si il le peut ». Autrement dit, le peuple conquis doit nourrir ses occupants, mais seulement si il le peut!
Allons voir, alors, si en Grèce c’était possible de nourrir l’armée d’occupation :
Le corps expéditionnaire de l'armée de Wilhelm von Liszt qui a conquis le pays, comptait 500.000 hommes. Il faut aussi rajouter 250.000 hommes de l’armée Italien qui l’ont suivi et qui était en Albanie, donc en totale nous sommes aux 750.000 hommes. De plus, le premier corps d'armée en Bulgarie qui comptait 60.000 hommes les a rejoint, et donc en total nous comptons 810.000 hommes d'armée d’occupation!
Comment pouvait être possible que le peuple grec ait les moyens de nourrir 810.000 militaires? En addition seule la Grèce, à l'exclusion de toutes les autres nations occupées par les Allemands, était obligée de nourrir l'armée d'Allemagne qui se battait en Afrique (dont on ignore le nombre exact).
Donc, la Grèce n’avait pas le niveau financier de répondre à cette obligation. Il n'était pas possible. Cependant les Allemands voulaient être toujours en règle et en accord avec les lois du tribunal de Haye, et donc ils ont fait (avec les Italiens, bien sûr) ... le compte suivant:
Ce qui dépasse le fameux phrase «s'il le peut » de la réglementation du tribunal de Haye ils l’ont transformé en prêt intérieur de la Grèce, en faveur de l'Allemagne et de l'Italie. Pour ce faire concrètement, ils ont forcé la Grèce de leur emprunter ce qui ne pouvait pas être inclus dans la phrase « s’il le peut » de la règlementation.
Une autre confusion qui existe, c'est ce qu'il est dit à propos de l'or qui se trouvait dans la Banque de Grèce et qui a été confisqué par les Allemands. Ceci est faux.
Le gouvernement du 4eme Août, prit tout l'or (ils n’ont rien laissé!), et avec leur honte, les membre de ce gouvernement sont allées au Moyen-Orient, puis en Afrique, et enfin en Angleterre.
Au lieu de cela, qu’est ce que l'Allemagne a trouvé?
Ils ont trouvé et rassembler toutes les pièces d'argent, de nickel chromé, de bronze, etc, les on fait fondre et par conséquent ils ont pris environ 77 tonnes de cuivre, 19 tonnes de nickel, 9 tonnes d'argent etc, et ils nous ont donné seulement 109 livres d'Angleterre en or, pour ne pas pouvoir se plaindre que nous sommes pas payés!
Une autre chose qu’ils ont fait:
Tous les soldats allemands, pendant l'occupation, étaient équipés d’un faux billet. Avec ce faux billet ils allaient manger au restaurant, ils allaient aux cafés, et en général ils achetaient tout ce qu'ils voulaient en payant avec cette «monnaie».
Les Grecs, ne comprenaient pas la signification des lettres gothiques qui figuraient sur les billets, et se basant au nombre «50», qui était écrit sur les deux faces de ce billet, ils comprenaient qu’il s’agit de l’argent. Le lendemain, ils allaient à la banque pour échanger cette monnaie en drachme, cependant le personnel de la Banque ne la reconnaissait, et s’est adressé aux supérieurs hiérarchiques, pour définir exactement ce que cette monnaie représente.
On leur avait dit, donc, autant que je me rappelle, que l’équivalent d’un tel Mark Allemand valait une drachme. Par conséquent, ils ont examiné, ces billets pour voir quelle banque les a délivrés. Il était écrit sur les billets, qu’une banque appelée Reichs Credit Kassensheine les a délivré, et qu’il s’agissait d’une institution d’intérêt public.
Ils ont cherché donc une liste des banques, néanmoins cette banque Credit Kassensheine Reichs n’existait nulle part.
De plus, ils n’ont pas trouvé ni la signature du ministre des Finances Allemand, ni la signature du banquier qui a délivré cette monnaie. Il y avait seulement, un chiffre en rouge, qui était le numéro de série du billet.
Ce fait, donc, fut le premier cambriolage de la population grecque avec ces fausses monnaies.
La seconde forme de vol qualifié était la suivante:
Un soldat allemand, par exemple, allait acheter un paquet de cigarettes en utilisant ce faux billet. Si le paquet coûtait 6 drachmes il demandait de lui rendre la monnaie puisque il insistait que son faux billet vaut plus! Il payait en fausse monnaie et il recouperait des drachmes grecques!
Un épisode typique qui se reproduit souvent sur la littérature Grecque de l’époque est le suivant :
Un Allemand est allé dans un salon de coiffure, il a été rasé, et il sort un faux billet pour payer. Le coiffeur lui a dit donc: « Ne me paie pas! C’est offert! ». Le soldat est parti, et les clients qui se trouvaient dans le salon de coiffure ont demandé au coiffeur : « Pourquoi il est parti sans payer ? ». Et donc le coiffeur répondit: « Eh bien, je l’ai rasé mais je ne vais pas le payer aussi pour cela! ». Parce qu’il serait obligé de lui rendre des drachmes en tant que monnaies.
Maintenant, allons à la troisième forme de vol avec ce faux billet:
Le gouvernement de l'occupation, a dû faire face au problème suivant:
Il y avait simultanément beaucoup de différentes monnaies en circulation, comme le drachme grec, la fausse monnaie allemande, la monnaie légale de l'Allemagne, les fausses lirettes italiennes, les lirettes italiennes légales, le lev bulgare, et la monnaie albanaise.
Par conséquent, le gouvernement grec a informé les Allemands, que cette situation ne pouvait pas être gérée par l’Etat. Donc l’Allemagne devrait en quelque sorte accepter de retirer cette fausse monnaie. Et puis les Allemands ont répondu: Oui, on est d’accord de la retirer, mais vous devrez payer. Vous allez l'acheter! Ce marché, a coûté à la Grèce autour de £ 530.000 d'or!
Faites maintenant le compte:
Ils nous ont donné £ 109 pour récupérer les métaux des anciennes monnaies Grecs, et pour cesser nous voler en utilisant ces faux billets, ils nous ont imposé une pire forme de vol, puisque on a été obligés d’acheter tous les faux billets pour £ 530.000 d'or.
Au-delà de cela, bien sûr, il y avait aussi les réquisitions.
Par exemple si un soldat allemand rencontrait quelqu'un qui possédait un vélo, il l’arrêta, il prenait son vélo, il lui donnait un papier et lui demandait de venir le récupérer à la fin de la guerre. La même chose se faisait avec des mules, des chevaux, des motos, des maisons, et en général avec tout ce qu'ils aimaient. Par exemple ils choisissaient la meilleure maison de chaque village, de chaque ville, et ils y faisaient loger l'armée ou des fonctionnaires. Ces faits sont bien connus.
Pour autant, après la guerre, la réunion de la Comité des Alliés à Paris en 1946, a conclu que l'Allemagne doit payer pour indemniser la Grèce (au-delà de ce que la Grèce exige elle-même), 7 milliards 100 millions de dollars qui avaient la valeur de marché en 1938.
Selon nos données -que la Banque de Grèce nous a fournies-, pour faire la comparaison aujourd’hui, nous avons calculé que ce montant équivaut à 108 milliards d'euros, sans intérêt. Il s'agit seulement de la dette des « réparations » pour les dommages causés à l'économie de la Grèce.
Ce n’est pas nous que nous avons décidé ce montant. Les Alliés ont décidé de faire payer les Allemands. Ils ont également décidé de faire payer les autres pays de l'Axe, c'est à dire, l'Italie et la Bulgarie, qui ont été les pays qui ont conquis la Grèce. Ces deux pays ont déjà payé.
Cependant, l'Allemagne n'a pas encore payé. Et la question posée, bien sûr, est la suivante:
On verrait jamais des fascistes bulgares et des fascistes italiens en Grèce, si elle n'était pas conquise par l'Allemagne?
De quel droit, l’Allemagne croit qu’elle est l’exception et refuse de payer?
Notez également qu'elle a indemnisé pour la même raison tous les autres pays pour lesquels des réparations ont été imposées par la Comité des Alliés à Paris. Cependant l’Allemagne n’a pas payé uniquement pour la Grèce. Et cette dette n'est que pour les « réparations »! Pour la destruction de l'économie de notre pays, comme je l'ai déjà expliqué.
La même chose ont fait en Pologne et en Yugoslavie, où ils ont forcé ces pays conquises de leur emprunter de l’argent, cependant pour ces emprunts intérieurs forcés la Yougoslavie et la Pologne, se sont remboursés. Seulement la Grèce est l’exception.
De cet emprunt forcé, les Allemands ont payé seulement à la Grèce les deux premiers versements, et c'est une reconnaissance de leur part du fait qu'ils doivent bien rembourser cet emprunt forcé.
Et soulignons qu’il s’agit des « réparations » à la base de ce qu’ils ont fait à l’économie de l'État Grec. Mais, il faut aussi mentionner les trésors archéologiques qui ont certainement volés et qui ne sont pas encore revenus. Soit dit en passant, je signale que j'ai rencontré le ministre des Affaires étrangères de la Grèce, qui n'était pas au courant de tout cela.
Et maintenant il faut procéder aux autres dettes envers les citoyens Grecs:
Il s’agit des convulsions et des dommages subis, ainsi que des indemnisations pour les victimes de l'Holocauste. Il s'agit de « l'indemnisation des victimes ». Cette terminologie est utilisée.
Comme on le sait, la dernière décision finale du tribunal de Haye ne rend pas dans les détails et propose que ce conflit doive être résolu par des accords inter-étatiques des pays impliqués. Ce sujet se transforme donc en sujet politique. Et bien sûr, on n’a rien reçu de la part de l’Allemagne!
Tout ce qui est mentionné ci-dessus est présenté et analysé en détail dans mon livre « Même si il s’agissait seulement d’un Mark Allemand... ». Le titre veut dire que même si la dette de guerre était égale à un Mark Allemand, l'Allemagne devrait payer pour ne pas laisser se reproduire les crimes du passé à cause du Troisième Reich. C’est à dire qu’il faut payer à titre de garantie.
Et on parle bien de € 108 milliards qui sont des « réparations », et 54 milliards d'euros qui est l'emprunt forcé imposée à la Grèce pendant l’occupation.
La question qui se pose, et je veux en finir avec cette question est:
Pourquoi l'Allemagne ne veut pas payer ?
Les gouvernements de la Grèce, n'ont jamais revendiqué. Cependant, ils n’ont jamais abandonné officiellement et officieusement comme ils m’ont informé à maintes reprises.
La justification de leur part, était que afin de demander cela la situation internationale devrait être favorable... et que les conditions le permettent ... pour que ça soit possible de le réaliser. Quoi qu'il en soit, laissons les astuces diplomatiques ... les gouvernements grecs n’ont jamais exigé que l'Allemagne nous paye ce qu’elle nous doit.
Cr.P.: Mais l'Allemagne, qu’est ce qu’elle a fait ?
M.Gl.: La question qui se pose est la suivante:
Les gouvernements actuels de l'Allemagne nous détestent, à cause de la saga de '40-'41, quand la Grèce a brisé le mythe de l'invincibilité de l’Axe? Le gouvernement allemand nous déteste, parce qu’on a renversée tous les projets de Hitler, et la guerre a prit une route qui a conduit à la défaite du nazisme?
Le gouvernement allemand nous déteste –ce que je vais dire est très dur- parce que aujourd'hui elle n'est pas sous le régime nazie, et a un statut de démocratie (le système qu’ils veulent ils ont le droit de le posséder), et donc il ne veut pas payer la Grèce?
Toutes ces questions se sont traités dans le livre, qui est analytique, tandis qu'un grand nombre de documentaires sur tout ce que je dis peut justifier que mes propos ne soient pas absurdes, et pour cette raison j’ai considéré que mon livre est nécessaire, ainsi que pour résoudre la confusion autour de ce sujet.
Cr.P.: Le peuple grec qu’est qu’il faut faire pour réclamer le remboursement de cette dette de l'Allemagne envers la Grèce?
M.Gl.: Je l’ai dit à plusieurs reprises que le sujet de la dette allemande envers la Grèce, devrait passer aux mains du peuple grec. On doit créer des associations dans tout le territoire Grec, qui vont combattre pour protéger notre droit d’indemnisation. C’est ce qu’on mérite. Nous ne demandons rien de plus que d’être indemnisés. On ne demande pas de mendicité. Notre demande et réclamation, envers les Allemands, se résument à nous rembourser ce qu'ils nous doivent. Etant donnée que l’Allemagne a rendu tout ce qu’elle devait aux autres États, on ne comprend pas pourquoi la Grèce est l’exception!
Le Conseil national de revendication de la dette de l’Allemagne envers la Grèce, a appelé au boycott des produits allemands. Et toute de suite le Collectif des Avocats, les Associations Médicales et la Chambre Technique ont accepté.
En outre, 60 députées de Syriza porteront l'affaire à l’Assemblée Nationale ; nous avons déjà présenté les documents pertinents qui sont obligatoires pour que le débat puisse avoir lieu et toutes les parties donneront leur avis.
Si certains citoyens Grecs veulent traiter ce sujet de façon autonome, au-delà du Conseil national de la revendication de la dette de l’Allemagne envers la Grèce, il n'y a pas d'objection, puisqu'il s'agit de se battre sur cette question, à travers n'importe quelle manière.
Le peuple en Grèce est en train de s’organiser, des comités ont été formés dans de nombreuses régions de notre pays (au Pirée, à Thessalonique, à Patras, à Kalamata, en Crète, etc), et elles ont officiellement commencé la procédure de réclamation. Des centaines de municipalités ont obtenu des décisions unanimes sur cette question.
Nous combattons pour que ce sujet devienne la propriété du peuple grec et afin qu’on puisse tous unies combattre pour obtenir ce qu’on mérite. 

* Il faut ici souligner que le 20 Novembre 2012, de sa propre initiative, Horst Raichnempach a demandé de rencontrer Manolis Glezos en Grece, et ils ont discute sur la question de la dette de l'Allemagne envers la Grèce, où il a été avisé de cette interview traduite en allemand.
Traduction du Grec : Lazaros Mavromatidis

Μ.Γλέζος: Να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε

«Έχω πει επανειλημμένως ότι αυτή η υπόθεση του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα, πρέπει να περάσει στα χέρια του ελληνικού λαού. Πρέπει να δημιουργηθούν οργανώσεις σε ολόκληρη την Ελλάδα, οι οποίες θα διεκδικούν το δίκαιο. Αυτό που δικαιούμαστε. Δεν ζητάμε τίποτα παραπάνω από το δίκαιό μας. Δεν επαιτούμε. Απαιτούμε και αξιώνουμε να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε, και που τα έχουν δώσει σε όλα τα άλλα κράτη εκτός από την Ελλάδα!» ο ήρωας της Εθνικής Αντίστασης Μανόλης Γλέζος, εξηγεί στην Κρυσταλία Πατούλη και το tvxs, όλα τα ζητήματα γύρω από το χρέος της Γερμανίας προς την Ελλάδα, με αφορμή το νέο του βιβλίο «Και ένα μάρκο να ήταν…», συμμετέχοντας στον δημόσιο διάλογο του tvxs.gr.
Μ.Γλ.: Το κίνητρο που με οδήγησε να γραφτεί το βιβλίο είναι η επικαιροποίηση του θέματος και μία σύγχυση που υπάρχει γύρω από τις οφειλές της Γερμανίας προς την Ελλάδα.

Κρ.Π.: Δηλαδή;

Μ.Γλ.: Δεν είναι ξεκαθαρισμένο απολύτως το θέμα. Κατά τη γνώμη μου, ένα τμήμα του πληθυσμού της χώρας γνωρίζει, αλλά ένα άλλο, που είναι και το μεγαλύτερο, δεν το γνωρίζει.
Γιατί μας οφείλει η Γερμανία, και τι ακριβώς μας οφείλει είναι η μία πλευρά. Και το γιατί δεν μας τα έχει δώσει ως τώρα, είναι η άλλη πλευρά.
Ας εξετάσουμε πρώτα το θέμα «Τί μας οφείλει η Γερμανία;».
Επειδή όμως, υπάρχουν προβλήματα ορολογίας εδώ, και γίνεται αρκετή σύγχυση, πρέπει να το ξεκαθαρίσουμε.
Όταν ένα κράτος νικήσει ένα άλλο κράτος, όλα εκείνα τα υλικά που σχετίζονται με τα θέματα της διεξαγωγής του πολέμου, κατάσχονται, και δικαιωματικά, σύμφωνα με τους διεθνής νόμους, ανήκουν στο κράτος – κατακτητή.
Δηλαδή, ότι συλληφθεί, για παράδειγμα, από το κράτος που κάνει την κατοχή μιας χώρας, σχετικά με τα όπλα που θα βρει από το στρατό που θα κατακτήσει, αλλά και τα όπλα που βρίσκονται στα εργοστάσια ή στις αποθήκες του κράτους, ή και ένα εργοστάσιο κατασκευής πυρομαχικών ή όπλων, όλα αυτά θεωρούνται λάφυρα πολέμου, και δεν έχουν σχέση με τα προβλήματα των οφειλών που συζητάμε τώρα.
Εν ολίγοις, ότι βρήκαν οι Γερμανοί σε όπλα ή σε πυρομαχικά από τις ελληνικές αποθήκες ή από εργοστάσια που παρήγαγαν πυρομαχικά (όπως το περίφημο Μπαρουτάδικο), ήταν λάφυρα πολέμου και δικαιωματικά ανήκουν στον κατακτητή, οπότε, δεν υπολογίζονται στα θέματα των οφειλών προς το άλλο κράτος, από τη στιγμή που λήγει ένας πόλεμος. Δεν συζητάμε, λοιπόν, γι’ αυτά και πρέπει να διαλυθεί η σύγχυση που υπάρχει σχετικά με αυτό το θέμα.
Οι οφειλές τις Γερμανίας προς την Ελλάδα, είναι δύο κατηγοριών: Οφειλές προς το Δημόσιο και οφειλές προς τους πολίτες. Είναι, μία διαχωριστική γραμμή, η οποία πρέπει ευκρινώς να την ξεκαθαρίσουμε.
Τις οφειλές προς το Δημόσιο τις ονομάζουμε γενικά «επανορθώσεις» και τις άλλες «αποζημιώσεις προς τους πολίτες».
Οι «επανορθώσεις», που είναι το κύριο θέμα, δημιουργήθηκαν από τη στιγμή που η Γερμανία επενέβη στην οικονομία της χώρας μας, και άρπαξε, λήστεψε, και στην ουσία την κατέστρεψε.
Τα μέτρα, λοιπόν, που πήρε τότε η κυβέρνηση της Γερμανίας, ο κατοχικός στρατός, είναι τα εξής:
Μόλις μπήκε μέσα ο γερμανικός στρατός, ακολουθούσε ένα συνεργείο οικονομολόγων που είχε σχεδιάσει από πριν, το τι θα κάνει στην Ελλάδα. Και το πρώτο μέτρο τους ήταν:
Το 51% όλων των μετοχών, όλων των κρατικών επιχειρήσεων (των λεγόμενων ΔΕΚΟ) και όλων των μεγάλων ιδιωτικών επιχειρήσεων, εμπορικών και βιομηχανικών και όλων των τραπεζών, αμέσως να περνάνε στα χέρια των γερμανών.
Όπως είναι γνωστό από την οικονομία, ακόμα και το 15% των μετοχών να έχει κάποιος σε μία επιχείρηση, κανονίζει όλη την επιχείρηση. Εδώ, όμως, δεν πρόκειται για το 15%. Πρόκειται για το 51%!
Οπότε, γίνεται αντιληπτό, ό,τι όλη η οικονομία της χώρας πέρασε στα χέρια των Γερμανών. Αυτό, είναι μια πρώτη ληστεία.
Και πάμε σε μία δεύτερη ληστεία:
Αναβίωσαν την Οθωμανική «δεκάτη» και την εφάρμοσαν όσο μπορούσαν καλύτερα: Το 10% της αγροτικής παραγωγής υποχρεωτικά περνούσε αμέσως στα χέρια τους, χωρίς κανένα αντάλλαγμα.
Μια τρίτη ληστεία, ήταν η εξής:
Υπήρχε μία διάταξη της Χάγης, που έλεγε ότι ο λαός μιας χώρας ο οποίος έχει κατακτηθεί, υποχρεούται να διατρέψει τον στρατό κατοχής. Το 1907, όμως, ύστερα από επεμβάσεις ανθρωπιστικών οργανώσεων τέθηκε μία ακροτελεύτια φράση, η οποία έλεγε: «Εάν δύναται». Δηλαδή, να τους διατρέφει, αλλά, εάν δύναται!
Για να δούμε, λοιπόν, αυτό το «εάν δύναται», εδώ στην Ελλάδα:
Το εκστρατευτικό σώμα της στρατιάς του Βίλχεμ Φον Λιστ που κατέκτησε τη χώρα, το αποτελούσαν 500.000 στρατός. Ακολούθησαν και 250.000 του στρατού της Ιταλίας που ήταν στην Αλβανία, οπότε σύνολο ήταν 750.000. Ακολούθησε και το πρώτο σώμα στρατού της Βουλγαρίας, που ήταν 60.000, και φτάνουμε στο σύνολο 810.000 στρατού!
Ήταν δυνατόν ο ελληνικός λαός να διαθρέψει 810.000 στρατό; Και επιπλέον, όλων αυτών, υποχρεώθηκε μόνο η Ελλάδα, κατ’ εξαίρεση όλων των άλλων εθνών που είχαν κατακτήσει οι Γερμανοί, να διατρέφει και το εκστρατευτικό σώμα της Γερμανίας που πολεμούσε στην Αφρική (για το οποίο αγνοώ τον ακριβή αριθμό του).
Άρα, δεν μπορούσε να πληρώσει αυτή την υποχρέωση. Δεν ήταν δυνατόν. Και γι’ αυτό οι Γερμανοί, που ήταν πάντοτε νομότυποι και ήθελαν να είναι εντάξει με τους νόμους της Χάγης, άρα και με το «εάν δύναται», έκαναν (μαζί με τους Ιταλούς, βέβαια) τον εξής… λογαριασμό:
Ότι είναι παραπάνω (κάτι που οι ίδιοι το καθόριζαν) από το «εάν δύναται», μετατρέπεται σε δάνειο της Ελλάδας, προς τη Γερμανία και την Ιταλία. Κατ’ αυτόν τον τρόπο, δημιουργήθηκε και το αναγκαστικό δάνειο.
Μία άλλη σύγχυση που υπάρχει, είναι αυτό που λέγεται ότι οι Γερμανοί κατέσχεσαν τον χρυσό που υπήρχε στην Τράπεζα της Ελλάδος. Αυτό είναι λάθος.
Η κυβέρνηση της 4ης Αυγούστου, πήρε όλο το χρυσό (δεν άφησε ούτε μια ουγγιά!), μαζί με την ντροπή της, φεύγοντας προς τη Μέση Ανατολή, μετά Αφρική και μετά Αγγλία.
Αντ’ αυτού, τί βρήκε όμως η Γερμανία;
Βρήκε όλα τα κέρματα τα ασημένια, τα νικέλινα, τα χάλκινα, κλπ., τα οποία τα κατέσχεσε, τα έλιωσε, και πήρε γύρω στους 77 τόνους χαλκό, 19 τόνους νικέλιο, 9 τόνους ασήμι και διάφορα άλλα πολύτιμα, και για όλα αυτά μας έδωσε 109 χρυσές λίρες Αγγλίας, για να μην… έχουμε παράπονο ότι δεν μας πληρώνει!
Άλλο πράγμα που έκανε:
Όλοι οι Γερμανοί στρατιώτες, ήταν εφοδιασμένοι με το πλαστό κατοχικό χαρτονόμισμα, το οποίο, συνήθως, ήταν πενηντάρικο. Με αυτό το πενηντάρικο έτρωγαν στα εστιατόρια, πήγαιναν στα καφενεία, αγόραζαν ότι ήθελαν από τα περίπτερα, έμπαιναν γενικά στα καταστήματα, αγόραζαν και πλήρωναν με αυτά τα «λεφτά».
Οι Έλληνες, λοιπόν, δεν καταλάβαιναν τι έγραφαν τα γοτθικά γράμματα, έβλεπαν μόνο τον αριθμό «50» και καταλάβαιναν ότι είναι ένα πενηντάρικο. Την άλλη μέρα που πήγαν στις Τράπεζες για να εισπράξουν την αντιστοιχία του σε δραχμές, το πήραν οι υπάλληλοι της Τράπεζας, και ανέλαβαν τα ανώτερα κλιμάκια, για να δουν τι είναι ακριβώς αυτό το χαρτονόμισμα, δηλαδή, τι αντιπροσωπεύει.
Τους είχαν πει, τότε, απ’ ότι θυμάμαι, ότι ένα μάρκο αντιστοιχούσε σε μία δραχμή. Εξέτασαν, λοιπόν, το τραπεζογραμμάτιο για να δούνε ποια τράπεζα το έχει εκδώσει. Έγραφε επάνω, ότι το έχει εκδώσει η Reichs Credit Kassensheine, ένα κρατικοπιστωτικό ίδρυμα.
Ανοίξανε, λοιπόν, τον κατάλογο των τραπεζών, και δεν αναφερότανε στον κατάλογο των τραπεζών,το Reichs Credit Kassensheine, δηλαδή, αυτό το συγκεκριμένο κρατικοπιστωτικό ίδρυμα.
Επίσης, ούτε υπογραφή υπουργού οικονομικών υπήρχε, αλλά ούτε και υπογραφή του τραπεζίτη που εξέδωσε αυτό το τραπεζογραμμάτιο.
Υπήρχε μονάχα, ένας κόκκινος αριθμός, ο οποίος ήταν ο αύξων αριθμός του συγκεκριμένου τραπεζογραμματίου.
Αυτό το γεγονός, λοιπόν, ήταν μία πρώτη ληστεία όλου του Ελληνικού πληθυσμού με αυτά τα πλαστά τραπεζογραμμάτια.
Η δεύτερη μορφή ληστείας ήταν η ακόλουθη:
Πήγαινε στο περίπτερο ένας Γερμανός φαντάρος, για παράδειγμα, και αγόραζε, με αυτό το πλαστό τραπεζογραμμάτιο, ένα πακέτο τσιγάρα που έκαναν 6 δραχμές και ζητούσε και τα ρέστα! Έπαιρνε, δηλαδή, και ρέστα σε ελληνικές δραχμές!
Γι αυτό το θέμα, είναι καταγεγραμμένο από Έλληνες συγγραφείς και ένα χαρακτηριστικό επεισόδιο:
Πήγε ένας Γερμανός σε ένα κουρείο, ξυρίστηκε, και μόλις τράβηξε το πλαστό πενηντάρικο να πληρώσει, του είπε ο κουρέας: «Δωρεάν! Στο χαρίζω!». Έφυγε ο φαντάρος, και οι θαμώνες που ήταν στο κουρείο αναρωτήθηκαν: «Γιατί τον έδιωξες και δεν πληρώθηκες;». Και τότε ο κουρέας τους απάντησε: «Ε, όχι να πληρώνουμε και τα κερατιάτικα!». Διότι, και θα τον ξύριζε και θα τον πλήρωνε!

Πάμε τώρα, στην τρίτη μορφή ληστείας, με το πλαστό χαρτονόμισμα:
Η κυβέρνηση της κατοχής, είχε να αντιμετωπίσει το εξής πρόβλημα:
Απ’ όλα τα χαρτονομίσματα που κυκλοφορούσαν, δεν ήταν μονάχα το ελληνικό, δεν ήταν μόνο αυτό το πλαστό γερμανικό, ήταν και το γνήσιο το γερμανικό, ήταν και η ιταλική λιρέτα η ψεύτικη, όπως και η ιταλική λιρέτα η αληθινή. Επίσης, ήταν και το βουλγαρικό λέβα, αλλά και το αλβανικό χαρτονόμισμα.
Είπε, λοιπόν η ελληνική κυβέρνηση στους Γερμανούς, ότι, δεν μπορούμε να τα βγάλουμε πέρα με όλα αυτά. Θα πρέπει κατά κάποιον τρόπο να δεχτείτε να αποσύρετε το χαρτονόμισμα (το πλαστό). Και τότε οι Γερμανοί απάντησαν: Ναι, να το αποσύρουμε, αλλά θα το πληρώσετε. Θα το αγοράσετε! Η αγορά αυτή, κόστισε στην Ελλάδα, γύρω στις 530.000 χρυσές λίρες Αγγλίας!
Κάντε τώρα το λογαριασμό:
Μας έδωσαν 109 χρυσές λίρες Αγγλίας για τα νομίσματα, και για όλη τη ληστεία που έκαναν με το πλαστό χαρτονόμισμα, μας υποχρέωσαν σε χειρότερης μορφής ληστεία, έναντι 530.000 χρυσών λιρών Αγγλίας.
Πέρα από αυτά, βέβαια, υπήρχαν και οι επιτάξεις.
Συναντούσαν για παράδειγμα κάποιον με ένα ποδήλατο; Τον σταματούσαν και του έλεγαν: Κατάσχεται, πάρε ένα χαρτί και στο τέλος του πολέμου, έλα να το πάρεις πίσω. Το ίδιο γινόταν με μουλάρια, με άλογα, με μοτοσυκλέτες, με σπίτια, με ότι τους άρεσε. Έκαναν κατάσχεση π.χ. σε ένα σπίτι, το καλύτερο σπίτι του κάθε χωριού, της κάθε κωμόπολης, για να μείνει ο στρατός ή ένας αξιωματικός. Αυτά τα γεγονότα είναι πασίγνωστα.
Για όλα αυτά, συνήλθε η δεκαεννιαμελής διασυμμαχική επιτροπή, στο Παρίσι, το 1946, και κατελόγισε ότι η Γερμανία πρέπει να δώσει στην Ελλάδα (πέρα από εκείνα που ζητούσε η ίδια η Ελλάδα), 7 δισεκατομμύρια 100 εκατομμύρια δολλάρια, αγοραστικής αξίας του 1938.
Αυτό, σύμφωνα με στοιχεία που μας έδωσε η Τράπεζα Ελλάδος για να κάνουμε την παραβολή, και μας έκανε η ίδια την παραβολή, ισοδυναμεί με 108 δισεκατομμύρια ευρώ, χωρίς τους τόκους. Αυτά είναι η οφειλή των επανορθώσεων για τη ζημιά που προκάλεσαν στην οικονομία της Ελλάδας.
Δεν το αποφασίσαμε εμείς αυτό το ποσόν. Οι Σύμμαχοι αποφάσισαν να το πληρώσουν οι Γερμανοί. Το ίδιο αποφάσισαν να πληρώσουν και οι άλλες χώρες του άξονα, δηλαδή, η Ιταλία και η Βουλγαρία, οι οποίες ήταν οι χώρες που κατέκτησαν την Ελλάδα. Αυτές οι δύο χώρες τα πλήρωσαν.
Η Γερμανία, όμως, δεν έχει πληρώσει. Και το ερώτημα που προβάλει, αβίαστα, είναι: Θα βλέπανε ποτέ οι Βούλγαροι φασίστες και οι Ιταλοί φασίστες την Ελλάδα, εάν δεν την κατακτούσε η Γερμανία;
Με ποιό δικαίωμα, αυτοεξαιρείται η Γερμανία και δεν πληρώνει;
Επίσης, να σημειώσω ότι έχει πληρώσει όλες τις άλλες χώρες για τις επανορθώσεις που της κατελόγισε η διασυμμαχική επιτροπή του Παρισιού, και δεν έχουν πληρώσει μόνο την Ελλάδα. Κι αυτό το χρέος τους, είναι μόνο για τις επανορθώσεις! Για την καταστροφή της οικονομίας της χώρας μας, που εξήγησα ήδη.

Κρ.Π.: Για το αναγκαστικό δάνειο;

Μ.Γλ.: Συνήψαν με άλλες δύο χώρες, αναγκαστικά δάνεια, με την Γιουγκοσλαβία και την Πολωνία, τις οποίες και εξόφλησαν, αλλά δεν έχουν εξοφλήσει ακόμα την Ελλάδα.
Από αυτό το αναγκαστικό δάνειο, οι Γερμανοί πλήρωσαν μόνο δύο δόσεις στην Ελλάδα, και αυτό είναι και μία αναγνώριση πως όντως υπάρχει αυτό το δάνειο.
Αυτά, είναι ως προς το Δημόσιο. Αλλά, ως προς το Δημόσιο, συμπεριλαμβάνονται και οι αρχαιολογικοί θησαυροί τους οποίους έχει αρπάξει και βέβαια δεν έχει επιστρέψει. Παρεμπιπτόντως, αναφέρω ότι συνάντησα υπουργό εξωτερικών της χώρας μας, ο οποίος αγνοούσε αυτό το θέμα.

Και προχωρώ με τις άλλες οφειλές, προς τους πολίτες:

Δηλαδή, για τις κατασχέσεις και για τις καταστροφές που έχουν υποστεί, όπως και για τα θύματα των ολοκαυτωμάτων. Αυτές είναι οι αποζημιώσεις στα θύματα. Αυτή η ορολογία χρησιμοποιείται.
Όπως είναι γνωστό με την τελευταία απόφαση του δικαστηρίου της Χάγης που δεν μπαίνει στην ουσία του θέματος, και αφήνει το ζήτημα να το λύσουν με διακρατικές συμφωνίες τα εμπλεκόμενα στις υποθέσεις αυτές, κράτη, το θέμα είναι πολιτικό. Και φυσικά τίποτα δεν μας έχει δώσει!
Όλα τα παραπάνω τα διαπραγματεύομαι στο βιβλίο μου «Και ένα μάρκο να ήταν…». Ο τίτλος υπονοεί, ότι και ένα μάρκο να ήταν, έπρεπε να πληρώσει η Γερμανία για να μην επαναληφθούν στο μέλλον, τα ανοσιουργήματα, τα οποία διέπραξαν ως Γ’ Ράιχ. Να τα πληρώσει, ως εγγύηση, δηλαδή.
108 δισεκατομμύρια ευρώ είναι οι επανορθώσεις, και 54 δισεκατομμύρια ευρώ είναι το αναγκαστικό δάνειο.
Το ερώτημα που προκύπτει, και θέλω να ολοκληρώσω με αυτό, είναι:
Για ποιο λόγο η Γερμανία δεν τα δίνει;
Οι κυβερνήσεις τις Ελλάδας, δεν τα διεκδίκησαν. Όμως, δεν παραιτήθηκαν και ποτέ -όπως μας έχουν πει επανειλημμένως- από τα δικαιώματα μας, αλλά και δεν τα αξίωσαν ποτέ.
Το δικαιολογητικό ήταν, ότι έπρεπε να είναι η διεθνής συγκυρία τέτοια ώστε… και οι συνθήκες να το επιτρέπουν ώστε… να γίνει εφικτή η πραγματοποίηση. Τέλος πάντων, ας αφήσουμε τα διπλωματικά κόλπα… οι ελληνικές κυβερνήσεις δεν αξίωσαν από τη Γερμανία να μας πληρώσει αυτά που μας οφείλει.

Κρ.Π.: Η οφηλέτρια χώρα, όμως, η Γερμανία;

Μ.Γλ.: Το ερώτημα που προκύπτει είναι ένα:
Μας μισούν οι σημερινές κυβερνήσεις της Γερμανίας, επειδή με το έπος του ’40-’41, η Ελλάδα συνέτριψε τον μύθο του αήττητου άξονα; Μας μισούν οι γερμανικές κυβερνήσεις, διότι ανατρέψαμε όλα τα σχέδια του Χίτλερ, και πήρε άλλο δρόμο ο πόλεμος; Ο πόλεμος της ήττας του ναζισμού;
Μας μισούν οι Γερμανικές κυβερνήσεις –είναι κάτι σκληρό αυτό που θα πω- διότι, εάν σήμερα δεν βρίσκεται κάτω από ναζιστικό καθεστώς η σημερινή Γερμανία, και έχει ένα καθεστώς δημοκρατίας (αυτό που θέλει, δικαίωμα δικό της), και γι αυτό δεν εξοφλεί αυτά που οφείλει απέναντι στην Ελλάδα;
Αυτά είναι τα ερωτήματά μου. Και αυτά τα γράφω στο βιβλίο, το οποίο είναι αναλυτικό, και παράλληλα με έναν μεγάλο αριθμό ντοκουμέντων για όλα όσα υποστηρίζω, και γι αυτόν τον λόγο το θεώρησα αναγκαίο, αλλά και για να λυθεί η όποια σύγχυση.
Διότι δεν υπάρχει καμία συμφωνία, ούτε non paper από πλευράς της Ελλάδας, ότι παραιτούμαστε της διεκδίκησης αυτής της οφειλής της Γερμανίας προς τη χώρα μας.
Κρ.Π.: Οι Έλληνες πολίτες τι πρέπει να κάνουν προς την κατεύθυνση της διεκδίκησης της εξόφλησης αυτού του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα;

Μ.Γλ.: Έχω πει επανειλημμένως ότι αυτή η υπόθεση του χρέους της Γερμανίας προς την Ελλάδα, πρέπει να περάσει στα χέρια του ελληνικού λαού.
Πρέπει να δημιουργηθούν οργανώσεις σε ολόκληρη την Ελλάδα, οι οποίες θα διεκδικούν το δίκαιο. Αυτό που δικαιούμαστε. Δεν ζητάμε τίποτα παραπάνω από το δίκαιό μας. Δεν επαιτούμε. Απαιτούμε και αξιώνουμε να μας δώσουν οι Γερμανοί αυτά που μας οφείλουνε. Και που τα έχουν δώσει σε όλα τα άλλα κράτη εκτός από την Ελλάδα!
Ως Εθνικό Συμβούλιο Διεκδίκησης των Οφειλών της Γερμανίας προς την Ελλάδα, προτείναμε στον ελληνικό λαό να κηρύξει μποϊκοτάζ στα γερμανικά προϊόντα. Και το αποδέχτηκαν αμέσως οι δικηγορικοί σύλλογοι της Ελλάδας, οι ιατρικοί σύλλογοι και το Τεχνικό Επιμελητήριο. Και γι αυτό το λόγο, εφόσον το πρότειναν τρεις βασικοί φορείς του ελληνικού λαού, είπαμε ότι θα πρέπει να το αποδεχτεί και ολόκληρος ο ελληνικός λαός. Και επιμένουμε.
Επίσης, 60 βουλευτές του Σύριζα θα φέρουν το θέμα στη Βουλή, έχουν υποβάλει τα σχετικά έγγραφα, για να γίνει η συζήτηση όπου υποχρεωτικά πρέπει να πάρουν μέρος όλα τα κόμματα για να πουν την άποψή τους, και έχουμε προτείνει επίσης, τον σχηματισμό διακομματικής επιτροπής στη Βουλή, προς την διεκδίκηση του ίδιου θέματος.
Αν κάποιοι Έλληνες, θέλουν να λειτουργήσουν αυτόνομα, πέραν δηλαδή του Εθνικού Συμβουλίου Διεκδίκησης των Οφειλών της Γερμανίας προς την Ελλάδα, δεν υπάρχει καμία αντίρρηση, αφού το θέμα είναι να παλεύουν για το θέμα αυτό, μέσω οποιουδήποτε πλαισίου ή μη.
Υπάρχει ήδη οργάνωση του λαού σε όλη την Ελλάδα, έχουν σχηματιστεί επιτροπές σε πάρα πολλά μέρη της χώρας μας (στον Πειραιά, στη Θεσσαλονίκη, στην Πάτρα, στην Καλαμάτα, στην Κρήτη, κλπ), όπου έχει αρχίσει η διεκδίκηση. Εκατοντάδες Δήμοι έχουν πάρει αποφάσεις ομόφωνες, γύρω από το θέμα.
Επιδιώκουμε να γίνει κτήμα ολόκληρου του ελληνικού λαού και να αγωνιστεί σύσσωμός ο ελληνικός λαός.-
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*Η συγκεκριμένη συνέντευξη Μανόλη Γλέζου στην Κρυσταλία Πατούλη για το tvxs, διαβάστηκε μεταφρασμένη αυτούσια στον Χορστ Ράιχνεμπαχ, στην συνάντησή του με τον Μανόλη Γλέζο στις 20 Νοεμβρίου 2010.