vendredi 9 mai 2014

Annonce du parcours poétique franco-grec dans le journal Ouest-France (ce matin 9 mai).

Annonce du parcours poétique franco-grec dans le journal Ouest-France (ce matin 9 mai).

C'est un article consistant. Voir document joint (entretien avec l'écrivain et traducteur Michel Volkovitch).

L'article sur papier est complété également par une annonce succincte sur le net, par le lien ci-dessous :
http://www.ouest-france.fr/poesie-et-musique-un-parcours-poetique-franco-grec-le-16-mai-2531022

Rappelons que le même jour, vendredi 16 mai, un événement jumelé sur le même thème aura lieu à Thessalonique.
C'est la première initiative transnationale de notre nouvelle "Internationale adelphique", instaurée à la suite de l'Appel nantais "Je suis grec" et de la création d'une Fête des langues dans cette grande ville grecque du nord.

N'hésitez pas à rediffuser cette annonce autour de vous.

Au programme du parcours nantais (sous réserve de modification)


"Introduction" : Le vocabulaire des fleurs de N. Engenopoulos


A-Port, exil ( passerelle sur la Loire)


1- Ithaque de  D.Christianopoulos

2- Ithaque de Cavafis

3- Tu entres au Pirée de Y. Markopoulos
4- Cosmas de l'océan indien de N.Kavadias
5- Marche de Y.Ritsos


B- Mort, guerre ( square Daviais, on peut s'assoir)


1- Sur les aspalathes de Y.Seferis

2- Tristesse de la cité de Z.Karelli,

3- Samedi de M.Saktouris


C- Amour, amitié (place Royale/Pommeraye)


1- Et en s'approchant c'était toi de T.Nikoforou

2- poème pour la chère des chères de M.Toka Karachaliou

3- C'est pour toi de Y.Themelis

4- géographie amoureuse de P.Poulios


D- Poésie, créations ( au café)...


1- Poésie de la poésie de Fostieris

2- Ma langue de T.Patrikios

3- La musique de  N.Karouzos

4- Un poème réussi de C.Guimossoulis





mardi 6 mai 2014

Deux manifestations poétiques bilingues le même jour, 16 mai, à Nantes et à Thessalonique.

Le savez-vous ? Le même jour exactement, ce16 mai, que notre parcours poétique franco-grec à Nantes, aura lieu une manifestation similaire à Thessalonique. Voici l'affiche de cette initiative, qui sera donc la première manifestation jumelée de notre "Internationale adelphique". (Excusez pour la traduction automatique du grec ci-dessous, et pour l'erreur de date : c'est bien le 16 mai et non le 16 mars...)

lundi 5 mai 2014

Nantes (France), le vendredi 16 mai 2014 à 19 heures : parcours poétique pédestre franco-grec à travers les rues de la ville.


Parcours pédestre gratuit, en trois étapes durant lesquelles seront lus des extraits de poètes grecs contemporains (en langue originale avec ensuite une traduction en français), et suivi d'une soirée amicale avec musique (rebetiko) dans un café.

Organisé par l'association "Nantes est une fête" (Neuf, Internationale adelphique), avec l'Ahéla, association hellénique de la Loire-Atlantique, et avec le concours de Michel Volkovitch, traducteur.

Cette manifestation culturelle dispose d'une page "événement" sur Facebook,

https://www.facebook.com/events/813485308664075/

et d'un article sur le blog "Je suis grec".

Précision : à la suite de l'Appel "Je suis grec", nous lançons actuellement
l'Internationale adelphique avec nos amis grecs, à partir de deux villes fondatrices pour commencer : Nantes et Thessalonique.
(Nous créons à cet effet le néologisme adelphique à partir du mot grec qui signifie fraternité, fraternisation et aussi jumelage),
Cette internationale aura quatre objectifs fondateurs pour des initiatives et co-éducation/co-opération en jumelages par le bas : 1- plurilingues et multiculturelles, 2- inter-générationelles, 3- aux idéaux de la Résistance anti-nazie, 4- à la non-violence et à la paix.

La Fédération internationale internationale est appelée « INTERNATIONALE ADELPHIQUE » en langue française, « ADELPHIC INTERNATIONAL » en langue anglaise, avec la possibilité de sous-titrer : « Interaction internationale ». En langue grecque, le nom usuel de la Fédération internationale est : « ADELPHOPOIISI-INTERACTION INTERNTATIONALE » (Aδελφοποίηση-Διεθνής Διάδραση).


Tous renseignements : jesuisgrec@numericable.fr

vendredi 9 août 2013

Habermas - Le plus grand philosophe allemand contemporain critique la politique antisociale et anti-européenne de Merkel

Habermas - Le plus grand philosophe allemand contemporain critique la politique antisociale et anti-européenne de Merkel - (texte en anglais, à traduire à partir de l'allemand vers le grec et le français.) - Recopiez le lien dans votre barre d'espace s'il ne fonctionne pas. - http://www.spiegel.de/international/germany/juergen-habermas-merkel-needs-to-confront-real-european-reform-a-915244.html - Habermas est le continuateur de la grande "Ecole de Francfort", d'Adorno et Walter Benjamin.

Une belle histoire vraie (de 1945) : Le « Mataroa », destin français d’une jeunesse grecque

Une belle histoire vraie (de 1945) : Le « Mataroa », destin français d’une jeunesse grecque
Ce navire néo-zélandais a transporté une grande partie des jeunes étudiants grecs proches de la Résistance vers la France. Beaucoup deviendront des intellectuels franco-grecs renommés... tels Castoriadis. Voir l'article complet de La Croix ici, avec vidéo : http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Le-Mataroa-destin-francais-d-une-jeunesse-grecque-2013-08-06-995438 (Si le lien ne fonctionne pas, recopiez-le dans votre barre de navigation). Et aussi, sur le même sujet : Un album de jazz en mémoire Stéphane Tsapis est musicien de jazz, membre du groupe Kaïmaki, qui a réalisé l’album Mataroa. " (...) Mataroa est un travail collectif, mais c’est un sujet qui me tenait particulièrement à cœur, notamment à cause de mes origines grecques. Mon père est grec, il est arrivé en France pendant la dictature, en 1969, et ma mère est française. Les milieux culturels grecs étaient naturellement tournés vers la France. Leur langue était le français. Et l’Institut français d’Athènes était particulièrement important à l’époque. Octave Merliet et Roger Milliex étaient des « personnalités ». J’ai essayé de trouver des livres. Ceux de Kédros, notamment, La Résistance grecque et Les Kapetanios. J’ai aussi contacté Jean-Michel Milliex, le fils de Roger Milliex, qui gardait beaucoup de souvenirs de l’époque. Je suis allé en Grèce, où j’ai rencontré les vieux. Et j’ai fouillé pour trouver les chants révolutionnaires, qui ont joué un rôle très important pendant la guerre. Aussi, j’ai découvert le poète Yannis Ritsos. En 1944, il avait déclamé son poème Lettre à la France sur la place Syntagma, à Athènes. Comme tous les résistants, il était vraiment impressionné par ce qui se passait à Paris. A la Libération, ils disaient « Notre Paris est libéré ! ». Leur regard était tourné vers la France, où la Résistance réussissait ce que les Grecs n’étaient pas arrivés à faire : prendre le pouvoir. La première partie de l’album est basée sur le récit d’André Kédros, avec des poèmes de Yannis Ritsos, que l’on a mis en musique. La seconde partie est consacrée aux chants révolutionnaires, que j’ai réussi à retrouver dans des librairies d’Athènes. » http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Un-album-de-jazz-en-memoire-2013-08-06-995439

jeudi 18 avril 2013

Une campagne de solidarité avec la Grèce : Superbe document (en français) qui dresse un tableau des dramatiques difficultés actuelles, et qui présente des alternatives en cours :

Une campagne de solidarité avec la Grèce : 

Superbe document (en français) qui dresse un tableau des dramatiques difficultés actuelles, et qui présente des alternatives en cours :

http://www.solidarity4all.gr/sites/www.solidarity4all.gr/files/galliko.pdf


Rappel :

Une délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi » sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai 2013.
Cette délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard, signataire de l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra notamment à Athènes et à
Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous les amis grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs analyses et demandes, envisager
ensemble des propositions alternatives à la crise de la démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre compte en France de la situation sur
place.
Cette délégation de Nantes (France) sera disponible pour toute rencontre, conférence et débat-publics (de préférence dans des cadres
institutionnels informels, associatifs ou universitaires, mais indépendants des milieux officiels et des dirigeants politiques et économiques responsables de
la crise grecque).
À très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...

Tous contacts jusqu'au 21 avril : mailto:jesuisgrec@numericable.fr

lundi 15 avril 2013

Newsletter I am Greek / Je suis grec - Numéro 8

Λόγω αλληλεγγύης είμαι και εγώ Ελληνας
Εκκληση της Νάντης / Appel de Nantes
Call from Nantes / Llamado desde Nantes
Newsletter ενημερωτικό δελτίο
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Bulletin d'information
Boletín informativo
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# 08
Par solidarité, je suis Grec aussi !
Solidarity with the Greek people ! - I, too, am Greek !
¡ Por solidaridad, yo también soy griego !
Nantes
17 AVR
2013
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Για να λαμβάνετε αυτό το ενημερωτικό δελτίο, στείλτε ένα email από τη διεύθυνσή σας με θέμα τη λέξη "subscribe" . < > Pour recevoir gratuitement cette newsletter, j'adresse un mail depuis mon adresse de réception, avec en objet le mot « subscribe » ou « inscription ». < > To receive this newsletter, I send an email from my address received with the subject line the word "subscribe". < > Para recibir este boletín, les envío un correo electrónico desde mi dirección de recibido con la línea de asunto la palabra "subscribe” > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > mailto:jesuisgrec@numericable.fr


Chers amis, nous reprenons la publication de ce bulletin pour vous annoncer qu'une délégation de l'Appel de Nantes « Je suis grec aussi » sera en Grèce dans quelques jours, du 23 avril au 1er mai 2013.
Cette délégation, qui comprendra notamment Luc Douillard, signataire de l'Appel avec Gilles Gelgon, se rendra notamment à Athènes et à Thessalonique, dans le but de rencontrer directement tous les amis grecs qui le souhaiteront, échanger, écouter leurs analyses et demandes, envisager ensemble des propositions alternatives à la crise de la démocratie et du capitalisme, et bien entendu rendre compte en France de la situation sur place.
Cette délégation de Nantes (France) sera disponible pour toute rencontre, conférence et débat-publics (de préférence dans des cadres institutionnels informels, associatifs ou universitaires, mais indépendants des milieux officiels et des dirigeants politiques et économiques responsables de la crise grecque).
À très bientôt, dans la perspective de vous rencontrer...
Tous contacts jusqu'au 22 avril : mailto:jesuisgrec@numericable.fr

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Au sommaire de ce bulletin n°8 :

PAGE 2 : La Grèce, nouvelle terre de profit, d'après Médiapart
PAGE 2 et 3 : Les mesures d'austérité violent la Constitution et le droit international, extrait d'un texte de Georges Katrougalos, repris par Caroline Luigi et le CADTM
PAGE 3 et 4 : Des nouvelles d'Okeanews et de Panogiotis Grigoriou : Greek crisis
PAGE 5 à 8 : (Bilingue - μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής : À propos de la délégation en Grèce de « Je suis grec ». Pourquoi nous avons refusé les invitations reçues.

La Grèce, nouvelle terre de profits

Nous citons l'introduction de cet article intéressant paru la semaine dernière
sur le média en ligne Médiapart

11 avril 2013 | Par Amélie Poinssot
Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d'eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L'eau est un bien public, ce n'est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l'été dernier, pour s'opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.
« Nous ne sommes pas employés par ces entreprises, mais nous nous mobilisons car nous pensons que l'eau symbolise à la fois l'essence même du bien public, et tout ce que l'on est en train de perdre en Grèce aujourd'hui : c'est une question de droit le plus fondamental, celui de l'accès à l'eau. » Cette initiative civique a lancé une pétition qui compte aujourd'hui près de 18 000 signatures et espère bien faire entendre sa voix auprès des députés grecs.
Las, les acteurs du dossier passeront probablement outre. Ils ont le champ libre : l'ensemble des privatisations a été confié en 2011 à une structure ad hoc, le Taiped – le Fonds de valorisation du patrimoine de l'État grec. Cette structure mise en place sous la pression des créanciers du pays, la Troïka (Commissiohttp://jesuisgrec.blogspot.com/n européenne, BCE, FMI), est devenue de facto la propriétaire d'un immense portefeuille qu'elle doit vendre petit à petit à des investisseurs. Objectif ? Éponger une partie de la dette de l'État en vendant des entreprises publiques (cession complète ou prise de participation), des concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et des propriétés immobilières.
Au total, plus d'une quarantaine de lots apparaissent aujourd'hui sur la liste des biens à vendre – une liste destinée à s'allonger et qui s'est déjà enrichie de nouveaux éléments ces derniers mois. Sauf que les objectifs financiers du programme sont bien loin de combler la dette abyssale du pays (plus de 300 milliards d'euros aujourd'hui) : le Taiped table désormais sur 9,5 milliards d'euros de ventes d'ici à 2015, contre les 19 milliards encore officiellement visés il y a quelques mois…, et alors que l'objectif initial était de 50 milliards, lorsque ce programme de privatisations a été annoncé par les représentants de la Troïka en visite à Athènes, en février 2011.
En réalité, dans un marché en pleine récession – pour la sixième année consécutive –, les entreprises grecques ne valent pas bien cher et le gouvernement n'est pas tellement en position de force pour négocier… Mais l'argent récolté est-il, au fond, vraiment le but ? Lorsque nous nous étions rendus au Taiped en octobre dernier (lire ici), il nous avait été expliqué que le but était « de transformer complètement l'économie grecque » : « Peu importe, en fait, les sommes que l'on va tirer de ces ventes. Il ne s'agit pas tant de collecter de l'argent que de libéraliser l'économie. » (…)
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Un extrait du blog franco-grec de Caroline Luigi
Article intégral sur le lien : http://carolineluigi.blogspot.fr/2013/04/5042013.html

Les mesures d’austérité violent la Constitution grecque et le droit international, par Georges Katrougalos, professeur de droit public à l’Université Démocrite (Extrait)

[...] Les mesures d’austérité imposées à la Grèce par les mémorandums, leurs décrets d’application et les traités de prêt internationaux afférents, constituent une infraction grave à l’ordre juridique constitutionnel, européen et international, à la fois en termes de procédure et de droit positif : d’abord, aucun des deux traités de prêt n’a été ratifié par le parlement, contrairement à ce que prévoit l’article 36 § 2 de la constitution grecque. En effet, les deux traités contiennent des dispositions tellement exorbitantes sur la souveraineté nationale, qu’un certain nombre de parlementaires ne pourraient accepter de les adopter.

Plus précisément, les garanties de respect et de protection de la souveraineté nationale prévues par le droit constitutionnel et le droit international sont bafouées par la levée de l’immunité sur les questions relevant de la souveraineté nationale qui figure dans ces traités : en plus du transfert de facto de la souveraineté économique en faveur de la « troïka » pour toutes les décisions importantes, et comme le refus de se soumettre empêcherait d’obtenir la partie suivante du prêt, les traités comprennent également une levée explicite d’immunité, qui selon l’avis juridique joint, s’étend également aux questions relevant de la « souveraineté nationale ». Celle-ci dépasse largement les levées d’immunité d’exécution habituellement prévues et acceptées par le droit international.

Plus important encore, les mesures d’austérité violent plusieurs principes constitutionnels structurels (tels que les principes d’égalité des charges publiques et de l’État social de droit des articles 4 § 5 et 25 § 1 de la Constitution grecque) et des droits sociaux fondamentaux (articles 21, 22 et 23 de la même constitution). Elles violent également les garanties essentielles de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et le droit international du travail. Par exemple, la législation d’application des mémorandums a imposé d’importantes réductions de salaire, non seulement pour les fonctionnaires et les employés du secteur public dépendant du droit privé, mais également pour les employés du secteur privé, portant ainsi atteinte aux conventions collectives en vigueur. Il s’agit là d’une violation claire de l’autonomie collective, garantie par l’article 22 § 2 de la Constitution grecque et d’un certain nombre de traités internationaux, notamment l’article 8 de la Convention n° 151 de 1978 de l’Organisation internationale du travail et l’article 6 de la Charte sociale européenne.

Cependant, la Grèce ne dispose pas d’un tribunal constitutionnel et les tribunaux ordinaires ont jusqu’à présent, dans leur majorité, accepté ces mesures comme constitutionnelles, les justifiant par l’état de nécessité auquel fait face l’économie grecque. Ce n’est que récemment que la Cour des comptes a déclaré à l’unanimité l’inconstitutionnalité de la dernière vague de diminutions des retraites et la Cour de cassation celle de la réduction du salaire des juges. (...)

Traduction Hélène Tagand en collaboration avec Virginie de Romanet
Source (article complet + renvois): http://cadtm.org/La-dette-grecque-a-la-lumiere-du 

Des nouvelles du site d'information Okeanews

Nous donnons ici quelques nouvelles de ce site indispensable pour suivre l'actualité grecque.


« Après plus de 400 articles et plus d'un an d'existence, OkeaNews passera payant. C'est le prix à payer pour rester indépendant et alternatif. C'est le prix à payer pour une actualité quotidienne en français venant de Grèce.  Ce choix, difficile, surtout quand on est adepte de l'open source et de la licence creative commons, s'est imposé au fil du temps. De plus en plus suivi par les journalistes, de plus en plus copié et/ou plagié, le site ne permet pourtant pas de vivre de ce travail. Des messages de soutien me parviennent et me donnent de l'élan pour poursuivre, mais il est temps de se professionnaliser. Explications.
(…) Comment aider la Grèce ? Comment aider les grecs ? Quelles possibilités avons nous, en tant que citoyen, de ne plus nous sentir complètement inutiles et dépassés par les évènements ? Quelles actions sont possibles ?
Autant de questions auxquelles OkeaNews tentera de répondre une fois que l'avenir du site et de ses auteurs sera assuré. Des mouvements de solidarité ont déjà commencé (...). OkeaNews y répondra et proposera les actions solidaires en accès libre.  Une chose est certaine, la population grecque a toujours et aura encore besoin d'une aide extérieure, qu'elle soit matérielle, financière ou morale.
J'ai encore ce souvenir des larmes d'émotions de cette Athénienne à qui j'expliquais pourquoi j'avais créé OkeaNews : par amour pour la Grèce, par réaction à cette injustice que subit la population grecque et pour lutter contre la désinformation.
Mais c'est encore trop peu et nous devons proposer une manière d'aider, par solidarité, parce que nous sommes tous grecs, ou parce que nous le deviendrons tous.
Pour cela, la solidarité doit aussi s'engager pour que le site OkeaNews survive. » (Texte issu du cite).
Okeanos
Des témoignages de lecteurs de ce site d'information :
"Je vous remercie pour ce site d'informations sur la Grèce qui est un pays que mes parents m'ont fait découvrir pour la première fois, alors que j'étais gamine, il y a quelques cinquante ans. La Grèce nous a séduits. Nous y avons passé beaucoup de beaux moments à la rencontre de personnes magnifiques. J'ai aimé de tous coeur ces hommes et ces femmes qui à l'époque se battaient contre la junte des colonels. Les grecs m'ont appris le sens du mot "liberté et démocratie". J'y ai vécu mes premières amours et j'ai tant de souvenirs. Ces hommes et ces femmes ne méritent pas ce qu'on dit d'eux, ni ce qu'on leur fait.. C'est ignoble et je suis en rage contre tous ces préjugés, cette méchanceté.. ça me révulse l'âme.
Ne lâchez rien. J'espère que l'on vous aidera à garder ce site actif. Je ne viens pas vous lire tous les jours mais je relaie vos articles chaque fois que possible. Merci encore d'être présent et de vous battre pour ce magnifique pays, pour ces hommes et ces femmes courageux."
"Je voulais simplement vous féliciter de cet effort de diffusion d'informations indépendantes et non uniformes auprès d'un public qui souvent n'a pas d'autres moyens d'accéder à des nouvelles fiables. Bravo d'une étudiante grecque à Paris !"

"Ce site est vraiment excellent, je vous remercie de prendre le temps de l'alimenter; et pour tout le travail derrière : bravo. Je trouve votre entreprise formidable."




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Panogiotis Grigoriou : Greek crisis - Carnet de notes d'un ethnologue en Grèce
Une analyse sociale journalière de la crise grecque - Temps du vent mauvais

Un jour de mai 2010, le Fond Monétaire International, l'œil de l'Union Européenne et la Banque centrale Européenne ont fait irruption dans notre vie quotidienne. La Troïka et les “Troïkans” modifient nos existences et nos comportements. Il y a un avant et un après. Comme lors d'une entrée en guerre ou d'une occupation. Un vent mauvais, un poison ambiant, une mise à mort de nos petites et grandes habitudes une mutation collective rapide, suspendue à la perte de nos repères. Désormais on plonge, y compris dans les quartiers chics... dans les poubelles...


À propos de la délégation en Grèce
de « Je suis grec ».
Pourquoi nous avons refusé les invitations reçues.
L'année dernière, à la fin de l'hiver 2012, au moment où le retentissement de l'Appel « Je suis grec » a été le plus fort, nous avons été invités, d'ailleurs très aimablement, en délégation nombreuse et tous frais payés, à venir visiter la Grèce, notamment par un « Think tank » et par une région tenue par le parti « Nouvelle Démocratie ». Mais nous n'avons pas pu accepter ces cadeaux matériels qui pouvaient nous mettre dans une situation de dépendance avec des organisations institutionnelles grecques qui risquaient de limiter notre liberté et notre disponibilité.
Pour information, voici plus bas le courrier que nous leur avons fait alors parvenir.
Nous avons donc préféré attendre une année, et prévoir un voyage plus modeste, payé sur « l'argent de poche » des voyageurs français eux-mêmes venus de Nantes. (À propos, nous sommes éventuellement intéressés par des locations modiques de chambres d'hôtels ou d'appartements, à Athènes ou à Thessalonique, dans la période du 23 avril au 2 mai. Contacter : « jesuisgrec@numericable.fr ».)



Nantes, le 19 février 2012, 19 Φεβρουαρίου 2012.

μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit de l'original français par Nikos Vlandis


Κύριες και κύριοι,
Πριν λίγες μέρες, δεχτήκαμε τις προσκλήσεις σας να έρθουμε στην Ελλάδα για πολλές μέρες, μία γαλλική αντιπροσωπία της Έκκλησης της Νάντης "από αλληλεγγύη, είμαι κι εγώ Έλληνας": σαράντα με πενήντα άτομα για την "Εύρηκα" στη Θεσσαλονίκη, και μια δωδεκαριά για την περιοχή της Θεσσαλίας.

Σας ευχαριστούμε ειλικρινά για τις ευγενικές σας προσκλήσεις, που δείχνουν την επίπτωση που είχε η Έκκλησή μας στην ελληνική κοινωνία που δοκιμάζεται δραματικά από τα μέτρα λιτότητας της Τρόικας. Να είστε σίγουροι πως συγκινηθήκαμε από την αναγνώρισή σας.

Κατά τα άλλα, οι προσκλήσεις σας αντιστοιχούν στην επιθυμία μας να συναντήσουμε επειγόντως ευθέως τον ελληνικό λαό, από τον οποίο έχουμε πολλά να μάθουμε, και, αν είναι δυνατόν, να συνοδευτούμε από δημοσιογράφους της Δυτικής Ευρώπης, ώστε να αντιληφθούμε τις δυσκολίες της χώρα σας, την αξιοπρέπειά της και τις αυθεντικές πρωτοβουλίες αλληλεγγύης που οργανώνονται εκεί επί του παρόντος.

Ωστόσο, αφού το σκεφτήκαμε σοβαρά, αδυνατούμε να δεχτούμε την προσφορά σας. Πράγματι, ακόμη κι αν αναζητήσουμε οικονομικά μέσα μετακίνησης και καταλύματα, δεν θα μας φαινόταν ηθικά αποδεκτό να ξοδέψουμε σημαντικά ποσά δημοσίου ή παρα-δημοσίου χρήματος, την ώρα που ο Ελληνικός λαός αντιμετωπίζει τόσες σκληρές ελλείψεις, ακόμη και διατροφής, στέγασης, εκπαίδευσης, και πρόνοιας των αδυνάμων.

Ελπίζω πως θα κατανοήσετε τα κίνητρα της άρνησής μας και θα μας συγχωρήσετε. Δεν είναι πρόθεσή μας να πληγώσουμε το συναίσθημα της αξιοπρέπειάς σας, που είναι ένα από τα μαθήματα που η Ελλάδα έδωσε σε ολόκληρο τον κόσμο.

Πράγματι, στον διάλογο του Πρωταγόρα, ο Πλάτωνας θυμάται τον μύθο σύμφωνα με τον οποίο ο Δίας με αγγελιοφόρο τον Ερμή δίνει στους ανθρώπους την τεχνη που τους λείπει ακόμη, μετά από την τεχνική και την εργασία: αυτήν που τους επιτρέπει να ζήσουν μαζί χωρίς αλληλοσκοτωμούς, την "πολιτική τέχνη", της οποίας μία από τις βάσεις είναι η Αιδώς, λέξη που εξηγεί στη γλώσσα την ελληνική την έννοια της ντροπή και της αισχύνης, και επομένως εξίσου την έννοια της τιμής, του σεβασμού, της αξιοπρέπειας, του μέτρου, της δικαιοσύνης εν τέλει.

(Θα ήτανε άσκοπο εδώ να προσεγγίσουμε το μεγάλο θέμα της "κοινής αξιοπρέπειας" του Άγγλου συγγραφέα και πολέμαχου κατά της απολυταρχίας Τζωρτζ Ώργουελ: "κοινή αξιοπρέπεια", "αξιοπρέπεια όλων", ή ακόμη "βασική εντιμότητα" που ξεχωρίζει τον λαό από τις ευνοούμενες τάξεις).

Ωστόσο, σύντομα θα προγραμματίσουμε ένα ταξίδι σπουδής και συναντήσεων στην Ελλάδα, με δικά μας μέσα. Γι' αυτό, θα δημοσιεύσουμε μία ανοιχτή πρόσκληση για ενίσχυση σε όλους τους φίλους της Ελλάδας που επιθυμούν ώστε το κίνημα "Είμαι Έλληνας και εγώ" να μείνει ενεργό και αποδοτικό στην υπηρεσία των συμπολιτών σας, ανεξάρτητο από οικονομικές και θεσμικές δυνάμεις.

Επι τη ευκαιρία αυτού του ταξιδιού στην Ελλάδα, θα σας κάνουμε έκκληση πιθανόν να μας παράσχετε μία μετριοπαθή βοήθεια σε πρακτικά μέσα σε ό,τι αφορά τις συναντήσεις (αίθουσες συναντήσεων, επικοινωνία για τις συναντήσεις, τεχνική υποστήριξη).

Όμως αυτό που μπορείτε να προσκομίσετε, κύριες και κύριοι, το πιο σημαντικό είναι κατ' αρχάς οι ιδέες σας, η εμπειρία σας ως Έλληνες πολίτες και η ελεύθερη σκέψη σας. Πράγματι, η πολύ οξεία κρίση, υλική και ηθική, που έχει επηρεάσει επί του παρόντος την Ελλάδα, μα και απειλεί πραγματικά τις άλλες ευρωπαϊκές χώρες, απαιτεί εκ μέρους μας διανοητικό θάρρος να κάνουμε πέρα τα βραχυπρόθεσμα ενδιαφέροντά μας και τις διανοητικές μας αγκυλώσεις του παρελθόντος. Αυτή η κρίση επιβάλλει να εφεύρουμε επειγόντως καινούργιες συλλήψεις του κοινωνείν και της συμβίωσης στην Ευρώπη, καινούργιες μορφές οικονομίας και δημοκρατίας. Χρειαζόμαστε, λοιπόν, από εσάς και από όλους τους Έλληνες να φανταστούμε μαζί μία νέα, κοινή ιδρυτική μας δέσμευση, που θα μπορούσε να τιτλοφορείται "Έκκληση της Νάντης και της Θεσσαλονίκης, και της Αθήνας και του Παρισιού".

Εν αναμονή μιας τέτοιας εξέλιξης και, εφόσον αυτή η απάντηση θα δοθεί σε όλες τις νέες προσκλήσεις που θα μας έρθουν εν τέλει, θεωρούμε πως μας είναι επιτρεπτό να καταθέσουμε εδώ μία πρόταση σε όλα τα άτομα εν Ελλάδι που θα διέθεταν προϋπολογισμό προερχόμενο από δημόσιο χρήμα ή από ιδιωτικά μέσα αποκτημένα εντίμως: θα ήταν δυνατόν να ξοδευτούν οι ώς άνωθι πόροι στην δικαστική έρευνα ώστε ο ελληνικός λαός να μπορέσει να απευθυνθεί σε διεθνή δικαστήρια βασιζόμενος σε Συνθήκες που υπερβαίνουν εθνικές και ευρωπαϊκές νομοθεσίες, όπως π.χ. την Χάρτα του Συμβουλίου της Ευρώπης για τα κοινωνικά δικαιώματα και στη Συνθήκη του ΟΗΕ του 1966 για τα οικονομικα, κοινωνικά και πολιτισμικά δικαιώματα.

Από πλευράς του, το κίνημά μας "Είμαι και εγώ Έλληνας" θα προσπαθήσει να κινηθεί σε αυτήν την κατεύθυνση, σε συνεργασία με εθελοντές Έλληνες φίλους, προσκαλώντας μίαν διεθνή νομική ομάδα εργασίας.

Είναι επίσης πιθανό Έλληνες καλοπροαίρετοι που θα διέθεταν τα υλικά μέσα να μπορούσαν να εκκινήσουν επί του παρόντος μίαν εκστρατεία ευαισθητοποίησης της κοινής γνώμης, ώστε να προτρέψουν τον υπουργό δικαιοσύνης σας να καταθέσει μία προσφυγή στο Διεθνές Δικαστήριο της Χάγης ώστε να δικαστούν επιτέλους οι γερμανικές αποζημιώσεις του πολέμου, που, 70 χρόνια μετά τα γεγονότα, εκτιμώνται σε 332 με 575 εκ. δολάρια. (Ας ξεκαθαρίσουμε εδώ πως δεν θέλουμε να τροφοδοτήσουμε ένα αντιγερμανικό συναίσθημα, και ότι αναγνωρίζουμε πως ο Γερμανικός λαός είναι φιλικά διακείμενος απέναντι στην Ελλάδα και θαυμάζει μάλιστα τον ηρωικό ρόλο που έπαιξαν οι Έλληνες στην ευρωπαϊκή αντίσταση κατά του ναζισμού.)

Τι πιστεύετε για τις προτάσεις αυτές;

Ελπίζοντας πως αυτές οι προοπτικές θα σας ενδιαφέρουν, σας παρακαλούμε, κυρίες και κύριοι, να πιστέψετε στα συναισθήματα αλληλεγγύης που τρέφουμε για τον ελληνικό λαό, και σας προσκαλούμε να μείνουμε σε επαφή.
Luc Douillard,
pour « Je suis grec aussi » / association « Nantes est une fête / N.e.u.f. »

μετάφραση από τα Γαλλικά: Νίκος Βλαντής
traduit de l'original français par Nikos Vlandis
Nantes, le 19 février 2012 / 19 Φεβρουαρίου 2012.

Mesdames, Messieurs, chers correspondants,

Il y a quelques jours, nous avons reçu vos invitations à faire venir en Grèce pour plusieurs jours une délégation française de l'Appel de Nantes « Par solidarité, je suis grec aussi » : quarante à cinquante personnes pour la fondation « Eureka » à Thessalonique, et une douzaine de personnes pour la région de Thessalie.

Nous tenons à vous remercier très sincèrement de ces aimables invitations, qui illustrent l'écho provoqué par notre Appel dans la société grecque dramatiquement violentée par les mesures d'austérité de la Troïka. Croyez que nous sommes touchés par votre reconnaissance.

Et par ailleurs vos invitations correspondent à notre vœu urgent de rencontrer directement le peuple grec, dont nous avons tant à apprendre, et si possible accompagné de journalistes d'Europe occidentale, afin de rendre compte des difficultés de votre pays, de sa pleine dignité et des initiatives originales de solidarité qui s'y organisent actuellement.

Pour autant, après y avoir réfléchi sérieusement, nous ne pouvons pas accepter votre offre. En effet, même en choisissant des transports économiques et des hébergements modestes, il ne nous semblerait pas acceptable moralement de faire dépenser des sommes importantes d'argent public ou para-public, alors que le peuple grec manque cruellement de tout en ce moment, même parfois pour nourrir, abriter, éduquer et soigner les personnes les plus fragiles.

J'espère que vous comprendrez les motifs de notre refus et que vous nous excuserez. Nous n'avons pas voulu heurter le sentiment de décence, qui est d'ailleurs l'un des enseignement de la Grèce au monde entier.

En effet, dans le dialogue du Protagoras, Platon rappelle le mythe selon lequel Zeus par l'intermédiaire d'Hermès donne aux hommes l'art qui leur manque encore après la technique et le travail : ce qui leur permettrait de vivre ensemble sans s'entretuer, c'est l' « art politique » dont l'une des bases est l' « Aidôs », mot qui exprime en langue grecque les notions de pudeur, de honte, de respect, de vergogne, et donc également de sens de l'honneur, de la dignité, de la décence, de la mesure, de la justice enfin.

(Ce serait d'ailleurs à rapprocher du grand thème de la « common decency » de l'écrivain anglais prolétarien antitotalitaire Georges Orwell : « décence ordinaire », « morale commune », ou encore « honnêteté élémentaire » qui distingue le peuple des classes profiteuses.)

Cependant, nous allons prochainement prévoir un voyage d'étude et de rencontres en Grèce, par nos propres moyens. Pour cela, nous allons monter une souscription ouverte à tous les amis de la Grèce qui souhaitent que le mouvement « Je suis grec aussi » reste créatif et efficient au service de vos concitoyens, indépendamment des puissances économiques et institutionnelles.

À l'occasion de ce voyage en Grèce, nous ferons peut être appel à vous pour fournir une aide modeste et désintéressée en mise à dispositions de moyens pratiques de rencontre et de dialogue (salles de réunion, communication des rencontres, service technique).

Mais ce que vous pouvez apporter de plus important, mesdames, messieurs, ce sont d'abord vos idées, votre expérience de citoyens grecs et votre libre réflexion. En effet, la très grave crise matérielle et morale qui touche actuellement la Grèce, et qui menace réellement les autres pays européens, exige de notre part à tous du courage intellectuel et de nous déprendre de nos intérêts à court terme et de nos rigidités mentales dépassées. Cette crise nous invite à inventer en urgence de nouvelles conceptions du « vivre ensemble » en Europe, de nouvelles formes de l'économie et de la démocratie. En clair, nous avons besoin de vous et de tous les Grecs pour imaginer ensemble un nouvel engagement fondateur commun qui pourrait s'intituler « Appel de Nantes-Thessalonique et de Athènes-Paris ».

Dans cette attente, et puisque cette réponse sera donnée à toutes les nouvelles invitations qui nous parviendraient éventuellement, nous nous permettons de donner ici une suggestion à toutes les personnes qui en Grèce disposeraient de budgets disponibles d'argent public ou privé honnêtement gagné : il est possible de le dépenser utilement en finançant des études juridiques pour que le peuple grec puisse recourir devant les tribunaux supranationaux en s'appuyant sur les traités s'imposant aux législations nationales et européennes, telles que la Charte du Conseil de l'Europe sur droits sociaux et le Pacte de l'ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels de 1966.

Pour sa part, notre mouvement « Je suis grec aussi » va essayer de travailler dans ce sens, en concertation avec tous les amis grecs volontaires, en invitant à créer une équipe de travail juridique internationale.

Il est également possible à toutes les personnes grecques de bonne volonté qui disposeraient de moyens matériels de lancer maintenant une vaste campagne d'opinion afin d'inciter votre ministre de la justice à déposer un recours devant le Tribunal international de la Haye afin qu'il statue enfin sur la dette issue de l'emprunt forcé d'occupation de l'Allemagne envers la Grèce et sur les réparations de guerre, qui 70 ans après les faits, sont estimées parfois à environ 332 à 575 milliards de dollars. (Précisons ici que nous ne voulons nullement alimenter un sentiment anti-germanique, et que nous savons que le peuple allemand compte beaucoup d'amis sincères de la Grèce et d'admirateurs du rôle héroïque des Grecs dans la résistance européenne au nazisme.)

Que pensez-vous de ces suggestions ?

En espérant que ces perspectives vous intéresseront, nous vous prions, mesdames, messieurs, de croire en nos sentiments solidaires pour le peuple grec, et nous vous invitons à rester en contact.


Luc Douillard,
pour « Je suis grec aussi » / association « Nantes est une fête / N.e.u.f. »













dimanche 17 mars 2013

Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »




Grèce : appel du collectif « solidarité franco-grecque pour la santé »
Tous les pans de la société s'effondrent en Grèce depuis que cette crise est traitée par un remède qui ne guérit toujours pas le malade : explosion du chômage et de la pauvreté, dérive d'un gouvernement vers une répression toujours plus scandaleuse et toujours très peu médiatisée. Au bord de la crise humanitaire, le pays est déjà dans une crise sanitaire : beaucoup n'ont plus accès aux traitements médicaux et les hôpitaux publics ont de plus en plus de mal à gérer leurs malades sans les moyens adéquats.
Pour répondre à ce problème, le collectif  "solidarité franco-grecque pour la santé" lance un appel aux citoyens et organisations françaises. Un appel à solidarité dont le pays va devoir avoir de plus en besoin. OkeaNews répond et signe cet appel que vous pouvez lire, signer et partager .
Le site du collectif : solidaritéfrancogrecque


APPEL DU COLLECTIF « SOLIDARITÉ FRANCO-GRECQUE POUR LA SANTÉ »
AUX CITOYEN-NE-S ET AUX ORGANISATIONS FRANÇAISES
Les politiques d’austérité néolibérales imposées par la Troïka avec la complicité des gouvernements en place mènent la Grèce au désastre, mettant en danger la santé et la vie de la population. On assiste ainsi à la recrudescence des dépressions, à la prolifération de pathologies telles que l’hypertension, les maladies cardiaques, le cancer, ainsi qu’à la réapparition de maladies pendant longtemps disparues, comme la tuberculose et le paludisme. Le chômage est aussi cause d’une mortalité accrue. En même temps, de nombreuses catégories de la population, notamment celles qui sont les plus vulnérables : enfants, femmes enceintes, familles monoparentales, malades chroniques, migrants, personnes dépendantes, personnes handicapées… sont en danger, étant privées de soins et de suivi adéquats.
Cette augmentation considérable des besoins se heurte à un système public de santé qui s’effondre et se trouve incapable d’y répondre. La réduction brutale des dépenses publiques de santé et de protection sociale à un moment où la fréquentation des hôpitaux publics ne cesse d’augmenter crée un problème sanitaire qui frôle la catastrophe humanitaire.
Le nombre des personnes n’ayant plus accès à l’assurance maladie (plus d’un tiers de la population) et de celles qui, tout en bénéficiant d’une couverture sociale, n’ont plus les moyens de payer les tickets modérateurs et les médicaments nécessaires augmente à un rythme alarmant.
Des politiques du même type se développent en France et dans d’autres pays d’Europe, du Sud en particulier, car les gouvernements poursuivent le démantèlement des services publics. Nous voulons le rétablissement d’un service de santé public, gratuit, universel et de qualité partout en Europe.
Devant une telle situation, l’heure est au rassemblement et à la solidarité en France et en Grèce. En Grèce, des réponses populaires se développent sous forme de pharmacies et dispensaires sociaux autogérés. Mais les besoins qu’ils sont appelés à couvrir dépassent considérablement les moyens dont ils disposent.
Nous voulons apporter tout notre soutien à ces réseaux solidaires grecs, et inscrire cette solidarité à l’échelle européenne :
- en collectant et en envoyant des dons financiers, du matériel médical et pharmaceutique nécessaire aux pharmacies et dispensaires sociaux ;
- en informant sur la crise sanitaire et sociale en Grèce comme sur les politiques qui en sont les causes ;
- en facilitant les contacts directs entre structures de santé, associations et collectifs français et les dispensaires sociaux autogérés, en vue de jumelages éventuels ;
- en créant en France une chaîne européenne de solidarité impliquant les acteurs associatifs, professionnels, politiques, syndicaux.
Nous voulons une Grèce sans Mémorandum où tous et toutes aient accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé, à la dignité. Nous nous inscrirons dans toutes les initiatives porteuses d’une telle ambition et nous saisirons l’occasion de l’Alter-Sommet qui aura lieu les 8 et 9 juin à Athènes pour organiser un convoi solidaire à destination des dispensaires sociaux grecs.


Nous vous invitons aux premiers dons de solidarité à l’occasion d’une
RÉUNION PUBLIQUE LE SAMEDI 23 MARS à 17h00
Espace Maurice Nilès
11, rue du 8 Mai 1945, Bobigny
Métro (ligne 5), Station Bobigny-Pablo Picasso   et
Tramway (ligne T) Arrêt La Ferme

Pour des dons,
no de compte : CCP 27 964 96 A 020
ou chèques à l’ordre du « Convoi Syndical »
à adresser à Convoi Syndical, 25, rue des Envierges, 75020, Paris.

Pour signer l’appel, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante en précisant votre  éventuelle appartenance associative, syndicale ou politique :
Pour toute information concernant le collectif « Solidarité franco-grecque pour la Santé »,
ainsi que pour le suivi des initiatives, veuillez visiter notre page :

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SOURCE : OKEANEWS



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